02.11.2009

Soutien à la presse internet indépendante: aujourd'hui AgoraxVox

Reçu ce message

"Pourquoi il faut aider la Fondation AgoraVox

La presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?

a) Le constat
Les « pure player », ces journaux d’information présents uniquement sur la Toile, n’échappent plus à la crise. Ils sont même touchés de plein fouet. Actuellement, même si certains semblent s’en sortir mieux que les autres, aucun journal en ligne n’est réellement à l’équilibre : ni Rue89, ni LePost, ni Bakchich, ni Médiapart, ni Arrêt sur images, ni Slate. Certains sont au bord du dépôt de bilan tandis que d’autres voisins sont même obligés de fermer définitivement les portes...

Parmi les « pure player », AgoraVox est le seul qui soit 100 % participatif, 100 % citoyen. Les grands médias traditionnels ne font pas seuls l’information. Vous pouvez aussi la construire. L’information est l’expression de tous.

Agoravox permet de vous informer autrement. C’est un média participatif, reflet de la diversité des avis des citoyens, qui se bat pour une information riche et débattue sans censure, avec comme seule limite le respect de la dignité humaine et bien entendu de la loi.

Agoravox permet de vous exprimer et de vous faire écouter. Votre parole peut avoir un impact car AgoraVox est souvent lu par des hommes politiques, des journalistes, des professionnels ou d’autres décideurs qui parfois font même partie de nos rédacteurs ou commentateurs.

Notre liberté de ton et la diversité de nos angles d’approche de l’actualité sont probablement sans équivalent en France. AgoraVox est devenu, au fil du temps, le lieu de rendez-vous de tous les citoyens avides de débats, d’échanges et de polémiques, passionnés d’information et souvent insatisfaits de ce qu’en ont fait les médias traditionnels. Sur AgoraVox, les citoyens « portent » véritablement leurs voix, bigarrées et discordantes, tout au long de l’année, et, par leurs prises de parole quotidiennes, font émerger le contre-pouvoir ultime de notre démocratie si souvent malmenée.

Or, AgoraVox lui-même est en danger aujourd’hui. Le modèle publicitaire, en perte de vitesse, ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous. D’ailleurs, nous avons récemment été obligés d’ajouter un serveur supplémentaire afin de pallier aux lenteurs dues aux pics d’audience à certaines heures de la journée.

Puisque nous sommes intimement convaincus qu’AgoraVox doit poursuivre son aventure et même se développer, nous devons imaginer des solutions compatibles avec son idéal…


b) Quelles solutions adopter ?
Certains éditeurs privilégient les contenus payants. Pour AgoraVox imposer le modèle payant à ses lecteurs serait antinomique avec l’esprit gratuit et libertaire d’Internet même si ponctuellement cette formule peut s’avérer intéressante pour des sites ou des services capables de délivrer des informations confidentielles ou à forte valeur ajoutée.

D’autres éditeurs misent sur les aides publiques pour s’en sortir. Le gouvernement, conscient de cette situation de crise, a en effet prévu une enveloppe de 20 millions d’euros dans le budget de 2010. Mais nous ne savons pas encore comment ces aides seront distribuées, selon quelles règles et avec quelles contraintes, ni si AgoraVox pourra en bénéficier le cas échéant. Mais d’une manière générale, nous pensons que les médias ne doivent pas dépendre des subventions de l’Etat, sauf s’il s’agit d’une aide de transition ponctuelle versée sans critères discriminatoires. Les médias ne doivent pas vivre sous perfusion permanente.

Quelques éditeurs de la presse en ligne ont décidé d’ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs. Mais nous sommes persuadés que pour un média ouvrir son capital c’est aussi perdre un peu de son indépendance. Car quoi qu’on dise, les investisseurs orientent toujours de près ou de loin la ligne éditoriale. En effet, quel éditeur se risquerait à enquêter ou à critiquer ceux-là mêmes qui lui permettent de vivre ? Quel journaliste risquerait, en ces temps moroses, son poste pour enquêter, pour informer sur celui qui le nourrit ? On ne parle pas de censure, on parle de cette censure muette, rampante, qui gangrène aujourd’hui tous les médias généralistes : l’auto-censure. La logique est implacable, on ne peut pas la blâmer, c’est humain.

C’est notamment par soucis d’indépendance qu’AgoraVox a souhaité se transformer en Fondation dès 2008. D’ailleurs, le Ministre de la Justice belge a récemment signé l’arrêté qui reconnaît le caractère d’utilité publique de la Fondation Agoravox ! Il s’agit d’une reconnaissance très prestigieuse. A ma connaissance, AgoraVox est le premier média à être officiellement reconnu d’utilité publique.

