28.05.2009

Comment l'Europe se protège de la Chine

l'Europe se protège de la Chine sans le dire

Sylvain Lapoix | Jeudi 28 Mai 2009 à 11:33 |Newsletter MARIANNE 

Derrière la novlangue libre-échangiste officielle, des règlements européens freinent par des taxes l'importation des vélos ou des chaussures pour protéger l'industrie. A quand l'extension au dumping social et environnemental ?



(sara marlowe-flickr-cc)
(sara marlowe-flickr-cc)
Si vous pédalez encore sur une selle européenne, c'est grâce à l'Europe ! Secret administratif fort bien gardé, qu'évoquait en passant Hakim El Karoui, les taxes anti-dumping ont pourtant sauvé ce secteur et préservent aujourd'hui l'industrie européenne de la chaussure. Le Parlement aurait-il levé ce lièvre ? Même pas ! C'est la Commission européenne elle-même qui a imposé aux vélos chinois une taxe de 48,5% et à ceux venus du Vietnam de 15,8% à 34,5% de taxe à l'importation.

Strict respect de la concurrence libre et non faussée

Le fait est si crucial que Eurobike, site des professionnels européens des deux roues à pédales, tient à jour une liste complète des règlements anti-dumping et anti-coutournement (anti-circumvention) : les boulons de vélos chinois sont taxés à 85% et les selles à 29,6% !

«Il s'agit d'un instrument de lutte contre «l'unfair trade» et en aucun cas d'un outil de politique industrielle !», précise le porte-parole de la commissaire au Commerce, Catherine Ashton. Par «unfaire trade», entendre : «concurrence libre et non faussée», le mot magique de la Commission. Les taxes anti-dumping sont extrêmement encadrées par le règlement 384/96 du 22 décembre 1995 : «un produit est considéré comme faisant l'objet d'un dumping lorsque son prix à l'exportation vers la Communauté est inférieur au prix comparable pratiqué au cours d'opérations commerciales normales pour le produit similaire dans le pays exportateur.» Les prix rabaissés par des «coûts inférieurs» n'intéressent absolument par la Commissaire : dumping social et environnemental sont exclus !

44 enquêtes en 2008 sur des cas de dumping

Mais le chemin est long pour obtenir la défense de son industrie : un ou plusieurs industriels doivent prouver qu'il y a dumping, montrer qu'il cause un préjudice à l'industrie de l'UE et montrer que la taxe agirait en faveur de l'Union européenne. Après quoi, la Commission commerce peut statuer... sur l'intérêt d'une enquête !

«Nous recevons énormément de demande mais peu d'enquêtes sont lancées car elles prennent du temps et que nos règles sont très strictes», précise-t-on chez la Commissaire Ashton. En 2008, 44 enquêtes ont été initiées et, du 1er janvier au 30 avril 2009, 13 ont débuté. Pour les bicyclettes, plusieurs années ont été nécessaires et 15 mois pour conclure à une taxe à l'importation sur les chaussures en cuir.

19,4% sur les chaussures chinoises en cuir : est-ce assez ?

Ultime restriction : ces taxes sont limitées dans le temps. Pour les chaussures chinoises et vietnamiennes, désormais taxées à 19,4% et 16,8%, la taxe mise en place en octobre 2007 expirera dans les semaines à venir à moins qu'une enquête ne vienne relever l'utilité de maintenir le dumping...

Reste à savoir si la taxe aura fait effet face au raz-de-marée des chaussures à bas coût : lors de son enquête, la Commission commerce avait elle-même évalué à 450% l'augmentation de l'exportation de chaussures chinoises en Europe entre 2004 et 2005 et à 1000% sa croissance entre 2001 et 2005 ! Un chiffre délirant mais sans doute pas autant que la différence entre le prix de production réel de ces chaussures en cuir importées à 8,5€ la paire et vendues entre 35 et 120€ en Europe, selon les mêmes enquêteurs.

