20.10.2009
Comment se déroule une session du Parlement européen
Plénière mode d'emploi
Article de presse du Parlement
Le Parlement européen se réunit en session plénière cette semaine à Strasbourg.
Mais qu'est-ce que ces fameuses « sessions » ? Que s'y passe-t-il finalement, et comment sont-elles organisées ? La complexité du travail des parlementaires européens mérite quelques explications. Voici un petit guide pour s'y retrouver.
Les députés européens se réunissent dans la capitale alsacienne 12 fois par an, en sessions de 4 jours. Des « mini-sessions » de 2 jours sont également organisées à Bruxelles quatre fois par an.
Les sessions plénières sont le point d'orgue du travail parlementaire. C'est là que sont prises les positions officielles du Parlement européen. Il peut s'agir de résolutions (prises de position) ou de documents législatifs (directives ou règlements européens). Le travail de fond est souvent effectué en amont, dans les commissions parlementaires. La plénière est un organe de décision avant tout politique, doté de pouvoirs étendus, notamment du fait de son activité de colégislateur (avec le Conseil de l'Union européenne, représentant les Etats membres).
Aperçu temporel : une session-type
Lundi :
La session est ouverte par le Président du Parlement européen à 17 heures précises.
Jerzy Buzek fait un certain nombre d'annonces sur la procédure, les changements d’ordre du jour, l’arrivée d’un nouveau membre ou le départ d’un autre. Souvent, cette intervention introductive est l'occasion d'un message de condoléances après une catastrophe, voire d'une minute de silence.
Viennent ensuite les « interventions d’une minute ». Les parlementaires s’expriment pendant 60 secondes sur un sujet d’actualité qu'ils ont envie de souligner. L’ordre du jour de la session est ensuite discuté.
Pour les sept groupes politiques, la journée ne commence cependant pas à 17h… Avant l'ouverture de la séance, ils peaufinent les positions qu'ils souhaitent défendre et discutent des changements éventuels d’ordre du jour. A l'ouverture de la session, ils sont fin prêts pour quatre jours de débats.
Mardi :
La session démarre tôt et se termine généralement tard dans la soirée. Les parlementaires européens votent en priorité les demandes urgentes de la Commission ou du Conseil de l'Union européenne (UE). Les rapports discutés le matin ou la veille font l’objet d’un vote à midi.
Mercredi :
Les votes sur les textes législatifs les plus importants se tiennent ce jour-là, en particulier ceux qui requièrent la majorité absolue (369 voix sur les 736 députés). Le vote a généralement lieu entre midi et treize heures. C’est aussi le jour au cours duquel les ministres ou le Premier ministre du pays qui préside l'UE participent aux débats.
Jeudi :
Les derniers sujets à l’ordre du jour sont votés autour de midi. Traditionnellement, la session se termine l’après-midi par trois débats sur des questions relatives aux droits de l’homme dans le monde, suivis par le vote de résolution.
Les sessions plénières de deux jours à Bruxelles commencent, elles, le mercredi après-midi et se poursuivent jusqu’à minuit, pour reprendre le lendemain matin et se terminer par les votes, le jeudi vers midi.
20060901STO10229 - 2/2
23:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique



Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://guizien.hautetfort.com/trackback/2429050
Commentaires
12 sessions à Strasbourg, deux mini-sessions à Bruxelles: voilà qui illustre jusqu'à l'absurdequel gachis est que ce" caprice des dieux" érigé par les Bruxellois pour attirer le Parlement.
Aves les technologies de l'information, les distances ne sont plus un obstacle alors pourquoi vouloir absolument tout regrouper à Bruxelles?
d'autant que le pouvoir éxécutif à Bruxelles (Commission et Conseil), le pouvoir législatif (Parlement) à Strasbourg, le pouvoir judiciaire (la Cour de Justice et la Cour des Comptes) à Luxembourg, voilà une illustration parfaite du principe de séparation des pouvoirs
Et si il veulent absolument se voir, ce serait une bonne occasion de faire un investissement utile : une navette TGV entre les trois capitales, le barreau Strasbourg- Luxembourg est déjà programmé dans le plan de relance français. Outre que ce serait un beau projet européen, cela permettrait peut être de dynamiser le sud de la Belgique qui en a bien besoin.
Mais ça doit être trop simple pour les têtes d'oeuf du Berlaimont.
Ecrit par : felix le chat | 21.10.2009
Ecrire un commentaire