Depuis peu aux Etats-Unis, de nombreux médias envisagent le passage au statut de Fondation à but non lucratif pour assurer leur développement et garantir leur indépendance. En janvier 2009, une tribune parue sur le New York Times et publiée par deux financiers de l’Université de Yale explicitait ce phénomène :

 « En faisant passer les sources de nos informations les plus précieuses sous le statut de Fondations, nous les libèrerons des structures obsolètes de modèles d’affaires que ne fonctionnent plus, et nous leur donnerons une place permanente au sein de notre société, au même titre que nos universités (...) leur permettant aussi de servir le bien public plus efficacement. Finies les pressions des actionnaires ou des annonceurs ».

D’ailleurs, le New York Times a mis en pratique ces préconisations puisqu’ils viennent de lancer une édition à Chicago, dont le contenu local sera fourni par des anciens journalistes regroupés au sein d’une Fondation à but non lucratif. Persuadé qu’il faut trouver de nouvelles solutions d’indépendance et inventer un nouveau modèle médiatique, AgoraVox a été l’un des premiers médias à initier ce mouvement.

Nous devons inventer un modèle qui soit cohérent avec l’ADN même de notre média. AgoraVox, avec ses limites et ses faiblesses, est un média citoyen qui lutte quotidiennement pour la liberté d’expression et d’information en donnant à chacun la possibilité de faire entendre sa voix. C’est un média pour les citoyens, fait par les citoyens.

Il nous a donc paru logique, dans notre souci d’indépendance, de faire appel à vous, chers AgoraVoxiens, qui faites vivre jour après jour ce média à nul autre pareil.


c) Une solution moderne et innovante : un réseau de solidarité basé sur le don
Nous avons besoin d’un mouvement d’aide. AgoraVox, média novateur, a besoin de se renforcer et de grandir. Nous avons besoin d’innover.

Nous avons besoin de vous.
Pour votre liberté d’expression et d’information, faites un don à la Fondation AgoraVox. C’est grâce à vous qu’AgoraVox existera.

Les dons servent à améliorer la qualité du site, à financer les serveurs, les ressources humaines, techniques et juridiques, ainsi qu’à financer des enquêtes, pour que le site se renforce et se développe. Bien entendu, nous vous tiendrons régulièrement informés sur la destination des fonds récoltés. En attendant, chaque contribution donnera droit à un petit badge « Je soutiens AgoraVox » qui s’affichera à côté de votre profil dans votre fiche auteur. 

Deux moyens pour soutenir AgoraVox :
 

1- Don défiscalisé de 10€ ou plus (paiement en ligne par carte de crédit)

Il s’agit d’un don défiscalisé à hauteur de 66% pour les particuliers (60% pour les entreprises). Par exemple, pour un don d’un particulier de 10 €, le coût réel après réduction fiscale de 66% sera de 3€40. Une grande aide pour un petit coût ! Grâce à notre partenariat avec l’excellent IZI-collecte, vous pouvez faire un don de 10€, 15€, 20€ ou plus en utilisant votre carte de crédit en ligne en mode sécurisé. Un e-reçu fiscal vous sera fourni automatiquement pour votre déclaration d’impôt annuelle. Profitez-en ! 

A titre d’exemple, un don de 10 euros vous permettra d’obtenir votre badge pendant 6 mois. Si vous souhaitez faire apparaître ce badge sur votre fiche auteur, n’oubliez pas d’indiquer dans le formulaire de don l’adresse email avec laquelle vous vous êtes inscrit sur AgoraVox.

Si vous êtes vraiment allergique aux paiements en ligne, vous pouvez également envoyer un chèque à l’ordre de la Fondation AgoraVox (pour l’adresse cliquez sur le lien). Vous recevrez votre reçu par courrier classique. D’ailleurs, je remercie de tout mon cœur, tous ceux qui jusqu’ici spontanément ont envoyé des dons via notre compte Paypal avant même qu’on ne lance cette campagne qui démarre aujourd’hui (ceux qui souhaitent un reçu fiscal sur leurs anciens dons, peuvent nous contacter via le site).