Mais sur le coût réel de production, pas de chiffres. Pire, une allusion glaçante du commissaire Mandelson à la main d'œuvre à prix minimale trouvée dans ses pays : «Nous ne visons pas les avantages compétitifs naturels de la Chine et du Vietnam, seulement les distorsion du marché libre et non faussé.» Derrière les «avantages compétitifs naturels», le commissaire entendait-il la faiblesse tragique du droit du travail, les horaires et cadences avilissants et les enfants posés sur des chaises surélevés devant des machines à coudre ? Ou bien le seul mythe désincarné d'une loi du marché dont Chinois et Vietnamien auraient mieux que quiconque saisi les règles ?

La concurrence est-elle libre et non faussé quand on dévaste les hommes et leur habitat ?

A l'heure de la crise industrielle et de l'urgence écologique, on pourrait espérer que les «mandarins du Berlaymont», comme les surnomment les initiés, se mettent à la page des exigences sociales et environnementales. «Cette législation ne porte que sur les prix», nous répète-t-on à la Commission commerce. Pourtant, si les modes d'enquêtes existent et que les mécanismes sauvent bel et bien des dizaines de milliers d'emploi, cela ne vaudrait-il pas la peine de réviser les règles du jeu ?

A emprunter quelques minutes la novlangue institutionnelle, peut-on parler de marché «libre et non faussé» quand on accepte de tels écarts de salaires entre les ouvriers pour fabriquer des jouets au dixième de leur coût ou de dévaster des zones entières du globe, et l'habitat des hommes avec, pour produire moins cher du bœuf nourri en plein champs en Europe ? A laisser filer les modèles sociaux des pays à bas coût de main d'œuvre, ce sont les ouvriers européens qui se voient imposer l'irrespect qui est infligé aux travailleurs chinois. Si la Commission pouvait prémunir les employés des 27 Etats membres contre ce danger, plus réel que la distorsion de concurrence sur les vélos et les chaussures, une nouveau type de confiance pourrait bien naître dans l'UE. Manifestement, ce la ne se fera pas avec les équipes actuellement en poste à Bruxelles

LA GRANDE FÊTE DE L’EUROPE

LA GRANDE FÊTE DE L’EUROPE


avec François Bayrou,

                                Mercredi 3 juin 2009 à 19h00

à la Maison de la Mutualité, 24 rue Saint-Victor, Paris Vème.

Animations, dédicaces… Venez nombreux, et venez avec vos amis !
Inscrivez-vous par mail à l’adresse europeennes.iledefrance@gmail.com ou par téléphone au 01 53 59 20 00

27.05.2009

François Bayrou attaqué de partout

Publié le 27/05/2009 à 13:13 Reuters - Le point du 27 05 09

François Bayrou se dit fier d'être attaqué de tous côtés

François Bayrou estime que les attaques dont il est l'objet venant de tous les bords politiques sont autant de bons signes pour lui. /Photo prise le 19 mai 2009/REUTERS/Stéphane Mahe

François Bayrou estime que les attaques dont il est l'objet venant de tous les bords politiques sont autant de bons signes pour lui.

Lors de l'escale niçoise de sa campagne européenne et avant de s'arrêter à Marseille et Aix mercredi soir, le président du MoDem, troisième force du scrutin européen du 7 juin selon tous les sondages, pense que les électeurs ne sont pas dupes.

"Lorsque tout le monde vous attaque, c'est que vous êtes en train de réussir. Les gens pensent que si tout les partis se liguent contre un responsable politique, c'est qu'il dit des choses fortes, qui dérangent, et qui vont au-delà de la langue de bois", a-t-il déclaré à la presse.

Selon lui, le succès de son dernier livre "Abus de pouvoir" sur le système de Nicolas Sarkozy en est la preuve éclatante.

"C'est la première fois depuis bien longtemps qu'un livre politique est en tête des ventes, ça veut dire que les gens se reconnaissent dans cette manière de ne rien céder, d'oser, ce que les partis d'opposition ne font plus depuis bien longtemps."

