13.05.2009

Le rapport du directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis, sur le partage des richesses et les écarts de rémunérations en France

Résumé du journal le Capital

Le rapport du directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis, sur le partage des richesses et les écarts de rémunérations en France est rendu au Président aujourd'hui.

Sur fond de tensions sociales avivées par les révélations sur la rémunération de certains grands patrons et la pire récession de l'après-guerre, le gouvernement veut que les entreprises rémunèrent mieux leurs salariés.

Le gouvernement a annoncé qu'il passerait par la loi sur ce dossier si les partenaires sociaux ne parviennent pas à s'entendre.
Laurence Parisot s'est dite ouverte à "la discussion, à la délibération et à la négociation", mais la présidente du Medef a surtout souligné que le rapport Cotis, dont des versions intermédiaires ont déjà circulé, mettait en évidence la stabilité de la part des salaires dans la valeur ajoutée sur les trente dernières années.

Laurence Parisot a aussi fait valoir que "l'écart entre l'évolution des 10% des salaires les moins élevés et les 10% des salaires les plus élevés" relevé par le rapport Cotis avait "plutôt tendance à baisser en France".

Certes les Français les mieux payés - les 0,1% de salariés aux rémunérations les plus élevées - ont vu leurs salaires augmenter plus que les autres entre 1996 et 2001 mais cela concerne 13.000 personnes et seuls 15% d'entre elles sont des dirigeants d'entreprise, a relativisé Laurence Parisot.

Les organisations syndicales n'ont pas eu la même lecture du rapport Cotis, soulignant l'écart croissant entre les hauts salaires et les autres et dénonçant la forte progression des dividendes distribués aux actionnaires.

La CGT relève pour sa part le "niveau historiquement bas de la part des salaires dans la valeur ajoutée" par rapport aux années 1960. La centrale syndicale met elle aussi en avant "la forte croissance des profits distribués" et "l'explosion des plus hautes rémunérations avec pour contrepartie la précarité et une smicardisation pour une majorité de salariés".
Partageant le constat de ses homologues syndicaux, la CFDT demande au patronat d'ouvrir des négociations sur la gouvernance des entreprises afin de "parvenir à un meilleur équilibre dans le partage de la valeur ajoutée".

© Capital.fr (avec Reuters)


--

Ecrire un commentaire