2- Effectuer l’achat immédiat du badge « Je soutiens AgoraVox » par SMS ou téléphone

Si vous êtes pressé, vous pouvez faire un achat immédiat par SMS ou par téléphone. Celui-ci vous coûtera entre 2 et 3 euros en fonction de l’option choisie. Pour la France, il vous suffit d’envoyer le mot CODE par SMS au 81038 (3 €) ou d’appeler le 08 99 19 40 20 (1.91 € / appel). Entrez ensuite le code qui vous a été envoyé pour obtenir votre badge sur votre fiche auteur pendant 2 mois. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un don défiscalisé pour vous et l’opérateur télécom percevra environ 50% de cette somme. L’avantage c’est que c’est extrêmement simple et rapide. Pas besoin de carte de crédit : un simple SMS ou un appel suffisent !


d) Annonces finales
Je profite de cet article aussi pour faire passer un certain nombre d’annonces :
 
  • Tout d’abord, nous recherchons des volontaires pour optimiser le fundraising en ligne et aussi quelqu’un d’expérimenté pour nous aider à aller chercher des mécènes. Contactez-nous si vous êtes intéressé. Il faut savoir, par exemple, que les fortunés qui paient l’ISF pourraient réduire de 75% leur impôt (au lieu de verser cette somme à l’état, ils la verseraient à la Fondation). Ces actions de mécénat auraient pour but de relancer et faire revivre en ligne le journalisme d’investigation et nos enquêtes participatives comme le font si bien le Huffington Post ou ProPublica aux Etats-Unis.
     
  • Nous cherchons également des jeunes développeurs motivés et intéressés à expérimenter, sur large échelle, la création et la diffusion d’applications innovantes autour de notre site, des réseaux sociaux et de la téléphonie mobile. Contactez-nous si vous êtes intéressé.
     
  • Par ailleurs, nous inaugurons aussi une nouvelle barre des tâches en bas de votre écran qui comprend de nombreux raccourcis utiles (un nouveau moteur de recherche, le flux des derniers articles, une galerie des dessins du jour, l’abonnement au flux RSS, la possibilité de partager un article en un clic sur les différents réseaux sociaux, la Fan Page AgoraVox sur Facebook où l’on pourra suivre l’actualité de la Fondation, un panneau Twitter qui permet de suivre les tweets des agoravoxiens en continu ou d’envoyer vos articles sur ce réseau, les dernières notifications du site AgoraVox…etc.). Toutes ces nouvelles fonctions vous seront utiles au quotidien mais vous serviront également pour faire connaître et mieux diffuser vos articles en dehors de notre site. Et bien entendu vous pouvez les utiliser aussi pour promouvoir la Fondation et notre campagne de dons (Facebook offre une fonction intéressante pour relayer ce type d’initiative en utilisant l’application « Causes » que je vous invite à utiliser).

e) En guise de conclusion…
Nous espérons vous avoir convaincu que l’information ne doit pas dépendre de sociétés d’investissement ou d’industries, qu’elle ne doit pas dépendre non plus de l’Etat.

L’avenir de l’information passera sans doute par des formes de solidarité et de coopération nouvelles. AgoraVox est devenu une Fondation dans ce but puisque nous sommes persuadés que le combat pour la liberté d’expression et d’information est un combat de tous les jours qui concerne chacun d’entre nous.

Un grand merci pour votre aide afin qu’AgoraVox puisse continuer à exister."

TAXE PROFESSIONNELLE

Jean-Pierre Raffarin et 23 sénateurs « ne voteront pas en l'état » la réforme de la TP

publié par le courrier des maires le 02 11

23 sénateurs UMP, entraînés par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ont annoncé dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche, le 1er novembre, qu'ils "ne voteront pas en l'état" la réforme de la taxe professionnelle présentée par le gouvernement.
"Le principe de réalité nous conduit à penser qu'il est nécessaire de voter d'abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle", affirment-ils. Les termes du texte sont sévères pour le projet gouvernemental : "L'actuelle proposition n'est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés". "Si le volet "allègement fiscal" pour les entreprises ne nous pose pas de problème et peut donc être voté rapidement, en revanche, le travail relatif au volet territorial de la réforme n'est pas achevé", précisent les signataires pour qui "les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l'impossibilité de fournir dans les délais impartis".

Fixer les compétences, d'abord
Deux autres anciens Premiers ministres ont critiqué la réforme. Selon Edouard Balladur, sur France Info le 28 octobre, "on ne peut pas faire une véritable réforme fiscale avant de savoir quelles sont les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales, département, commune, région. Il faut d'abord fixer la règle du jeu entre elles avant de savoir comment on va leur affecter ce qui va remplacer la taxe professionnelle".

Auparavant, le 7 octobre, Alain Juppé avait affirmé, dans un entretien publié dans Sud-Ouest, que « le gouvernement cherche la provocation » ajoutant que, dès la deuxième année de mise en place de la réforme, la communauté urbaine de Bordeaux perdrait, selon lui, "plusieurs millions. C'est tout de même se foutre du monde". Avant de présenter ses excuses au président de la République.

