11.09.2009

Tarifs et aides du solaire

Tarifs aidés pour le solaire en France : gâtés !

 

tarif solaire

Les installateurs de panneaux solaires, tout comme les particuliers ou les entreprises qui veulent poser des panneaux sur leur toit, peuvent être satisfaits : jusqu’à fin 2012, les tarifs de rachat subventionnés de l’électricité solaire en France – garantis 20 ans après l'installation-- seront maintenus et même augmentés pour les régions moins ensoleillées, ainsi que pour les toits des supermarchés, entrepôts et autres bâtiments industriels ou agricoles. Le projet d'arrêté n'attend plus que l'aval du Conseil supérieur de l'Energie.

Ces tarifs aidés sont parmi les plus généreux du monde pour les toits solaires des particuliers et désormais des entreprises : pour eux c’est un placement financier garanti à plus de 8% par an ! (Voir le solaire décolle chez les particuliers et Repère : le coût du solaire).

Car l’électricité qu’ils produisent, s'ils la font brancher sur le réseau, EDF (en fait, le contribuable) la leur paie au tarif aidé et leur envoie régulièrement un chèque. La seule difficulté est d’attendre le délai de raccordement, souvent de plus de 6 mois, à cause d'une véritable bousculade.

Rien d'étonnant si les installateurs solaires français lèvent des fonds ou même entrent en Bourse., et que les groupe étrangers investissent dans le solaire français.

Le Syndicat des Energies renouvelables s’est d’ailleurs dit satisfait.

Même si dans trois ans, la donne sera moins favorable puisque les tarifs commenceront à diminuer de 9% par an. Tout repose sur l’hypothèse que les installations solaires coûteront de moins en cher, ce qui pour l’instant se produit.

Tarifs prévus

Pour les toits industriels, comme promis l'an dernier, le projet d'arrêté crée un nouveau tarif majoré, 40 à 45 centimes d’euros par kilowatt-heure (kWh), à condition que les panneaux ne soient pas simplement posés sur le toit mais intégrés dans le bâtiment en faisant office aussi de toiture.

Les centrales au sol gardent leur tarif de 32,8 centimes. Les installations de plus de 250 kW bénéficieront d'un tarif de 32,8 centimes pouvant aller jusqu’à 39,4 centimes pour les zones moins ensoleillées. Ainsi par exemple la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais auront le tarif majoré le plus élevé, alors que  les Alpes-Maritimes ou l'Hérault garderont le tarif standard. Après tout l'Allemagne vient d'inaugurer la plus grande centrale européenne, près de Berlin.

L'objectif de Jean-Louis Borloo est d'avoir des centrales solaires mieux réparties sur tout le territoire, car jusqu’ici tous les grands projets français, qui se sont multipliés ces derniers mois, sont prévus dans le sud, comme le projet phare de Voltalia.

Prime aux panneaux "intégrés"

Pour les toits des particuliers, le tarif de rachat reste au niveau extrêmement élevé de 60,2 centimes par kWh pour les panneaux solaires intégrés au bâti, mais reste presque moitié moindre (32 centimes) pour les panneaux posés. Cette prime à l"'intégration", c'est à dire pour des panneaux qui remplacent les tuiles et assurent en même temps la couverture et l'étanchéité du toit, donc moins inesthétiques, est une spécificité française.

En contrepartie de cet incitation majeure, la définition de l'intégration au bâti est plus stricte, pour favoriser par exemple  les tuiles photovoltaïques.

Autre bonne nouvelle : les procédures ont été simplifiées, et une simple déclaration sur l'honneur permettra désormais d'être éligible au tarif majoré. Plus de 60 centimes, cela représente 5 fois plus que le tarif que facture EDF aux particuliers pour son électricité « classique ».

Pour l’instant la France ne compte que 135 MW dont 106 MW raccordés au réseau fin  juin 2009, alors que le Grenelle de l'Environnement vise 5.400 MW pour 2020.

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Commentaires

L'affaire est si juteuse que certains groupes ont bien vu comment soutirer de l'argent à l'Etat. A cet égard la lecture régulière du JO est instructive. Chaque installation solaire ou éolienne qui veut bénéficier de cette manne fait l'objet d'un arrété publié au J.O.. La lecture des adresses des demandeurs est instructive. C'est fou le nombre de petites sarl ou SAS au nom souvent proches qui sont domiciliés aux mêmes adresses et qui obtiennent souvent dans des parcelles voisines des autorisations pour des petites unités de production (moins de 12MW) : astucieux pour contourner la réglementation. En effet au-dessus de cette taillle, le tarif n'est plus le mêmes . Mais qui y a-t-il dérrière ces groupes? Qui ales moyens de loger du côté de la Défense ou dans le 8° du côté de La Madeleine?
Alors qui aide qui?

Ecrit par : felix le chat | 12.09.2009

L'affaire est si juteuse que certains groupes ont bien vu comment soutirer de l'argent à l'Etat. A cet égard la lecture régulière du JO est instructive. Chaque installation solaire ou éolienne qui veut bénéficier de cette manne fait l'objet d'un arrété publié au J.O.. La lecture des adresses des demandeurs est instructive. C'est fou le nombre de petites sarl ou SAS au nom souvent proches qui sont domiciliés aux mêmes adresses et qui obtiennent souvent dans des parcelles voisines des autorisations pour des petites unités de production (moins de 12MW) : astucieux pour contourner la réglementation. En effet au-dessus de cette taillle, le tarif n'est plus le mêmes . Mais qui y a-t-il dérrière ces groupes? Qui ales moyens de loger du côté de la Défense ou dans le 8° du côté de La Madeleine?
Alors qui aide qui?

Ecrit par : felix le chat | 12.09.2009

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