30.09.2008

Université d'été du Modem

Pour une société humaniste au XXIème siècle
 
Lors de l'Université François Bayrou  a fait un bilan de notre organisation, de la situation politique nationale, européenne et internationale.Il nous faut un nouveau Pacte européen.
Il a exprimé avant tout sa conception de l'humanisme à travers les élèments et extraits  suivant


Les Français ce ne sont pas des sujets, ce sont des citoyens. En s'appuyant sur leur capacité de résistance, les Français chercheront une espérance.

Les axes principaux d'une société humaniste pour le XXIème siècle.

Le premier axe consiste en une société créative
Il existe une très grande compétition mondiale, mais toutes les créations sont indispensables. Cela concerne l'entrepreneur, le créateur d'entreprise, le chercheur, l'artiste.
La création économique, la création de sciences et de techniques et la création culturelle relèvent toutes les trois du même univers de la société créative et il s'agit donc d'une orientation majeure qui, pour l'instant, en France, n'a jamais été mise en valeur. Or, il faut une société, non pas qui combatte le risque, mais qui le favorise.

Voici trois grandes directions d'applications avec ces lignes directrices du projet que nous serons amenés à défendre

Premièrement, il faut une réhabilitation de la recherche fondamentale, car il n'y a pas de recherche appliquée s'il n'y a pas de recherche fondamentale.

Deuxièmement,une réforme fiscale nécessaire
Il va falloir penser « les principes et la méthode d'une réforme fiscale de grande ampleur qui favorise l'initiative et le risque au lieu de les pénaliser, qui donne l'avantage à l'initiative et non pas à la rente.  Cette réforme fiscale de grande ampleur, lorsque le moment sera venu et si les Français le choisissent, ne devra pas se mettre en place sans de longues précautions et une longue pédagogie ».
Cette réforme fiscale  comportera peut-être une part d'impôt négatif, pour un certain nombre de citoyens et en même temps qui favorisera l'initiative et le risque. Cette réforme fiscale devra prendre les décisions que la France s'est toujours refusée à prendre, à savoir, en outre, le prélèvement à la source, de manière que chacun puisse bénéficier pleinement de l'argent qui lui revient, sans avoir à craindre des prélèvements ultérieurs.


Troisièmement, nous devons réfléchir à la légitimité d'une politique industrielle moderne.


Une société juste.

Or, la justice, cela commence à l'école et en maternelle. C'est pourquoi il faut préconiser un effort national : concentrer sur le plus jeune âge dans les milieux fragiles, avec un programme de recherche sur la petite enfance et une stratégie d'éducation des familles.
Une société juste , c'est ouvrir la réflexion sur ce que l'on appelle "l'élitisme républicain".

Autrefois, » des fils de familles humbles arrivaient souvent à des situations de responsabilité qui honoraient leurs familles et faisaient respirer la société, car les responsables de demain étaient issus de classes de la société qui n'étaient pas, c'est le moins que l'on en puisse dire, dominantes ou favorisées. »

C'est le choix le plus important pour la cohésion de la société si nous voulons qu'elle soit une société humaniste.
Dans la perspective de la société humaniste qui est devant nous, il faut une réflexion concrète sur un plan pluriannuel d'évolution des bas revenus dans la société française. Travail, revenu du travail, retraite, comment faire pour que, simplement, un peu d'oxygène soit offert, non pas distribué, mais offert. Réflexion sur ce plan pluriannuel.


Troisième grand sujet : une société durable.

Donc, société créative d'abord, société juste ensuite, société durable enfin.

« Immense question parce que c'est celle du droit qui n'est jamais évoqué des générations futures, du droit de ceux qui ne sont pas encore nés, du droit des plus jeunes et du droit de ceux qui vont naître. En même temps, puisque j'évoque un pacte inter-générations, cela veut dire qu'il faut désormais poser les questions qui vont avec l'augmentation, en nombre très important, du grand âge. Ce sont des questions très lourdes et que l'on ne peut traiter qu'avec les plus jeunes. »

Sur ce pacte inter-générations, je vous propose que nous réfléchissions au droit des générations futures.