Les sénateurs ont reçu le renfort de Jean-François Coppé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui « comprend parfaitement [leurs] réserves ». La réforme de la TP n'a été adopté par l'Assemblée qu'à l'issue d'un long bras de fer entre le gouvernement et les députés UMP. "A ma connaissance, personne n'est autorisé à dicter à nos amis sénateurs leur conduite", a insisté Jean-François Copé.

En réponse, le ministère des Finances annonce qu'il sera « à l'écoute » des sénateurs et travaillera avec eux à l'élaboration d'un texte qui leur convienne. Quant aux ministres et responsables de l'UMP, ils affirment successivement la nécessité de voter le texte et d'aller « au bout de la réforme ».
A l'Elysée, on s'est refusé à tout commentaire, "laissant le texte être débattu au Sénat".

L'UMP ne disposant plus de majorité absolue au Sénat, si les 24 sénateurs UMP persistent, le risque que la réforme soit repoussée est réel. En outre, même si le dernier mot appartient à l'Assemblée, un tel résultat au Sénat pourrait inciter alors les députés UMP à être plus combatifs.

Les pertes après récolte aggravent la faim

Technologies améliorées et formation permettent de réduire ces pertes

Centre de presse FAO : 2 novembre 2009, Rome -

http://www.fao.org/news/story/fr/item/36851/icode/

Les pertes après récolte, qui privent les populations des pays en développement d'une partie substantielle de leur production agricole, sont un facteur d'aggravation de la faim, mais la formation des paysans et des investissements appropriés permettraient de réduire considérablement ces pertes, indique la FAO.

Les pertes après récolte - qui atteignent selon les cas entre 15 et 50% de la production - sont provoquées notamment par des récoltes intervenues avant la pleine maturité de la plante ou une exposition excessive aux pluies, aux sécheresses, aux températures extrêmes ou encore la contamination par des microorganismes ou des dégâts physiques qui réduisent la valeur des produits.

Les cultures perdent aussi de leur valeur du fait notamment de l'utilisation d'outils inappropriés, de la contamination chimique ou d'une mauvaise manipulation durant les phases de la récolte, du chargement, de l'emballage et du transport.

Les pertes contribuent à la hausse des prix en privant les marchés d'une partie des approvisionnements. Elles ont aussi un impact négatif sur l'environnement et le changement climatique, car la terre, l'eau, la main-d'œuvre et des ressources non renouvelables comme les engrais et l'énergie sont utilisées pour produire, transformer et transporter des denrées qui ne sont pas consommées.


Sauvegarder les récoltes

Une bonne formation permettrait de réduire les pertes qui se produisent souvent du fait des pratiques erronées de manipulation et de transport. A ce propos, la FAO, en collaboration avec la Banque mondiale et d'autres partenaires, a assuré la formation de milliers de personnes sur trois continents.

A titre d'exemple, au Kenya, la FAO et le Ministère de l'agriculture ont appris aux agriculteurs comment lutter contre la contamination des graines par la micotoxine.

Autre problème: les installations de stockage inadéquates et peu sûres dans beaucoup de pays en développement. Face à ce problème mis en relief par la crise alimentaire de 2008, la FAO et ses partenaires bailleurs de fonds peuvent apporter une contribution significative.

Un récent projet de la FAO en Afghanistan, financé en grande partie par l'Allemagne, a permis de fournir des silos métalliques fabriqués localement à quelque 18 000 ménages. Ces silos hermétiques ont permis aux paysans de mettre leurs récoltes à l'abri des pestes, des ravageurs, des oiseaux et des champignons. En outre, ils permettent de conserver les récoltes durant de longues périodes tout en maintenant la qualité des produits.

L'effet fut immédiat. Les paysans afghans qui ont utilisé ces silos pour stocker les grains de céréales et de légumineuses ont vu leurs revenus s'améliorer. Les pertes après récolte ont chuté de 15 ou 20 pour cent à moins de 1 ou 2 pour cent. En outre, grâce à la formation offerte par la FAO, les artisans forgerons ont fabriqué 4 500 silos supplémentaires qui ont été vendus à d'autres paysans.

En Guinée, où 70 à 80 pour cent de la population dépend de l'agriculture pour sa survie, un projet similaire a également permis de réduire considérablement les pertes après récolte qui atteignaient auparavant environ 20 pour cent.

Une centaine de silos ayant des capacités allant de 100 à 1 800 kilogrammes ont été distribués aux paysans qui ont vu ainsi leurs revenus s'améliorer et leurs produits vendus sur de plus longues périodes et à meilleur prix car mieux conservés dans les silos.

Dans l'ensemble, plus de 45 000 silos ont été construits et installés dans 16 pays et plus de 1 500 artisans ont reçu une formation.

Afin de permettre aux petits paysans d'avoir accès aux technologies améliorées - notamment les silos métalliques -, des interventions sont nécessaires dans d'autres domaines.

