03.12.2009

Que savons-nous de la nourriture que nous achetons dans nos supermarchés locaux et servons à nos familles ?

Projections et Débats FOOD, INC. en Région Parisienne

http://www.foodinc-lefilm.com/note-intention

Dans FOOD, INC. le réalisateur Robert Kenner, le journaliste d’investigation Eric Schlosser (auteur de « Fast Food Nation ») et Michael Pollan (auteur de « The Omnivores’s dilemna» – Le Dilemme de l’omnivore) lèvent le voile sur l’industrie agro-alimentaire. Une industrie qui a souvent fait passer les profits avant la santé des consommateurs, la survie d’exploitants agricoles, la sécurité des travailleurs et notre environnement à tous.

C’est à l’aide de séquences animées et de graphiques que les réalisateurs ont choisi de dénoncer cette menace hautement mécanisée et à résonances orwelliennes qui a volontairement été cachée aux consommateurs.

Ils nous révèlent comment une poignée de compagnies contrôlent l’approvisionnement en nourriture pendant que des scientifiques manipulent l’ADN même des animaux que nous mangeons afin qu’ils grossissent plus vite, qu’ils nous nourrissent de façon efficace, avec un goût différent. Maintenant nous avons des poulets aux filets hypertrophiés, des côtelettes de porc parfaites, des graines de soja résistantes aux insecticides et même des tomates qui ne pourrissent pas. La viande sur nos tables a reçu des injections d’hormones de croissance et d’antibiotiques. Et nous servons tout cela à nos enfants.
Le bétail reçoit de la nourriture que son organisme ne peut digérer. Cela a pour conséquences de créer de nouvelles souches virales comme le virus E Coli (Escherichia coli) qui contamine chaque année près de 73 000 américains. Et à cause de la prolifération des aliments traités dérivant du maïs les Américains font désormais face à des niveaux épidémiques de malade du diabète parmi les adultes ainsi qu’à une augmentation alarmante de l’obésité, en particulier chez les enfants.

Le plus surprenant est que cela se produit juste sous les yeux des agences de régulation du gouvernement américain, le Département Américain de l’Agriculture et l’Administration Américaine des Denrées et des Médicaments. Le film met en lumière un jeu de chaises musicales entre les dirigeants des grandes compagnies agro-alimentaires qui entrent et sortent à leur guise dans les instances du pouvoir à Washington et qui produit un réel manque de surveillance.
Cela illustre bien comment ce système politique dysfonctionnel opère souvent au détriment du consommateur.

Sur le terrain, les agriculteurs sont jusqu’à présent restés silencieux, de peur d’éventuelles représailles ou poursuites judiciaires s’ils parlaient de ce qui est en train d’arriver à l’industrie alimentaire.

Les lois américaines aujourd’hui sont telles que les compagnies sont autorisées à faire breveter les graines destinées aux cultures. En conséquence, Monsanto, la compagnie qui avait créé l’Agent Orange et le DDT, a gagné, en l’espace de 10 ans, le contrôle de 90% des graines de soja du pays. Les agriculteurs ont maintenant interdiction de conserver et réutiliser les semences. Chaque saison ils doivent en racheter de nouvelles auprès de Monsanto. Armée d’une équipe de 75 employés dédiés à l’application des brevets, Monsanto dépense des millions chaque année pour enquêter, intimider et poursuivre les fermiers. Beaucoup d’entre eux ne sont malheureusement pas financièrement capables de combattre la compagnie

Jeudi 3 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de l’équipe de Naturalia

Vendredi 4 décembre
Cinéma LE REFLET MEDICIS – 75005 à 20H
En présence de Jacques Loyat (Agronome et Vétérinaire sans Frontières)

Samedi 5 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 18H20
En présence de Jacques Loyat (Agronome et Vétérinaire sans Frontières)

Mardi 8 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de Terre de Liens, Nature é Progrès, AMAP IDF, association MINGA

Cinéma LE REFLET MEDICIS – 75005 à 20H
En présence de l’équipe de Naturalia

Mercredi 9 décembre
Cinéma LE LATINA – 75004 à 20H
En présence de Pierre Weill, auteur de «TOUS GROS DEMAIN ? »

02.12.2009

Le Sénat fait son tour de table pour Copenhague

FNE -02-12-2009 / Copenhague et nous


Aujourd’hui, France Nature Environnement était auditionnée au Sénat à l’occasion d’une table ronde organisée par les commissions de l'économie et des affaires européennes en prévision de Copenhague. La Fondation Nicolas Hulot et le MEDEF étaient aussi représentés. C’est le Ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo, qui a conclu.

