09.02.2010

Les fonds du FEDER : tous logés à la même enseigne

Actualités du Parlement européen

http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/059-...

Politique régionale -  Les fonds du FEDER servent - entre autres - à rénover des logements.

Pour aider les populations les plus marginalisées, les députés européens devraient élargir le champ d'application du Fonds européen de développement régional (FEDER). Celui-ci pourra être utilisé pour rénover tous types de logements, en milieu urbain comme en milieu rural, et dans tous les Etats membres. Le débat aura lieu mardi 9 février au soir, et le vote le lendemain.

« Disposer d'un logement décent est la base de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale », rappelle le Néerlandais Lambert van Nistelrooij (Parti populaire européen). Partant de ce constat, il propose d'étendre l'utilisation du Fonds européen de développement régional (FEDER) à la rénovation des logements de toutes les zones d'habitats (urbaines ou rurales).


Jusqu'à maintenant, dans les nouveaux Etats membres, seules les habitations situées en milieu urbain pouvaient bénéficier des fonds du FEDER pour être rénovées. Ce qui posait le problème des segments de population les plus marginalisés. « La situation des communautés les plus vulnérables est un sujet de préoccupation pour chacun, et pas seulement pour les Etats membres », explique Lambert van Nistelrooij.


La nouvelle législation devrait permettre d'utiliser les fonds du FEDER pour rénover, voire remplacer les habitations ou les campements des Roms et des migrants légaux - entre autres.


Le débat se tiendra ce mardi soir. Le vote aura lieu mercredi à 12h.

 

Qui quoi comment sur les élections régionales 2010

Les élections régionales ont lieu tous les six ans afin d’élire au suffrage universel direct les conseillers régionaux, et cela, depuis 1986.
2010 sera sûrement la dernière élection car il est prévu que les conseillers régionaux soient remplacés par des conseillers territoriaux à partir de 2014.

C'est par décret au moins cinq semaines avant le scrutin.que la convocation des électeurs se fait. Il est publié  au Journal Officiel. Celui-ci est référencé N° 2010-119 a été publié le 6 février 2010.

Qui peut être candidat ?
Pour être candidat et figurer sur une liste aux élections régionales, il faut remplir les conditions suivantes :

Il faut être inscrit sur les listes électorales sans forcément que la commune d’inscription soit située dans la région dans laquelle la liste est déposée .
Il faut avoir la jouissance de ses droits civils et politiques (un extrait n°3 du casier judiciaire.)
On ne peut être candidat que sur une seule liste donc dans une seule région.

Quand déposer sa candidature ?
Le dépôt des déclarations de candidatures pour le premier tour se fait en Préfecture, du 8 février au 15 février à 12 heures.

Le 27 février est la date limite de publication, dans chaque département par arrêté du préfet de région fixant l’état des listes de candidats pour le premier tour.

La campagne électorale débute le 1er mars.

Pour le second tour, le dépôt des déclarations de candidatures, doit être fait avant le 16 mars à 18 heures, toujours en Préfecture.

Le 17 mars est la date limite de publication, dans chaque département, de l’arrêté du préfet de région fixant l’état des listes de candidats pour le second tour.

Qui doit voter ?
Le scrutin régional n’est pas ouvert à tous les citoyens européens.
Les Françaises et les Français âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, ils doivent être inscrits sur les listes électorales.

Comment être candidat ?
C'est un scrutin de listes, il n’y a pas de candidature individuelle.

Comme pour les municipales, une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque liste de candidats avant chaque tour de scrutin, la déclaration de candidature n'est possible que dans le cadre d’une liste comportant les candidats par secteur départemental. La déclaration de candidature est faite collectivement pour chaque liste par le candidat tête de liste ou par un mandataire.

La déclaration de candidature doit obligatoirement contenir les mentions suivantes : titre de la liste, les nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession de chaque candidat, la signature de chaque candidat. La déclaration des candidatures de la liste doit être déposée à la préfecture de région.

Pour quelle durée sont élus les conseillers régionaux ?
Les conseillers régionaux étaient élus pour six ans, mais ils risquent de disparaître en 2014 donc dans 4 ans car ils vont certainement être remplacés par des conseillers territoriaux qui siègeront à la fois au niveau régional et au niveau départemental à partir de 2014.


Quel est le mode de scrutin ?
Le mode de scrutin pour les élections régionales est un scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.

Au premier tour, les sièges sont attribués à chaque liste en fonction du nombre de voix obtenues par chacune d’entre elles au niveau régional. Si une liste recueille la majorité absolue des suffrages exprimés, elle se voit attribuée le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont attribués à la représentation proportionnelle selon la règle de la plus forte moyenne, à toutes les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés, mais si aucune liste n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour de scrutin a lieu
Ne se présente que les listes qui ont obtenu 10 % des suffrages exprimés. Au second tour, la liste qui a obtenu le plus grand nombre de voix obtient 25% du nombre de sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. La liste arrivée en tête reçoit donc le plus grand nombre de sièges qu’elle ajoute à ceux obtenus par la prime majoritaire. Elle est assurée d'avoir la majorité au sein du conseil régional.

Comment se font les listes ?
Pour les élections régionales, les listes sont composées de sections départementales : chaque liste a autant de sections qu’il y a de départements dans la région. Les listes sont bien régionales dans la mesure où est désigné la ou le candidat tête de liste régionale et le bulletin de vote d’une liste est identique dans tous les départements d’une même région.

Le nombre de conseillers régionaux et de candidats par sections départementales est prévu par le code électoral.

Les listes doivent également respecter l’obligation de parité : chaque liste est composée alternativement d’un candidat de chaque sexe.