Dans beaucoup de pays en développement, les paysans n'ont pas les moyens d'acheter le matériel pour la fabrication des silos. Aussi la FAO a-t-elle mis à leur disposition des facilités de crédit qui ont été extrêmement utiles.

Impact sur les normes de qualité

Mais en dépit des succès enregistrés ça et là, les pertes après récolte posent toujours problème dans beaucoup de pays.

En ce qui concerne les pays développés, les supermarchés de ces pays sont assez stricts sur la qualité. Ainsi, les fruits et légumes doivent répondre à certaines normes de qualité, sinon ils sont écartés et finissent à la poubelle car il n'y a pas de marchés alternatifs pour de tels produits.

Cela n'est évidemment pas le cas dans les pays en développement. Du fait de l'accroissement démographique et de l'urbanisation croissante dans beaucoup de pays en développement, les produits alimentaires à haute valeur ajoutée doivent pouvoir être bien conservés et transportés sur de longues distances.

Aussi, des efforts supplémentaires doivent-ils être déployés pour réduire de manière significative les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Des investissements supplémentaires sont également indispensables pour les infrastructures du froid et les équipements de transformation.

 

 

A propos du Conseil des Chefs d'Etat et de Gouvernement: 100 millions d'euros d'ici 2020

Deux positions celle de la Présidence et communiqué de Corinne Lepage

Conclusions de la Présidence du Conseil européen - Bruxelles, 29 et 30 octobre 2009

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/press...

 II. Changement climatique

publication: 15265/09

"...

4. Le changement climatique est plus rapide que prévu et les risques qu'il comporte sont déjà

visibles. Nous assistons à une fonte massive des glaces, à une élévation du niveau de la mer

à l'échelle de la planète et à des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur dont la

fréquence, l'intensité et la durée augmentent.

5. À quelques semaines de la conférence de Copenhague, l'Union européenne est plus que

jamais fermement déterminée à jouer un rôle moteur et à contribuer à un accord mondial

global et ambitieux. Il faut que toutes les parties aux négociations impriment un nouvel élan

au processus et que le rythme des négociations s'accélère.

6. L'accord de Copenhague doit inclure des dispositions concernant l'objectif des 2°C, des

engagements ambitieux de la part des pays développés en matière de réduction des émissions,

des mesures d'atténuation appropriées à prendre dans les pays en développement, ainsi que

l'adaptation, les technologies et un arrangement sur le financement, comme indiqué ci-après.

Le Conseil européen souligne la nécessité de disposer, à partir du 1er janvier 2013, d'un accord

juridiquement contraignant qui s'appuie sur le protocole de Kyoto et en intègre tous les

éléments essentiels. Le Conseil européen estime en outre que tous les pays, y compris ceux

qui ne sont pas actuellement liés par le protocole de Kyoto, devraient agir immédiatement.

7. Le Conseil européen appelle toutes les parties à souscrire à l'objectif des 2°C et à convenir de

réductions des émissions mondiales d'au moins 50% et, dans le cadre de ces réductions des

émissions mondiales, de réductions cumulées des émissions dans les pays développés

d'au moins 80 à 95% d'ici 2050, par rapport aux niveaux atteints en 1990; ces objectifs

devraient à la fois représenter l'idéal à atteindre et servir de référence pour fixer des objectifs à

moyen terme, qui feraient l'objet d'une évaluation scientifique périodique. Dans le cadre des

réductions qui, selon le GIEC, devraient être réalisées collectivement par les pays développés,

il appuie l'objectif de l'UE de diminuer les émissions de 80 à 95% d'ici 2050, par rapport aux

niveaux atteints en 1990.

8. L'Union européenne est à la pointe des efforts déployés pour lutter contre le changement

climatique. Elle est résolue à adopter une décision visant à porter à 30% la réduction des

émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990, à titre d'offre conditionnelle en

vue d'un accord mondial global pour l'après-2012, pour autant que d'autres pays développés

s'engagent à atteindre des réductions d'émissions comparables et que les pays en

développement apportent une contribution adaptée à leurs responsabilités et à leurs capacités

respectives.

9. L'action isolée de l'Union européenne ne pourra pas suffire. Un accord global et ambitieux ne

peut être dégagé que si toutes les parties contribuent au processus. D'autres pays développés

devraient aussi faire la démonstration de leur rôle moteur en s'engageant à réaliser

d'ambitieuses réductions de leurs émissions et en revoyant à la hausse leurs engagements

actuels. Les pays en développement, et en particulier ceux qui sont le plus avancés, devraient

s'engager à prendre des mesures d'atténuation appropriées, qui correspondent à leurs

responsabilités communes mais différenciées et à leurs capacités respectives. Le Conseil

européen souligne qu'il convient que les actions d'atténuation soient mesurées, notifiées et

vérifiées dans tous les pays.