Engagements de réduction de l’Europe et d’atténuation de la Chine, rôle des forêts, instauration de mécanismes de réajustement aux frontières, soutien financier des pays les plus vulnérables : tous les principaux sujets sensibles ont été abordés. L’occasion pour FNE de rappeler quelques concepts essentiels.

 

Face à un MEDEF inquiet de voir l’Europe prête à « forcer l’accord » en s’engageant sur un objectif d’atténuation des émissions réhaussé à 30% pour 2020 par rapport aux émissions de 1990, Sébastien Genest, Président de FNE, a ainsi rappelé le maître mot des négociations actuelles : responsabilité. Les pays industrialisés ont en matière d’émissions une responsabilité particulière, historique, qu’il leur appartient d’assumer au nom de l’équité. L’équité commande des actions volontaristes en faveur des pays les plus vulnérables, impactés de plein fouet par un réchauffement climatique auquel ils ne contribuent pas. Elle implique aussi une meilleure différenciation des pays dits « en développement », qu’il s’agisse de mesurer leur besoin d’aide à l’adaptation ou d’organiser la lutte contre la déforestation. Un point crucial de l’accord de Copenhague à venir que Grégory Jean, Chargé de Mission Forêts à l’international, s’est attaché à défendre.

 

Dans la même veine, au droit à l’innovation invoqué par certains sénateurs, Sébastien Genest a opposé la poursuite du progrès : l’innovation scientifique, pour être porteuse, n’est pas signe d’un progrès systématique. « Le progrès, c’est avant tout un choix de société », a-t-il rappelé.

 

Ces précisions de langage ont été au cœur des conclusions du Ministre d’Etat, s’insurgeant contre les « amalgames, surenchères, confusions » actuels. Il a ainsi rappelé la distinction effectuée dans son plan Justice Climat entre les besoins et capacités des « pays industrialisés » (dans et hors Kyoto), des « grands émergents » et des « pays les plus vulnérables » ; sans que ces catégories ne recouvrent elles-mêmes des situations homogènes. Il est revenu sur la question de la « contrainte », pouvant être espérée attachée à l’accord à venir. Et il a achevé ses propos en précisant que ledit Plan ne valait pas « position française », mais simple « contribution » à l’heure des négociations : c’est bien l’Europe qui s’exprimera, unie et d’une seule voix, à Copenhague.

 

Autant donc s’accorder dès à présent sur les termes.
Les Commentaires des lecteurs

01.12.2009

Copenhague : Festival de Cannes ou Yalta du climat ?

Communiqué FNE

Alors que de nombreuses personnalités viendront défiler à Copenhague et que la bataille des chiffres fait rage, France Nature Environnement rappelle que l’enjeu des négociations climatiques est d’abord démocratique. 

 
FNE dénonce le processus actuel de négociation climatique qui exclut complètement les élus, syndicats et associations. La France, pays du Grenelle de l’environnement, doit porter l’exigence d’une nouvelle démocratie écologique à Copenhague.

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : «Notre message est clair et nous le martèlerons : tout en réfléchissant au fond des négociations, il faut réfléchir à leur forme et à leur réforme. Les négociations ne peuvent être monopolisées par les administrations nationales et elles se doivent d’impliquer réellement les élus, les syndicats et les associations du monde entier. Nous sommes réduits au rôle de distributeur de bons et mauvais points. L’enjeu est pourtant aussi simple que primordial : permettre une compréhension et une implication des citoyens dans la lutte contre le dérèglement climatique.»

Faire pression ou participer ?

Pour FNE, les ONG ne devraient pas être réduites à faire pression sur les négociateurs. Elles devraient être enfin reconnues et associées aux négociations elles-mêmes. Nous en sommes loin.

Arnaud Gossement, porte parole de FNE ajoute : « notre rôle est-il de faire la claque au défilé des personnalités et politiques qui viendront faire des photos à Copenhague comme à Cannes ? Notre rôle se limite-t-il à siffler ou applaudir des discours ? Il est temps de prendre les associations au sérieux, comme une forme légitime d’organisation démocratique ».