Et François Bayrou de fustiger dans la foulée trois initiatives qui ont marqué l'actualité au cours de ces derniers jours, l'inauguration par Nicolas Sarkozy d'une base militaire française à Abou Dhabi, la proposition visant à autoriser le télétravail pendant le congé maladie et le projet d'installation de portiques de sécurité à l'entrée des écoles.

BASE MILITAIRE À ABOU DHABI

Il s'est dit "très choqué et inquiet" par l'engagement de la France à Abou Dhabi, décision prise selon lui sans concertation.

"On annonce l'ouverture d'une base militaire à quelques encablures de l'Iran, dans la région la plus 'brûlante' de la planète, avec des accords de défense qui peuvent engager la France dans un conflit extraordinairement dangereux, sans l'avoir voulu. C'est la France qu'on expose et moi je trouve que c'est terriblement inquiétant", a-t-il déclaré.

Le président du MoDem a souligné que jusqu'à présent la France avait toujours veillé à garder son libre arbitre dans cette région. "Là, sans concertation aucune, sans discussion, pour la première fois depuis cinquante ans, on ouvre une base dans le monde. C'est un changement de stratégie majeur dans une zone de conflits extrêmement lourds."

"On n'a pas le droit de faire ça sans l'avoir exposé à la Nation, c'est un abus de pouvoir", a-t-il ajouté.

Les portiques en milieu scolaire, "ça ne se fera pas", a-t-il poursuivi en soulignant "qu'une école n'est pas un commissariat de police" et que contrôler les élèves sera impossible à mettre en pratique.

"Les valeurs de l'éducation, ce n'est pas de transformer les principaux et les proviseurs en officiers de police", dit-il.

Il s'est également insurgé contre la proposition du député UMP Frédéric Lefebvre, rejetée par le gouvernement, concernant le télétravail lors d'un congé maladie.

"Vous trouvez que ça va, que c'est un bon modèle société ça ? Très vite les employeurs distingueront deux sortes de gens, les malades qui acceptent de travailler et ceux qui ne l'accepteront pas et les uns et les autres seront notés différemment", a-t-il conclu.