Quel sera le rôle des conseillers régionaux ?Le président a évidemment un pouvoir prépondérant mais doit excécuter les décisions votées par la majorité de l'assemblée des conseillers. Il aussi gère le patrimoine, saisit le Conseil économique et social régional (CESR). et dirige l’administration régionale. Il préside aussi la commission permanente de l’assemblée régionale.

Les principaux domaines d’intervention de la région sont le développement économique, les lycées, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, l’aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice. et les transports.

LOPPSI: sommes-nous des pigeons?

Un véritable  fourre-tout sécuritaire !!!

Une tribune de Corinne Lepage, eurodéputée, et de Pierrick Prévert, responsable projet NTIC Cap21.

 

L'arrivée anticipée de la loi LOPPSI - véritable fourre-tout sécuritaire - en hémicycle mardi prochain devrait tous nous mobiliser, par les sujets qui y sont traités et par la méthode qui a été adoptée, celle de l’oxymore. La substitution, grâce un amendement orwellien déposé par le gouvernement et adopté en commission des lois, du mot de "vidéoprotection" à celui de "vidéosurveillance" dans tous les textes législatifs et réglementaires traduit cette nouvelle réalité. Il ne s’agit pas de surveiller mais de protéger, comme si l’un pouvait aller sans l’autre et comme si le dilemme contemporain n’était précisément pas celui de l’équilibre à trouver entre vraies et fausses menaces d’une part, étendue des atteintes portées aux libertés les plus élémentaires d’autre part. À réalité et dangers équivalents, ce néologisme plus acceptable permettra de faire passer sans remous des dispositions qui viennent renforcer le plan ahurissant de triplement du nombre de caméras sur le territoire.

L'UMP, après avoir fait feu de tout bois sur l'identité nationale, avec un succès tout relatif, cherche à remobiliser son électorat et récupérer les voix de l'extrême-droite en instrumentalisant le débat public. En basant son argumentaire sur les peurs, avec toujours le même objectif annoncé: celui de protéger, l’exécutif ne cesse en réalité d’étendre un pouvoir qui peut être utilisé dans un but tout autre que celui qui est annoncé. En affirmant que "La guerre, c'est la paix", le gouvernement utilise la vieille technique du leurre, qui sous couvert de protéger les citoyens contre une criminalité au demeurant croissante malgré des outils de plus en plus liberticides, permet surtout de prendre un contrôle politique et médiatique croissant.

La croisade menée contre le net s’inscrit dans cette logique. Certes, la cybercriminalité est une réalité, mais elle est surtout devenue le lieu d’expression d’une presse libre et d’un échange d‘informations et d’idées que le pouvoir ne contrôle pas. C’est dans ce contexte que se pose en particulier la question du filtrage. Les dispositions de filtrage du Net déclinées dans l'article 4 sont inquiétantes. Avec un objectif annoncé de "protéger" les citoyens de la vue de sites de pornographie enfantine, ce qui est bien légitime, il conviendrait, selon les dispositions du gouvernement, d'opérer le filtrage de ces sites sur simple décision administrative.

Heureusement, un amendement en commission des lois voté contre l'avis du rapporteur conditionne le filtrage à un accord de l'autorité judiciaire. Il n'y a pourtant pas de quoi crier victoire tant il reste à faire. Par exemple, comment un ou des propriétaires de sites qui se retrouveraient filtrés par effet collatéral, ou "sur-filtrage", pourraient-ils faire valoir leurs droits? Sur ce point, le texte est muet. Aussi, en multipliant des mécanismes de censure, le gouvernement tente d'échapper au débat sur la neutralité des réseaux, pourtant essentiel pour l'avenir du Net et, plus largement, un enjeu démocratique. Le risque est d'autant plus grand que Nicolas Sarkozy a annoncé que le filtrage s'imposera "à tous les sites pédopornographiques et illégaux", alors même que des études dénoncent le caractère contre-productif et attentatoire aux libertés individuelles d'une telle mesure.

Nous pouvons donc nous attendre à ce qu'il en soit logiquement de même avec l'ACTA, le traité anti-contrefaçon négocié dans le plus grand secret, mais aussi dans la loi sur les jeux d'argent et de hasard en ligne, et les suivantes. Ces mesures s'imposeront, et ce toujours au détriment des citoyens. Or, rappelons que lors du débat sur le Paquet télécom, le Parlement européen a exigé que la neutralité du Net soit affirmée comme un principe fondamental, de même que le recours à une procédure préalable et judiciaire avant toute sanction, et ce dans le respect de l’article 6 de la Convention européenne.

Il ne faut pas s'y laisser prendre. Le filtrage, la censure, ne résolvent aucun problème, pas plus qu'ils ne protègent réellement les citoyens. Cela revient tout juste à considérer que si personne ne peut constater une dérive, alors celle-ci n'existe plus. Les mécanismes d'action réellement efficaces sont ceux qui attaquent les causes plutôt que les effets, et donc le renforcement des moyens d'enquête, de la collaboration internationale et une lutte réelle contre les paradis fiscaux et le blanchiment d'argent. La cybercriminalité n’est qu’une facette de la gangrène qui gagne le monde du fait de la banalisation de la criminalité et du passage à une économie grise qui se généralise.

C’est en renforçant l’information des citoyens, leur capacité de mobilisation, les réseaux sociaux de lutte contre toutes les formes de criminalité que nous pourrons renverser cette évolution gravissime et non en traquant les leaders d’opinion et les réseaux comme le fait inlassablement le gouvernement depuis quelques années. LOPPSI constitue donc une étape supplémentaire sur la route du rêve d’une mise sous surveillance du Net….

À moins, bien entendu, que tous ensemble nous le refusions.

leJDD.fr

Lundi 08 Février 2010