19.05.2012
L'Instance permanente sur les questions autochtones ferme ses portes
Communiqué ONU
18 mai 2012 –
L'Instance permanente a également décidé d'organiser l'an prochain une réunion de trois jours sur le thème « Les jeunes autochtones, identité, défis et espoir : articles 14, 17, 21 et 25 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».
Jeudi, au cours du débat de l'Instance permanente sur les droits de l'homme, le représentant de San Carlos Apache Tribe des États-Unis a dénoncé, à l'instar de nombreux autres orateurs, les exactions subies par les peuples autochtones. Le gouvernement américain, a-t-il dit, les dépossède de leurs territoires pour les donner aux grandes sociétés. La représentante de Koani Foundation a ajouté que ces exploitations industrielles violent non seulement des sites sacrés mais ont aussi des conséquences graves sur l'environnement.
Pour les deux orateurs, les peuples autochtones souffrent des effets d'un changement climatique aggravé par « cette politique colonialiste ». Réclamant des indemnisations, ils ont demandé aux Nations Unies de servir d'intermédiaire entre les peuples autochtones et les États-Unis.
La représentante du Consejo nacional de Ayllus markas del Qullasuyu Conamaq a égrené, à son tour, les exactions de l'État bolivien et l'impunité dont bénéficient les auteurs de meurtres contre les autochtones. « Il est faux de dire que tout va bien en Bolivie », a-t-elle tranché. Le représentant du Tribal Welfare Society a invité le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones à se rendre en Inde pour constater de visu la situation des Adivasi, victimes de discrimination et de la violence perpétrées par des groupes extrémistes dans l'est et le centre de l'Inde. À ce jour, 29 cas de violations des droits des Adivasi, 500 meurtres et 90 cas de coups et blessures sont restés impunis, a-t-il dit.
La représentante de l'Asociacion de Descendientes de la Nacion Charrua a accusé l'État uruguayen de génocide contre les autochtones Charrua exterminés en 1831. Elle a dénoncé l'absence de politique publique en faveur de ces peuples et le refus du gouvernement de signer les instruments juridiques internationaux. Les représentants de l'Ainu Association of Hokkaido et du Longhouse Treaty Nations ont dénoncé les politiques d'assimilation du Japon et des États-Unis.
Ceux des autochtones des Caraïbes et de la New Future Foundation, Inc. ont demandé réparation pour les exactions commises lors des conquêtes espagnoles et les déversements de déchets toxiques par les États-Unis. Les accusations ne se sont pas arrêtées là. Le représentant du Comité de coordination des peuples autochtones d'Afrique a demandé une enquête internationale sur la situation des autochtones twas victimes de mauvais traitements et parfois réduits en esclave dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
De même, le délégué de l'Association pour l'intégration et le développement durable du Burundi a plaidé pour la réhabilitation sociale, civique et politique des Twas du Burundi. La représentante de la Commission des juristes autochtones de l'Argentine a, quant à elle, demandé la révision des programmes d'histoire alors que celle des femmes autochtones du Nigéria a jugé indispensable de faciliter l'accès des peuples autochtones à la justice.
Sur une note plus positive, une représentante des enfants autochtones a convoqué la cosmogonie guatémaltèque pour affirmer que « les configurations actuelles du ciel » présagent d'un avenir heureux pour les peuples autochtones. « C'est une période pendant laquelle nous aurons la chance de nous réaliser », a-t-elle fait savoir.
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Experte de l'ONU : il faut assurer l'accès universel à l'Internet
Communiqué ONU
18 mai 2012 –
« Puisque l'Internet est une ressource mondiale, il est primordial qu'une gouvernance appropriée de l'Internet soutienne le droit d'accès pour tous et la liberté d'information de façon à ce que tous puissent déterminer son utilisation de façon individuelle et autonome », a déclaré Mme Shaheed avant la réunion de la Commission de l'ONU sur la science et la technologie pour le développement qui a eu lieu vendredi à Genève.
« L'Internet est devenu un élément clé pour la défense et la promotion des droits de l'homme, et notamment la liberté d'opinion et d'expression », a-t-elle ajouté.
Selon Mme Shaheed, l'Internet peut jouer un rôle important pour promouvoir la participation démocratique, le développement, la responsabilisation et la transparence. Cela rend d'autant plus nécessaire l'accès de tous à l'Internet. L'Internet ne doit pas être divisé en sphères nationales et doit être protégé contre toute appropriation et nul ne doit en avoir le monopole, a-t-elle estimé.
« Le principe de la neutralité de l'Internet, qui permet que tout contenu soit traité de façon égale est fondamental et doit être protégé », a souligné l'Experte indépendante.
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18.05.2012
Ban Ki-moon demande aux jeunes de faire pression pour le succès de Rio+20
Communiqué ONU
17 mai 2012 –
« La vérité c'est que je suis déçu par les négociations. Elles n'avancent pas assez vite. C'est pourquoi j'ai besoin de vous. Quand je vous demande de faire du bruit, c'est que je voudrais que vous fassiez entendre vos voix. Exigez de l'action, dénoncez les gouvernements qui ne font pas assez », a dit M. Ban aux lycéens qui participaient à la Conférence internationale dite « La Salle de classe mondiale de l'ONU » à l'Assemblée générale à New York. Il s'agit d'un exercice de simulation de l'action des Nations Unies.
Plus tôt ce mois, des représentants des gouvernements qui négocient le document final de Rio+20 se sont accordé cinq jours supplémentaires afin de surmonter les désaccords qui persistent et qui ont empêché davantage de progrès dans les négociations. Ce document final devrait constituer la base des engagements de la communauté internationale sur le développement durable et préparer la liste des actions concrètes qui seront décidées lors de la conférence au Brésil.
« Un succès à Rio veut dire de la lumière dans les foyers qui vivaient dans l'obscurité. Cela veut dire de la nourriture pour les familles qui ont faim. L'accord de Rio protègera nos océans et améliorera la vie dans nos villes. Il permettra le progrès partout sur notre planète », a souligné le Secrétaire général aux jeunes.
« Les jeunes ont une capacité particulière à exiger le changement. C'est pourquoi je me tourne vers vous », a-t-il ajouté.
La conférence a rassemblé des lycéens du monde entier pour débattre de sujets internationaux tels que le rôle des femmes pour la paix et la sécurité, l'élimination du racisme et de la xénophobie ou encore les effets de la radiation nucléaire. Cette année, la conférence devait inclure une simulation de la Conférence de Rio+20 en se concentrant notamment sur les changements climatiques, le développement durable et l'environnement.
11:50 Publié dans développement durable, environnement, Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : changement climatique, institution internationale