Pierre Thébault, édité par Yves Clarisse

Allègre et l'oxymore gouvernementale

Article du Nouvel Observateur du 27 05 09

Allègre et l'oxymore gouvernementale par Corinne Lepage

L’arrivée annoncée de Claude Allègre au gouvernement traduit en l’amplifiant et en le transformant la politique dite d’ouverture menée par le Président Sarkozy.
En imaginant seulement faire appel à Claude Allègre qui illustre en France le négationnisme écologique et le scientisme élevé au rang d’une religion, le faisant ainsi cohabiter avec Jean Louis Borloo, le Président pratique à l’échelle gouvernementale la politique de l’oxymore ; il s’agit en fait de réunir des contraires au sein de la même formule pour lui faire perdre toute signification.
En général, c’est une locution, qui permet aussi de prétendre à une forme de synthèse alors qu’il s’agit d’un non sens. Ici il s’agit ici d’un acte et non d’une parole.
En effet, cette arrivée traduit en fait la mort du Grenelle déjà mal en point dans les faits, même si Grenelle 1 était voté en juin. Tous les choix, à commencer par le tout nucléaire, dont Allègre est un des grands thuriféraires, en témoignent.
Afficher Grenelle et Allègre, c’est vouloir faire coexister Tchernobyl et l’agriculture biologique, santé et produit cancérigène, Galilée et Lyssenko, c’est aussi illustrer le peu de cas qui est fait de la personnalité et de la politique des ministres qui, de toutes façons, ne sont là que pour le casting et l’application d’ une seule politique et une seule stratégie, celle de Nicolas Sarkozy, qu’il s’agisse de la politique officielle ou du projet réel et souverain. Il traduit également une forme de mépris pour ces personnalités, ramenées au rang de "prise de guerre" et pour l’UMP, de fait considérée comme incapable d’être un creuset suffisant pour le gouvernement.
Dans ces conditions, le choix fait par quelques personnalités de gauche ou même du Modem, (à moindre mesure si elles ont un passé de droite marqué), de rejoindre le gouvernement est d’autant plus grave. Il illustre à la fois la crise de la conviction en politique qui explique évidemment aussi la désaffection des citoyens et la crise profonde du modèle actuel des partis politiques.
Comment en effet les Français pourraient-ils croire les discours politiques, les projets, les promesses lorsque des responsables de haut niveau changent de camp et de lignes politiques dans un seul objectif : satisfaire leur égo.
Ce comportement fait évidemment douter de l’engagement et a fortiori de la conviction des hommes et femmes politiques en général et pas seulement des quelques uns qui cèdent à la tentation et éprouvent le besoin pour se justifier et essayer de se déculpabiliser de dénigrer leurs anciens amis.
Dès lors, c’est le rôle même des partis politiques traditionnels dans la France de 2009 qui est en cause. Ayant perdu en réalité toute capacité à imaginer des projets de société et à rendre possible ce que la pensée unique prétend ne pas l’être, les partis politiques se sont transformés en machine de prise de pouvoir à tous les niveaux. Dès lors qu’il ne s’agit que de cela, à la limite peu importe pour quoi faire et avec qui le faire.
La reconquête et la refondation de la République ne pourront se faire que pour autant que le projet politique redeviendra la priorité. Mais tel n’est évidemment pas l’objectif de l’hôte de l’Elysée, qui est de réduire la capacité de proposition d’une alternative gouvernementale. La déconsidération des formations auxquelles appartiennent les ralliés potentiels fait partie de ce projet.
Dès lors, le seul choix est évidemment celui du refus de collaboration au sein du gouvernement de tous les responsables d’opposition- hors bien sur un gouvernement d’union nationale qui définirait sa propre politique, et de la remise en cause de la responsabilité morale de ceux qui ne s’y plieraient pas.
Ainsi, l’image de mercenaire, évoquée par Claude Goasguen deviendrait la seule possible pour ceux qui auraient fait le choix inverse, inversant le sens même de la communication élyséenne. Le non sens de ces nominations apparaîtraient pour ce qu’elles sont, une expression additionnelle et d’un hyperprésidentialisme, traduisant un affaiblissement supplémentaire de la fonction ministérielle dans sa qualité comme dans sa capacité.

Corinne Lepage, Vice Présidente du Modem, Présidente de CAP21

26.05.2009

Groupes politiques au Parlement Européen

SEPT groupes politiques au Parlement européen

Communiqué du Parlement européen du 25 05 09

Elections européennes : le compte à rebours continue…

Moins de deux semaines avant l'ouverture des premiers bureaux de vote en Europe, le compte à rebours continue… Sept : c'est le nombre de groupes politiques qui siègent au Parlement européen.

Les députés européens ne siègent pas en fonction de leur nationalité mais de leur sensibilité politique. Ils s'allient au sein de groupes politiques. Ces derniers doivent compter au minimum 20 membres provenant d'un cinquième des Etats de l'Union européenne. Le Parlement sortant compte sept groupes :
 
  • Le Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens (PPE-DE) : 288 députés
  • Le Parti socialiste européen (PSE) : 216 députés
  • L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) dont le MODEM est membre : 99 députés
  • L'Union pour l'Europe des Nations (UEN) : 44 députés
  • Les Verts / Alliance libre européenne : 43 députés
  • Le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NGL) : 41 députés
  • Le groupe Indépendance et démocratie (IND/DEM) : 22 députés
 
En outre, 30 députés n'appartiennent à aucun groupe. Ils sont qualifiés de « non-inscrits ».
 
Ce dossier présente les interviews des leaders de ces différents groupes politiques.
 
 
REF. : 20090520FCS56231
 

Sondage Corinne Lepage

L'ancienne ministre de l'Environnement de Jacques Chirac est « connue » de 44% des personnes interrogées et est créditée, parmi celles-ci, de 57% de bonnes opinions. Une double reconnaissance qui lui permet d'arrivée en tête des bonnes opinions, que les sondés la connaissent ou pas, avec 25%.