10. L'adaptation est un élément nécessaire, qui doit être abordé de manière exhaustive dans tout

accord conclu à Copenhague. Le Conseil européen rappelle la proposition d'établir dans cet

accord un cadre d'action sur l'adaptation au changement climatique. Il souligne la nécessité

d'accroître le soutien aux mesures d'adaptation dans les pays en développement, jusqu'en 2012

et au-delà, en se concentrant sur les pays et les régions qui sont particulièrement vulnérables

aux effets néfastes du changement climatique.

11. Le Conseil européen souligne qu'il importe de prévoir des mesures d'incitation pour faire

participer le secteur privé à la coopération technologique. Il convient de renforcer

considérablement la R&D, de fixer des objectifs au niveau mondial dans le domaine

technologique et de diffuser des technologies sûres et durables.
 

12. Un arrangement sur le financement constituera un volet essentiel de tout accord conclu à

Copenhague. Il est nécessaire d'accroître de façon progressive, mais significative, les flux

financiers supplémentaires, tant publics que privés, afin d'aider les pays en développement à

mettre en oeuvre des stratégies ambitieuses en matière d'atténuation et d'adaptation.

13. L'UE est prête à assumer sa part de l'effort mondial en fixant un objectif d'atténuation

ambitieux, en prévoyant la possibilité de compensations et en contribuant équitablement au

soutien public. Le Conseil européen est d'accord avec l'estimation réalisée par la Commission,

selon laquelle le surcoût net total de l'atténuation et de l'adaptation pourrait s'élever, pour les

pays en développement, à quelque 100 milliards d'euros par an d'ici 2020, à financer en partie

par les propres efforts de ces pays, en partie par le marché international du carbone et

en partie par le financement public international.

14. On estime que le niveau global du soutien public international nécessaire se situe dans une

fourchette allant de 22 à 50 milliards d'euros par an d'ici 2020, sous réserve d'une répartition

équitable de l'effort au niveau mondial, conformément à la clé de répartition qui sera

approuvée par les parties, d'un système de gouvernance et d'un mode d'exécution axé sur des

actions spécifiques en matière d'atténuation et des stratégies ambitieuses de développement

sobre en carbone/des plans ambitieux de croissance sobre en carbone. Cette fourchette

pourrait être réduite en prévision du sommet de Copenhague.

15. Un cadre institutionnel efficace en matière de gouvernance doit être élaboré en amont du

financement. Le Conseil européen appuie la mise en place d'un forum ou d'une instance de

haut niveau qui serait créé sous l'égide de la CCNUCC et chargé, entre autres, de fournir une

vue d'ensemble des sources internationales de financement de la lutte contre le changement

climatique dans les pays en développement.

16. Tous les pays, à l'exception des moins développés, devraient contribuer au financement public

international sur la base d'une clé de répartition globale et mondiale fondée sur les niveaux

d'émission et sur le PIB afin de tenir compte à la fois de la responsabilité à l'égard des

émissions au niveau mondial et de la capacité contributive, un poids considérable étant

attribué aux niveaux d'émission. Le poids des niveaux d'émission devrait augmenter au fil du

temps pour tenir compte des adaptations des économies. L'UE et ses États membres sont prêts

à assumer la part du financement public international qui leur serait équitablement assignée.

17. Le Conseil européen souligne qu'un financement public international à mise en oeuvre rapide

est important dans le cadre d'un accord de Copenhague global, équilibré et ambitieux.

L'objectif devrait consister à élaborer des mesures efficaces à moyen et à long terme et à

éviter que l'adoption d'actions ambitieuses soit retardée, un accent tout particulier étant mis

sur les pays les moins avancés. Prenant acte de l'estimation de la Commission selon laquelle

un financement global de 5 à 7 milliards d'euros par an sera nécessaire au cours des trois

premières années suivant la conclusion d'un accord ambitieux à Copenhague, le Conseil

européen souligne qu'un chiffre sera fixé en fonction des résultats de la conférence

de Copenhague. L'UE et ses États membres, dans ce contexte, sont prêts à assumer leur part

de ces coûts. Le Conseil européen souligne que cette contribution sera subordonnée à la

réalisation d'efforts comparables par d'autres acteurs clés.

18. Le Conseil européen note qu'une grande quantité d'unités de quantité attribuée (UQA)

inutilisées pourrait s'accumuler durant l'actuelle période d'engagement au titre du protocole

de Kyoto. Cette question doit être traitée d'une façon non discriminatoire, selon un principe

d'égalité entre pays européens et pays non européens, et de sorte que la gestion du surplus

d'UQA n'affecte pas l'intégrité environnementale de tout accord conclu à Copenhague.