Deuxième idée : soutien crédible et ambitieux aux éco-industries, dans l'affirmation qui est la nôtre d'un développement durable qui soit un développement durable concret.
Filière solaire - Par exemple, en France, quand on a des hectares et des kilomètres carrés de terrasses abandonnées au-dessus des grands magasins, pourquoi est-ce qu'on ne les utilise pas -cela permettrait d'améliorer naturellement l'isolation- pour en faire des champs, des usines de capteurs photovoltaïques ?
« On est devant une multitude d'éco-industries et un pays aussi avancé technologiquement que le nôtre -quand on fabrique des fusées, des avions, des hélicoptères et certaines parmi les plus performantes des voitures du monde- doit naturellement pouvoir porter une démarche éco-industrielle. »

Enfin, troisièmement,
Il nous faut fixer comme objectif national, quelles que soit les circonstances, faire que la politique de lutte contre les déficits publics soit un chapitre essentiel comme durant la campagne présidentielle.

Essayons de nous fixer des objectifs qui, désormais, feront loi pour les générations futures.

Enfin, dernier grand sujet, après la société créative, juste et durable, il faut que cette société soit démocratique.

Ce qui veut dire : séparation des pouvoirs, une loi électorale juste dans laquelle tous les grands courants du pays auront une représentation autonome sans avoir besoin d'aller faire allégeance
Ce qui veut dire une refonte de la démocratie locale qui est aujourd'hui un labyrinthe incompréhensible.

Ensuite, interdiction de la dépendance entre médias et pouvoir exécutif : il faut une loi qui interdise à des industriels dépendant des commandes de l'État d'être à la tête de grands moyens d'expression en France.

Et enfin, indépendance de la justice. Je veux défendre à nouveau ou reprendre devant vous l'idée d'un Garde des Sceaux indépendant qui ne soit pas soumis à l'autorité gouvernementale, mais qui soit indépendant devant la représentation nationale.

Si nous voyons juste, le besoin de société humaniste se fera plus présent chaque jour et un jour, autour de ce projet, autour de cette alternative il y aura, je le crois, une majorité de Français.

 

Le premier de ces mots c'est : alternative.
Ce n'est pas un projet de compromissions qui s'accommodent des dérives actuelles, c'est un projet de confrontation. C'est un autre projet de société, et non pas une soumission au projet de société actuellement dominant.

Le deuxième mot est : majorité.
Le jour où la question de l'alternance deviendra ou sera à l'ordre du jour, ce jour-là, la question sera celle de l'efficacité.

Toute victoire électorale suppose des rassemblements et le rassemblement suppose d'accepter la différence. Non pas de rechercher l'alignement, la dépendance ou la soumission, mais d'accepter la différence et, s'il le faut, la concurrence.

Ceci est la condition pour des rassemblements nécessaires le jour où la question qui se pose est celle de la majorité.

« Je veux simplement vous rappeler la phrase dans laquelle j'ai reconnu tout notre message -pour une fois c'est une phrase de Mc Cain et pas une phrase de Obama- Mc Cain a dit quelque chose qui, pour moi, est fondamental : "Excusez-moi, quand je vois Obama, je ne vois pas d'abord un démocrate, je vois d'abord un Américain."

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L'histoire a basculé. La force est de retour et cela pose la question européenne.
L'EUROPE
« To be or not to be… » européens ?
La question de l'Europe n'est plus ses institutions, ses politiques et ses débats internes. Être ou ne pas être européen, telle est la question européenne.
Les Français ont été les pères de l'idée européenne, est l'urgence européenne est de retour, elle va se décliner pour nous, donc il nous revient d'assumer la réponse.C'est la question du lien entre l'Europe et les identités, l'Europe et les Nations, l'Europe et les identités régionales, car il y a de nombreux pays en Europe où, la réalité régionale est plus importante que la réalité nationale.
Cette Europe, non pas l’Europe hostile aux identités, écrasant les identités, mais au contraire de l'Europe protégeant les identités, est une question clé pour l'avenir. Trop souvent on a laissé croire aux peuples que l'Europe se faisait contre eux alors que l'Europe se fait pour eux. Cette réponse sera : "Nous voulons être, exister, compter, être reconnus, entendus, dans l'immense débat des empires revenus vers nous comme ils l'étaient au XIXème siècle.
En tant que pères de l'idée européenne, de trouver la vérité et la force des mots et des affirmations politiques qui feront que, pour nos concitoyens, l'Europe sera une réalité nouvelle, une attente nouvelle...
Europe des peuples, Europe des citoyens et Europe de l'action, l'Europe est la seule réponse à de nombreuses questions.Un certain nombre de sujets ne peuvent trouver leur réponse que dans l'Union européenne.
 
AU SEIN DU MODEM
Il a constaté une volonté d'unité, de cohérence et de cohésion sans aucune fissure.Cela permettra d'être un "commando" de changement de la société. La première vertu d'un commando, la seule, c'est d'être unis : " Un pour tous et tous pour un".