Source : LeFigaro (matin), 19/05/09


Le déficit de notoriété de certains candidats aura-t-il une influence sur le résultat de leurs listes ?

L'absence d'engouement des Français pour la campagne des européennes s'explique-t-elle par le choix des partis de présenter des candidats peu connus ? Les résultats, le 7 juin, le diront, mais l'étude OpinionWay-Fiducial, réalisée du 15 au 18 mai dans la circonscription Nord-Ouest, pourrait inquiéter les états-majors de l'UMP et du PS. Selon ce sondage, 80 % des personnes interrogées ne « connaissent pas assez » la tête de liste du Parti socialiste, Gilles Pargneaux, et 81 % celle de la liste UMP, Dominique Riquet.

Un déficit de notoriété pour le premier secrétaire de la fédération PS du Nord et pour le maire radical de Valenciennes qui les place loin derrière les deux « vedettes » du scrutin du Nord-Ouest, Marine Le Pen, qui conduit la liste du Front national, et Corinne Lepage, tête de liste du MoDem. L'ancienne ministre de l'Environnement de Jacques Chirac est « connue » de 44 % des personnes interrogées et est créditée, parmi celles-ci, de 57 % de bonnes opinions. Une double reconnaissance qui lui permet d'arrivée en tête des bonnes opinions, que les sondés la connaissent ou pas, avec 25 %.

Marine Le Pen, elle, est « connue » de 71 % des personnes interrogées mais recueille une majorité de mauvaises opinions auprès de l'ensemble du panel (53 %), taux qui s'aggrave encore quand les personnes interrogées connaissent la fille de Jean-Marie Le Pen : elle recueille chez les personnes qui estiment la connaître un taux de mauvaises opinions de 74 %.

À noter, enfin, le faible taux de reconnaissance de l'ancien candidat à l'Élysée Frédéric Nihous : le président de Chasse Pêche Nature Traditions, qui s'est associé avec Philippe de Villiers, n'est connu que de 29 % des personnes interrogées, loin derrière Carl Lang (40 %), qui mène une liste dissidente au FN.

J.-B. G.


http://www.europeennes2009-nord-ouest.eu/elections-europeennes-nord-ouest-Corinne-Lepage-en-tete-des-bonnes-opinions_a164.html

Les liens du Modem- Mouvement démocrates

 

Vous avez déjà le site national du Mouvement Démocrate

 http://www.mouvementdemocrate.fr

mais connaissez vous les autres sites et blogs?

-Mouvement Démocrate 2009 -

http://europe.lesdemocrates.fr/

-Les démocrates : média sociale des démocrates

 http://lesdemocrates.fr

-le blog de Corinne LEPAGE

http://corinnelepage.hautetfort.com

-CAP 21 : Citoyenneté Action Participation

<cap21@cap21.net>

 

Corinne Lepage: les nouvelles conquêtes

la dépossession des peuples et des cultures

La question de la dépossession des peuples et des cultures est à l’ordre du jour car elle explique largement le sentiment de désespoir résigné ou de révolte qui agite aujourd’hui nombre de peuples du monde du nord comme du sud.

La dépossession est multiforme :


· Dépossession territoriale par des Etats expansionnistes comme la Corée ou la Chine, qui, désireux de mettre la main sur les matières premières et les ressources alimentaires d’une population abondante , achètent des territoires entiers comme la Corée à Madagascar ou mettent la main sur les ressources minières africaines sous la forme d’un néo colonialisme qui n’a rien à envier à celui des ancienne puissances coloniales, du reste toujours présentes.