19. Le financement privé sera stimulé par la mise en place d'un vaste marché liquide du carbone

reposant sur des systèmes solides de plafonnement et d'échange dans les pays développés, un

mécanisme pour un développement propre (MDP) révisé et des mécanismes sectoriels de

crédit et d'échange relatifs aux mesures prises dans les pays en développement.

20. Le Conseil européen souligne le rôle que doivent jouer les mesures d'atténuation en matière

d'utilisation des terres, de changement d'affectation des terres et de foresterie, notamment par

la mise en place de mesures incitatives favorisant une réduction de la déforestation et de la

dégradation des forêts ainsi qu'une gestion durable de celles-ci dans les pays en

développement. Il convient d'instituer un mécanisme fondé sur les résultats qui prenne en

considération les réductions d'émissions vérifiées.

21. Le Conseil européen rappelle que le risque de fuite de carbone est analysé et pris en compte

dans la nouvelle directive concernant le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet

de serre (directive 2009/29/CE), de sorte que, pour préserver l'intégrité environnementale des

politiques de l'UE, en fonction du résultat des négociations internationales et des réductions

des émissions mondiales de gaz à effet de serre qui pourraient en découler, il est possible

d'envisager des mesures adéquates, dans le respect des règles du commerce international.

La conclusion d'un accord international ambitieux reste la meilleure façon de traiter cette

question.

22. Le Conseil européen prend note du projet de décision de la Commission comportant une liste

des secteurs et sous-secteurs considérés comme exposés à un risque important de fuite de

carbone en fonction des critères fixés dans la nouvelle directive concernant le système

d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre (directive 2009/29/CE). Il note qu'il est

possible d'ajouter un secteur ou un sous-secteur à la liste sur la base de nouvelles

informations, s'il répond aux critères pertinents. La liste sera réexaminée à la lumière des

résultats des négociations internationales sur le changement climatique.

23. Parallèlement à l'apport de fonds pour financer la lutte contre le changement climatique,

l'ensemble des parties au niveau international devraient s'engager à ce que ce financement ne

compromette pas la lutte contre la pauvreté ni l'accomplissement de nouveaux progrès dans la

réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Des modes de financement

novateurs peuvent aider à assurer des flux de financement prévisibles en faveur du

développement durable, en particulier au profit des pays les plus pauvres et les plus

vulnérables.

24. Le Conseil européen fait siennes les conclusions adoptées par le Conseil le 21 octobre 2009

(doc. 14790/09), qui, associées aux présentes conclusions du Conseil européen et aux lignes

directrices figurant en annexe, confèrent à l'Union une solide position de négociation, ce qui

lui permettra de jouer un rôle constructif pendant la phase finale du processus de négociation,

en particulier sur des questions clés telles que le financement, le transfert de technologies,

l'adaptation, l'atténuation du changement climatique et la bonne gouvernance.

25. Le Conseil européen invite la présidence à prendre les mesures nécessaires au maintien d'une

position de négociation ferme tout au long du processus et réexaminera la situation lors de sa

réunion de décembre afin de prendre les décisions nécessaires à la lumière des premières

phases de la conférence de Copenhague. "...

 

 

 

 

 

 

communiqué presse, le 30 octobre 2009
 
Corinne Lepage, 1ère vice-présidente de la commission Environnement du Parlement européen, exprime sa déception à l'issue du Sommet européen, qui a abordé la question du financement de la lutte contre le changement climatique.
 
On ne peut que regretter cette position frileuse qui rendra difficile une attitude offensive de l’Europe à Copenhague même s’il est vrai que l’UE ne peut être seule à porter le fardeau. L’attitude des Etats-Unis et de la Russie est à ce jour clairement  irresponsable.
 
Les tactiques dilatoires des gouvernements européens sur la question des finances sont incompatibles vis à vis de l'enjeu climatique auquel nous sommes confrontés, et pour lequel l'Europe a une grande part de responsabilité. L'Union Européenne doit cesser de se cacher derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle devra mettre ses cartes sur la table dès le début des négociations à Copenhague si elle veut continuer à prétendre qu'elle est à la pointe du combat contre le changement climatique.
 
L'Union Européenne devrait s'engager à fournir au moins 30 milliards d'euros par an d'ici 2020 aux pays en développement,  en plus de l'aide publique au développement. D'ici à 2012 et l'entrée en vigueur d'un nouvel accord international, l'UE devrait aussi mobiliser un financement précoce pour les pays en développement de 5 à 7 milliards d'euros par an. Les chefs d'Etat réunis à Bruxelles ont exprimé leur accord avec l'estimation des besoins de financement des pays en développement pour la lutte contre le changement climatique réalisée par la Commission européenne, qui évalue ce besoin à quelques 100 milliards d'euros par an d'ici à 2020.
 