FNE s’inquiète en outre de la volonté des Etats industrialisés de repousser de plusieurs mois la conclusion d’un accord juridiquement contraignant qui succède au protocole de Kyoto. FNE demande au Gouvernement de développer et de porter cette idée qui n’est encore qu’esquissée dans le plan justice climat.

Arnaud Gossement ajoute : « que saurons nous de plus en janvier 2010 que nous ne savions en décembre 2009 ? Nous demandons la création d’une Organisation mondiale de l’environnement qui soit ouverte aux élus et représentants de la société civile. Seule une OME permettra la rédaction et le contrôle du respect d’un accord juridiquement contraignant dont le respect sera contrôlé, non par un obscur comité d’experts inconnus du grand public, mais par des représentants qui rendront compte aux citoyens. »
Stop à la magie des chiffres

Pour FNE, les négociations climatiques ne devraient pas se réduire à une bataille de chiffres qui est d’abord une bataille de communication. Les annonces d’objectifs chiffrés qui se sont succédé ces derniers jours n’apportent aucun espoir. Il faut en effet s’interroger sur ce qui se cache derrière ces chiffres et derrière le terme «réduction» : peut-on assimiler la compensation et l’enfouissement de carbone à une vraie politique de réduction des émissions physiques de tous les gaz à effet de serre ? Pour FNE la réponse est évidemment non.

Gaëlle Cognet, chargée de mission climat de FNE ajoute : « La bataille du climat n’est pas une bataille de chiffres ou de communication. La bataille du climat est celle de la mobilisation citoyenne et pas seulement de quelques chefs d’Etat. Il y a aujourd’hui un risque de décrochage des citoyens qui sont pessimistes ou indifférents à la technocratie climatique de négociations hors sol. Nous irons porter ce message à Copenhague et rendrons compte de la réalité des négociations »

Nos revendications

FNE demande


La création d’une Organisation mondiale de l’environnement qui soit le siège de négociations démocratiques et continues et dont les décisions prévalent notamment sur celles de l’OMC ;
La rédaction d’un accord juridiquement contraignant, fondé sur le principe de responsabilité et dont le contrôle soit assuré de manière démocratique ;
La traduction juridique des conclusions du GIEC et, notamment, un objectif de réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés de 40% en 2020 et de 80% en 2050 ;
Des objectifs de réduction des émissions par secteur d’activité (transports, agriculture…) ;
Une politique de lutte contre la crise écologique dans sa globalité, qui ne soit pas exclusivement centrée sur le carbone, de manière à éviter les effets pervers du carbo-centrisme ;
Des moyens concrets, sous forme de subventions et non de crédits ou de prêts, pour le financement de l’aide à l’adaptation climatique des pays pauvres, à hauteur d’au moins 100 milliards d’euros par an ;
Un fonds et un plan mondial pour le climat qui comporte notamment des investissements massifs dans les économies d’énergie, la protection des puits naturels de carbone, le développement des énergies renouvelables ;
L’abandon des fausses solutions : stockage industriel de carbone, agro carburants, compensation marketing de CO2.
FNE tiendra le journal des négociations de Copenhague sur son site «Bienvenue à Copenhague» dont l’adresse est fne.asso.fr/climat et sur lequel vous pouvez trouver une carte de France recensant les projets climaticides combattues par les associations membres de FNE.

LE PNUE VA ÉVALUER LA POLLUTION AUX HYDROCARBURES DANS LE DELTA DU NIGER

ONU - New York, Nov 30 2009  4:50PM
Une évaluation menée par le Programme des Nations Unies pour l';environnement (PNUE) avec le soutien du gouverneur de l'Etat de Rivers, au Nigéria, va analyser pendant un an l'impact de la production pétrolière en termes de pollution sur les eaux du delta du Niger dans la région d'Ogoni.
L'Etat de Rivers contribue à hauteur de 40% à la production pétrolière et de gaz naturel du Nigéria. La majeure partie de la population du delta du Niger reste employée dans le domaine de la pêche et de l'agriculture. Le Nigéria est aussi victime de la déforestation avec un des taux les plus élevés au monde, soit 3,3 % par an
Les installations de raffinerie de la région continuent de polluer les eaux du fleuve Niger par manque d'entretien et de rénovation depuis presque 20 ans.
L'expertise de la PNUE est très attendue pour quantifier et analyser les mesures à prendre pour que l'industrie pétrolière du Nigéria se conforme aux normes environnementales internationales.
L'annonce de cette évaluation a eu lieu à Port-Harcourt, la capitale de l'Etat de Rivers. Cette expertise, qui va coûter 9,5 millions de dollars, est financée par plusieurs groupes pétroliers, la Nigerian National Petroleum Corporation, Shell, Total et Agip.
Nov 30 2009  4:50PM

