03.12.2009

Epad:Le blog de Christophe Grébert, un Putéolien qui a décidé de résister

 

Publié sur http://www.monputeaux.com/ :

Dans quelques jours, le vendredi 4 décembre 2009, les dix-huit administrateurs de l’EPAD éliront leur président afin de remplacer Patrick Devedjian atteint par la limite d’age depuis cet été. En fait d’élection, le président de l’EPAD sera choisi par le président de la République puisque la moitié des administrateurs sont des représentants de l’Etat et un quart sont des élus UMP. Le mandat du nouveau président de l’EPAD sera de courte durée puisque les deux établissements publics de l’EPAD et de l’EPASA devraient fusionner selon la volonté présidentielle vers l’été 2010 contre l’avis des trois principales villes concernées Courbevoie, Nanterre et Puteaux.
Le gouvernement avait préparé un décret pour prolonger de quelques mois le mandat de Patrick Devedjian, mais le président de la République n’a pas voulu en entendre parler car il voulait placer son fils Jean à la tête de cet établissement public stratégique dans le
plan du Grand Paris cher à Nicolas Sarkozy.
Je ne reviendrais pour sur cette épopée rocambolesque au terme de laquelle Jean Sarkozy a eu la sagesse de renoncer à être candidat à la présidence de l’EPAD suite au tollé populaire suscité par cette candidature avec en particulier la pétition initiée par le conseiller municipal MODEM de Puteaux Christophe Grébert qui a été signée par des dizaines de milliers de citoyens outrés par un tel népotisme.

Trois choix se présentent à Nicolas Sarkozy.... Présidence de l'EPAD : l'UMP se ridiculise en soutenant la candidure de Joëlle Ceccaldi-Raynaud

 

6a01116850d554970c011168683c9f970c-800wiDans Le Monde, cet après-midi, le député-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, annonce qu'elle est candidate à la présidence de l'EPAD, l'établissement public chargé de l'aménagement de La Défense.

"Je ne cherche rien, ni l'argent ni les honneurs (..) Tout ce qui est bon pour la Défense est bon pour Puteaux", déclare-t-elle notamment.

En soutenant cette candidature, l'UMP se ridiculise : à peine sortis de la polémique Jean Sarkozy, nous voici replongés dans le népotisme et ce qu'il y a de pire dans le "système UMP" des Hauts-de-Seine.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est aussi une "fille de...". Elue maire grâce au nom de son père, Charles Ceccaldi-Raynaud, à la tête de Puteaux pendant 35 ans et ancien président de l'EPAD (sic), elle lui fait aujourd'hui la guerre. Attaques et insultes pleuvent... dans des tracts, sur des blogs et jusqu'au conseil municipal. Le père et la fille se disputent indignement le pouvoir.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est aussi une "mère de..." : elle a imposé son fils Vincent lors de la dernière élection municipale. Ce dernier est maire-adjoint et président du groupe UMP au conseil de Puteaux. Le fils de Joëlle est surtout actif en séance pour insulter l'opposition.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est une élue UMP condamnée pour diffamation homophobe : en mai 2004, elle signe un arrêté municipal interdisant de prendre des photos des enfants dans les parcs considérant qu'il s'agit d'un "moyen d'approche", puis diffuse un texte pour expliquer que je suis connu des services de police pour photographier les enfants. Pure invention et terrible attaque ! L'objectif est simple : m'éliminer politiquement.
Malgré sa condamnation confirmée en appel et par la cour de cassation, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a toujours refusé de s'excuser et à plusieurs fois redit qu'elle agirait de la même façon contre moi. Elle ne trouve d'ailleurs jamais rien à redire aux insultes homophobes lancées régulièrement en conseil municipal.

La justice s'intéresse aussi à la mairie de Puteaux à propos de l'attribution du marché du chauffage de La Défense. Un dossier d'instruction est en cours, dans lequel Charles Ceccaldi-Raynaud est mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive".

Joëlle Ceccaldi-Raynaud était la suppléante de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était député. En 2005, elle refuse de démissionner pour lui laisser à nouveau la place. Nicolas Sarkoy voit rouge. Elle acceptera finalement contre un siège au Conseil Economique et social.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est redevenue députée ; un député classé dans la catégorie fantôme. Un siège désormais convoité par... Jean Sarkozy !

etc... etc...

Voilà donc une bien belle candidature ! Cela montre bien la volonté de mainmise de l'UMP sur le quartier d'affaires de La Défense. Peu importe le candidat (même le pire), pourvu qu'il ait la carte et que les comptes soient bien tenus.

 

 

 

Que savons-nous de la nourriture que nous achetons dans nos supermarchés locaux et servons à nos familles ?

Projections et Débats FOOD, INC. en Région Parisienne

http://www.foodinc-lefilm.com/note-intention

Dans FOOD, INC. le réalisateur Robert Kenner, le journaliste d’investigation Eric Schlosser (auteur de « Fast Food Nation ») et Michael Pollan (auteur de « The Omnivores’s dilemna» – Le Dilemme de l’omnivore) lèvent le voile sur l’industrie agro-alimentaire. Une industrie qui a souvent fait passer les profits avant la santé des consommateurs, la survie d’exploitants agricoles, la sécurité des travailleurs et notre environnement à tous.

C’est à l’aide de séquences animées et de graphiques que les réalisateurs ont choisi de dénoncer cette menace hautement mécanisée et à résonances orwelliennes qui a volontairement été cachée aux consommateurs.