Par ailleurs certains pays (comme la Russie et l'Ukraine) veulent conserver leurs surplus de droits à polluer ("air chaud") issus du Protocole de Kyoto, et estimés à 90 milliards d'euros. Un tel transfert rendrait le marché carbone inefficace. Les surplus de droits à polluer de l'ancien bloc de l'Est sont dangereux pour l'intégrité du marché carbone. Ces Etats doivent aussi assumer leur responsabilité historique, comme le reste de l'Union européenne.
 

Le financement de la lutte contre le changement climatique s'elevera à 100 millions d'euros  d'ici 2020

C'est la somme que les pays industrialisés, coupables historiques du réchauffement climatique, sont prêts à verser pour aider les pays pauvres à prendre les mesures face au changement climatique.

Où est la troisième voie politique innovante ?

Tribune Ludovic Guinard : Responsables devant l’Histoire
 
Les actuelles réflexions d’alliances empêchent le renouveau démocratique, dans la mesure où il ne s'agit que de tractations qui ne sont qu’exercices d’appareils stériles et inaptes. Inaptes à offrir une alternance politique responsable, mais également inaptes à offrir une gouvernance soutenable.
 
Pourtant face à l’urgence et à la nécessaire modification du paradigme économique, destinée à tendre le plus rapidement possible vers une société soutenable, il est devenu indispensable de proposer une nouvelle gouvernance, à la fois humaniste et écologique.
 
De manière pragmatique, la grande majorité des électeurs des trois mouvements qu’étaient les verts (et autres mouvements écologistes), l’UDF, et CAP21, ajouté des centristes du PS, navigue depuis 2007 entre le Modem et Europe Ecologie. Présenter aux élections régionales des listes distinctes n’est qu’individualisme à courte vue. Mais plus encore une ineptie, car cela revient à multiplier les coûts de campagne, à réduire le nombre d’électeurs pour chaque partant, et assurément à réduire le nombre global d’électeurs rassemblés autour de cet humanisme écologique. Autant dire, que seuls des intérêts égocentriques peuvent conduire à de telles aberrations. Car au final, l'argent des contribuables et des adhérents sera dépensé en double pour deux campagnes distinctes, avec à cour sûr un score individuel divisé par deux, et donc un résultat global faible. Sont-ce là les comportements responsables et humbles dont la société de demain à besoin ?
 
De manière plus prospective, ce dont notre société à besoin, c'est d’équité, de modification des paradigmes et donc d’une offre cohérente apte à être mise en œuvre rapidement aux plus hauts niveaux de décisions. Force est de constater que ces mouvements n’ont pu sur les 15 dernières années convaincre séparément.
 
Ils ont aujourd’hui la responsabilité historique de créer cette troisième voie politique innovante qui seule peut conduire à une société soutenable, humaniste et écologique.
 
Il existe bien sûr des positions qui divergent. Ses divergences sont une richesse qu’il faudra exploiter, et éliminer celles de façades qui ne servent qu’à exister politiquement. Mais le concept voulant que l’on gouverne pour l’ensemble des français et non pas seulement pour ceux qui nous ont élu, commande de générer une offre politique d’avenir, c’est à dire répondant aux besoins les plus urgents et les plus réformateurs.
 
C’est la raison pour laquelle, bien plus que de défendre la constitution d’un pôle rassemblant les centristes et écologistes, j’affirme qu’il s’agit là de la seule alternative responsable. Toute autre option ne fait que mettre en exergue l’incapacité des politiques actuels à mettre en avant l’intérêt général plutôt que leur intérêt particulier. Il m’importe plus l’avènement d’un tel pôle, d’un tel renouveau démocratique, que d'amener tels ou tels à être en responsabilité. Devons nous donner notre confiance à ceux qui refusent de construire ce consensus vital ?
 
J’en appelle à la responsabilité de chacun. Le seul moyen de convaincre est donc pour chacun de renoncer à ses intérêts personnels et de tendre la main aux autres mouvements, car il s’agit au fond de tendre la main aux générations futures.
 
Je suis prêt, avec nombre de mes amis, à être ce pont entre les mouvements afin d’identifier ce qui, dans nos diagnostics et dans les solutions d’urgence à mettre en œuvre, est prioritaire et est donc supérieur à toutes autres considérations.
 
 
Ludovic GUINARD
 
Responsable CAP21 Aquitaine
 
Membre du Bureau National

Toutes les notes