· Dépossession économique du fait du rachat du capital de grandes entreprises par l’intermédiaire de fonds souverains ou de fonds de grandes fortunes dont les conséquences qui commencent à se faire sentir ne sont rien à côté de ce qui se prépare la sortie du bouleversement que nous vivons actuellement . Car , les projets d’acquisition se font avec des stratégies très précises , soit purement financières et spéculatives-donc très éloignées de tout projet entrepreneurial- soit de mainmise sur des secteurs industriels majeurs comme l’acier ou certaines matières premières rares . Dans les deux cas, les salariés de ces entreprises, travaillant dans les pays « conquis » c’est-à-dire sans aucun moyen d’intervention, perdent tout espoir de pouvoir être traité autrement que comme variable d’ajustement d’où les licenciements Arcelor Mital ou « Conti ». De plus, le développement des économies devient dépendant du prix et de la quantité de matières premières ou de produits indispensables à leur propre production, c’est-à-dire perdent leur sécurité d’approvisionnement. Or, ce à quoi nous assistons n’est rien au regard de ce qui vient ; la baisse de valeurs des actions, jointe à l’accumulation de capitaux dans les pays émergents va changer al donne et l’Europe risque d’être al première perdante à la sortie de la crise.


· Dépossession du capital immobilier et du capital naturel de valeur. A force de nous être réjouis de voir notre patrimoine immobilier racheté comme  nos forêts, la structure même de l’aménagement du territoire change puisque la vocation des espaces acquis est le statu quo , ce qui est sans doute un bien en terme de protection des immeubles mais un risque en terme de déprise agricole et de développement rural. De plus, les joyaux que sont nos grands hôtels , le plus beaux immeuble parisiens ou provinciaux, les immeubles de l’Etat eux même sont vendus ouvrant la voie à des transformations qui , sur le plan symbolique comme sur le plan esthétique peuvent être problématiques.


· Dépossession du capital naturel nécessaire à la vie : de la privatisation de l’eau à l’artificialisation de la nature, des brevets sur le vivant à la monopolisation rampante des semences, c’est progressivement la faculté de vivre tout simplement qui nous est retirée.


· Dépossession de nos valeurs européennes humanistes et démocratiques. Au nom d’une concurrence qui emporte tout sur son passage, l’idéal de progrès social s’est effacé au profit (c’est le cas de l’écrire) d’un accroissement de compétitivité impossible à atteindre si ce n’est par un nivellement par le bas. L’idéal du coolie indien ou du salarié chinois qui permet à leur pays de progresser dans la voie de la compétition entre Etats, en réalité d’accroître les bénéfices des sociétés expatriées en deviendrait presque un !

Ces dépossessions à répétition traduisent en réalité une perte de pouvoir à tous les niveaux :


· Perte de pouvoirs des Etats, y compris de l’Europe devenus incapables d’assurer le progrès social et plus encore de mener de véritables stratégies face aux menaces planétaires


· Perte de pouvoir des individus sur leur propre avenir et sur leur propre vie puisque leur qualité de citoyen semble ne plus leur permettre de faire des choix réels par l’intermédiare de leurs gouvernants.


· Risque croissant de repli sur soi, de xénophobie et de violence du à une frustration, une angoisse et une désespérance croissante. Ce risque est d‘autant plus grand que Paul Virilio, avec justesse, analyse la situation comme celle « d’un exurbansime omnipolitain en attendant l’exode colonial vers l’outre-monde » ….qui  pourrait conduire à une guerre du tous contre tous

 

Face à une  telle situation, que faire ?

· L’Europe est le bon niveau de réponse à la condition de s’engager dans une voie différente de celle de l’hyper libéralisme qui nous a été servi notamment par la dernière commission. De nouvelles règle du jeu  doivent permettre de protéger l’acquis européen tout en répondant au besoin urgent de développement de l’Afrique. Certains secteurs, lorsqu’il en est encore temps doivent pouvoir faire l’objet de protection nationale et/ou communautaire. Dans tous les cas, le droit communautaire doit permettre aux Etats d’intervenir pour garder un capital national ou communautaire dans les  secteurs stratégiques ; les libéralisations des secteurs d‘intérêt général doivent cesser et le service d’intérêt général enfin être reconnu et défendu au niveau communautaire. Un droit de préemption doit être reconnu au niveau communautaire permettant aux Etats, aux collectivités publiques mais sans doute aussi à certaines formes de sociétés coopératives et au secteur de l’économie sociale et solidaire de s’opposer aux cessions de sites ou d’entreprises pour garder une économie locale. La fiscalité de l’actionnariat doit être repensée pour dissuader le opérations d’acquisition spéculatives par une fiscalité différenciée entre actionnaires stables et de passage et des droits e vote différents ans les conseils d’administration. La présence obligatoire de représentants de salariés et des actionnaires minoritaires doit être mise en place et des comités d’entreprise européens institutionnalisés.