Ils nous révèlent comment une poignée de compagnies contrôlent l’approvisionnement en nourriture pendant que des scientifiques manipulent l’ADN même des animaux que nous mangeons afin qu’ils grossissent plus vite, qu’ils nous nourrissent de façon efficace, avec un goût différent. Maintenant nous avons des poulets aux filets hypertrophiés, des côtelettes de porc parfaites, des graines de soja résistantes aux insecticides et même des tomates qui ne pourrissent pas. La viande sur nos tables a reçu des injections d’hormones de croissance et d’antibiotiques. Et nous servons tout cela à nos enfants.
Le bétail reçoit de la nourriture que son organisme ne peut digérer. Cela a pour conséquences de créer de nouvelles souches virales comme le virus E Coli (Escherichia coli) qui contamine chaque année près de 73 000 américains. Et à cause de la prolifération des aliments traités dérivant du maïs les Américains font désormais face à des niveaux épidémiques de malade du diabète parmi les adultes ainsi qu’à une augmentation alarmante de l’obésité, en particulier chez les enfants.

Le plus surprenant est que cela se produit juste sous les yeux des agences de régulation du gouvernement américain, le Département Américain de l’Agriculture et l’Administration Américaine des Denrées et des Médicaments. Le film met en lumière un jeu de chaises musicales entre les dirigeants des grandes compagnies agro-alimentaires qui entrent et sortent à leur guise dans les instances du pouvoir à Washington et qui produit un réel manque de surveillance.
Cela illustre bien comment ce système politique dysfonctionnel opère souvent au détriment du consommateur.

Sur le terrain, les agriculteurs sont jusqu’à présent restés silencieux, de peur d’éventuelles représailles ou poursuites judiciaires s’ils parlaient de ce qui est en train d’arriver à l’industrie alimentaire.

Les lois américaines aujourd’hui sont telles que les compagnies sont autorisées à faire breveter les graines destinées aux cultures. En conséquence, Monsanto, la compagnie qui avait créé l’Agent Orange et le DDT, a gagné, en l’espace de 10 ans, le contrôle de 90% des graines de soja du pays. Les agriculteurs ont maintenant interdiction de conserver et réutiliser les semences. Chaque saison ils doivent en racheter de nouvelles auprès de Monsanto. Armée d’une équipe de 75 employés dédiés à l’application des brevets, Monsanto dépense des millions chaque année pour enquêter, intimider et poursuivre les fermiers. Beaucoup d’entre eux ne sont malheureusement pas financièrement capables de combattre la compagnie

Jeudi 3 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de l’équipe de Naturalia

Vendredi 4 décembre
Cinéma LE REFLET MEDICIS – 75005 à 20H
En présence de Jacques Loyat (Agronome et Vétérinaire sans Frontières)

Samedi 5 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 18H20
En présence de Jacques Loyat (Agronome et Vétérinaire sans Frontières)

Mardi 8 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de Terre de Liens, Nature é Progrès, AMAP IDF, association MINGA

Cinéma LE REFLET MEDICIS – 75005 à 20H
En présence de l’équipe de Naturalia

Mercredi 9 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de Pierre Weill, auteur de «TOUS GROS DEMAIN ? »

Les pays du Sud s’organisent entre eux

Article du Temps.ch , économie et finance - 3 décembre 09

S’agit-il d’une provocation ou de mettre les grands pays sous pression? C’est dans l’enceinte même où a eu lieu, de lundi à mercredi à Genève, la 7e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), que vingt-deux pays émergents ont signé un accord pour ouvrir leur marché des produits industriels. Alors qu’aucun signe tangible d’avancement des négociations du Cycle de Doha n’a été perceptible durant ces trois derniers jours, ils ont fait comprendre hier qu’ils allaient de l’avant dans la libéralisation des échanges, sans les grandes puissances.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a placé cet accord sous l’enseigne de la coopération Sud-Sud. Ce dernier prévoit des baisses de droits de douane d’au moins 20% sur 70% de la totalité des produits qu’ils échangent. Selon une étude, ces réductions devraient apporter 8 milliards de dollars de commerce de plus par an. Par la même occasion, le Brésil et l’Inde ont annoncé qu’ils rendraient leur marché libre de droits de douane aux exportations des pays les moins avancés

Alors que les 22 pays célébraient l’accord Sud-Sud, le Cycle de Doha semblait bien enlisé. Officiellement, le sujet n’était pas à l’agenda de la Conférence ministérielle – Pascal Lamy ne voulant pas mettre un plat qu’à moitié cuisiné sur la table – mais il a fait l’objet de nombreuses déclarations. A l’unanimité, tout le monde a juré qu’il faut conclure les négociations d’ici à 2010, mais sans pour autant donner de signaux positifs. L’Union européenne et le G10 (Suisse, Japon, Corée du Sud, Norvège…) ont affirmé qu’ils n’allaient plus faire de concession dans l’agriculture. Les Etats-Unis, par la voix de Ron Kirk, le représentant au Commerce, ont déclaré qu’ils étaient prêts à avancer, mais qu’ils voulaient plus de concessions pour rendre le paquet plus acceptable par le Congrès. Et pour ne rien arranger, les grands pays émergents veulent faire de l’agriculture l’élément central de tout accord de Doha.

A la conférence, mais aussi dans ses marges, de nombreux diplomates, organisations internationales et non gouvernementales se sont permis de poser des questions sur l’avenir du Cycle de Doha. Pour Meg Jones de l’International Trade Centre, sa conclusion est indispensable pour élever le niveau de vie des plus vulnérables, notamment des femmes paysannes africaines. Roderick Abbot du Centre européen pour la politique économique, a affirmé qu’il faudrait être réaliste et revoir les ambitions de Doha. Benjamin Katjipuka, diplomate namibien, a estimé que les petits pays ne sont que les spectateurs d’un match entre pays industrialisés et grands pays émergents.