05.10.2009

Jusque quand les classes moyennes accepteront?

Les dysfonctionnements actuels du système économique et financier aggravent un peu plus chaque jour la déconstruction du tissu économique et social, un peu partout dans le monde alors que nous devons faire face simultanément à plusieurs crises , la crise financière tout d'abord due à la titrisation du système financier livré à lui-même, la crise économique et sociale qui en découle mais aussi la crise de l'énergie, mises entre parenthèse seulement, et au-dela la plus catastrophique de toutes, la crise écologique à un horizon de plus en plus proche.
Mais restons un peu en France où les de plus en plus mal nommées "classes moyennes" payent le prix fort de ces crises et des politiques mises en oeuvre pour y remédier, à commencer par la politique fiscale. En effet, on ne peut continuer à faire des cadeaux somptueux aux classes les plus fortunées (bouclier fiscal, niches fiscales autrement plus juteuses que les petits avantages que le gouvernement actuel veut remettre en cause) pour plus de 20 milliards d'€uros et en même temps vouloir, pour avoir une certaine paix sociale ( et accessoirement espérer en profiter lors des prochaines échéances éléctorales) sans que quelqu'un paye l'addition et ce quelqu'un, ce soit ...les classes moyennes.
Mais au-delà de la colère de ces classes moyennes il y a leur inquiètude. En effet, ce qui est plus inquiétant encore, c'est la dégradation des finances publiques, la plus grave depuis 25 ans, l'absence  de toute programmation à moyen terme des finances publiques parallelement  au dépecage du service publique que nous devrons aussi payer dans un avenir certain . il y a  dans tout cela, une indécence que j'ai personnellement beaucoup de mal à admettre et encore moins à comprendre.

La crise économique ne justifie pas tout ,même , si elle explique les plus gros dérapages actuel mais les solutions mises en oeuvre  (et en premier lieu la faiblesse des choix du plan de relance) ne répondent ni au déficit structurel de l'Etat, ni aux déséquilibre créés récemment par la crise sur le marché de l'emploi.
Si une réelle conscience humaniste de l'action publique existait et si une réflexion approfondie du rôle respectif de l'Homme et de l'économie, à moyen et long terme, avait été menée,  d'autres options stratégiques , fondées sur le concept d'équité aurait prévalu dans
les choix stratégiques plutôt que ces recettes éculées qui viennent de nous être proposés mercredi dernier par le gouvernement.

Les sociétés qui perdent leur classe moyenne ont toujours été en danger. Le gouvernement actuel faute de s'en souvenir le payera sûrement cher un jour prochain.--
Dominique GUIZIEN

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