· Les biens publics y compris le vivant doivent être exclus de toute appropriation privée et revenir dans la sphère publique. Le fait que l’Europe décide de procéder à une telle révolution conduirait immanquablement les autres à en faire autant et ce d’autant plus que le phénomène de rareté aidant, la revendication à pouvoir simplement vivre ne va cesser de croître. Entre une immigration massive et incontrôlable et une révolution déchirante des fondements de l’hyperlibéralisme, le choix devra se faire inévitablement.


· Ceci conduit donc à une réflexion sur la réappropriation du territoire et du local face à la globalisation. Le territoire doit redevenir la première brique du développement et donc d’une évolution soutenable et non le réceptacle de choix faits ailleurs. La décentralisation énergétique et le développement d’une économie qui y est associée, la priorité donnée à la proximité et au développement de l’économie numérique. L’application de la subsidiarité voulue par les Pères fondateurs de l’Europe à tous les niveaux, constituent autant de pistes de réponses auxquelles doit s’associer une démocratie rénovée.


· Au niveau international, seule une gouvernance mondiale peut mettre en place des règle assurant la souveraineté réelle de sénats notamment en protégeant le plus faibles et en luttant contre des dictatures qui pour des pots de vins ou/et le soutien à leur régime bradent les territoires et les populations qui vont avec.


· Il est plus que temps de se poser les bonnes questions pour essayer de trouver les bonnes réponses. Comme le propose Paul Virilio, investir dans le bien vivre ici plutôt que le mieux vivre ailleurs.


Chacun y gagnera et peut être l’Humanité aura-t-elle l’espoir de connaître un vingt deuxième siècle.

 

 

08:46 Publié dans Blog de Corinne Lepage

25.05.2009

Grenelle des Ondes

Le Point du 25 05

Article

 

"Le "Grenelle des ondes", qui réunit des représentants de l'État, des associations, des opérateurs et des élus, s'est prononcé lundi pour l'interdiction de l'usage du portable à l'école primaire, lors d'une conférence de presse à l'issue de sa table ronde finale. Cette mesure est aujourd'hui du ressort de chaque établissement.

Parmi les dix orientations de la table ronde sur les radiofréquences retenues lundi par le gouvernement figure par ailleurs la "proposition d'une offre de SMS exclusive sans service voix" et la mise au point de téléphones mobiles "rendant l'usage de l'oreillette indispensable" (sans haut-parleur).

En ce qui concerne les antennes-relais, la ministre Roselyne Bachelot (Santé)et les secrétaires d'État Nathalie Kosciusko-Morizet (économie numérique) et Chantal Jouanno (écologie) ont retenu "le lancement de modélisations sur ordinateur" des émissions, suivies "le cas échéant d'expérimentations dans des villes volontaires d'une modification des seuils". "

Meeting de François Bayrou le 3 Juin

Chers amis,
 
Nous abordons les deux semaines décisives de la campagne européenne, nos concitoyens avec le début de la campagne officielle prennent conscience de l'importance de ces élections.
 
Le Mouvement Démocrate doit, au cours de ces 15 jours, mobiliser toutes ses énergies.
 
Au delà des cafés démocrates, des rencontres que nous allons organiser jusqu'au 5 juin j'attire votre attention  :
 
- Mercredi 3 Juin à partir de 19h : Meeting avec François Bayrou à la mutualité
 
Je vous remercie de me faire parvenir le plus rapidement possible vos RDV oranges.
 
Amitiés démocrates,
Dominique GUIZIEN

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