30.11.2009

LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS LE PACIFIQUE MENACÉE PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

FAO - New York, Nov 30 2009 11:50AM
Le changement climatique aura vraisemblablement de fortes répercussions sur l'agriculture, la foresterie et les pêcheries dans les îles du Pacifique, ce qui risque d'accroître l'insécurité alimentaire et la malnutrition, met en garde l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture  à quelques jours du Sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague.

La FAO exhorte les gouvernements et les bailleurs de fonds à lancer sans délai des plans énergiques d'adaptation au changement climatique pour l'ensemble des îles du Pacifique.

Le changement climatique est susceptible d'exacerber les menaces dans une région déjà affligée par de fortes contraintes écologiques et économiques, selon la note de synthèse Climate Change and Food Security in the Pacific préparée pour le Sommet de Copenhague.

Les îles du Pacifique devront affronter la montée du niveau des océans et leur réchauffement, l'acidification, la modification des régimes de précipitations, des heures d'ensoleillement et du couvert nuageux, l'altération des régimes de circulation océaniques et atmosphériques et une fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes tels que cyclones tropicaux et sécheresses.

Nombre de ces impacts pourraient avoir des répercussions négatives et cumulées sur les rendements de l'agriculture et des pêches, ainsi que sur la sécurité alimentaire.
La dégradation des écosystèmes terrestres et marins, le stress thermique, l'érosion du sol, la salinisation et la raréfaction des nutriments, la propagation des ravageurs et des maladies des végétaux, la fréquence accrue des incendies de forêt, les sécheresses et les inondations constituent un risque particulièrement grave pour la production vivrière.

"Les agriculteurs ne doivent pas être abandonnés lorsqu'il est question de changement climatique", affirme le sous-directeur général de la FAO, Alexander Müller. "Les pays et leurs partenaires de développement doivent veiller à ce que les agriculteurs reçoivent les meilleures informations disponibles sur le choix des variétés culturales, de même que sur les options d'aménagement des ressources en sols et en eau pour s'adapter au changement climatique".

Les îles du Pacifique pratiquant la monoculture devront évaluer de près leur potentiel de sécurité alimentaire, car les systèmes agricoles diversifiés obtiendront de meilleurs résultats dans tous les scénarios de changement climatique.

"Les systèmes intégrés de culture, de foresterie, voire d';élevage, offrent des opportunités d';intensification durable de la production vivrière tout en créant un écosystème plus résilient", selon M. Müller.

Le changement climatique est également une grave menace pour la durabilité du secteur des pêches et risque de compromettre la sécurité alimentaire d'une région fortement tributaire du poisson comme source de protéines et de revenus, ceux-ci étant tirés de la vente de licences de pêche aux flottilles étrangères.

Les pêches de subsistance et de rente, en particulier des espèces de thonidés, sont les piliers de nombreuses économies des îles du Pacifique. Les changements intervenant dans la répartition et l'abondance des thons ont de graves retombées sur la viabilité à long terme des pêches industrielles et des conserveries dans le Pacifique occidental.

La pêche de subsistance et commerciale devra diversifier la production, les infrastructures halieutiques et la répartition des espèces afin de s';adapter aux changements brutaux de l'environnement et du secteur.

"Les impacts du changement climatique, associés à la surexploitation en cours des ressources forestières dans la région, exerceront de fortes pressions sur les forêts restantes", prévient également la FAO.

Les forêts et les arbres sont la source d'importantes cultures de base dans le Pacifique, telles que l'arbre à pain, les mangues, les agrumes et les noix de coco. Les forêts de palétuviers préviennent l'érosion côtière, servent de protection contre les marées de tempête et les tsunamis, et offrent d'importants habitats pour de nombreuses espèces de poissons.
Selon la FAO, il convient d'aider les gouvernements de la région à gérer leurs forêts durablement et à promouvoir des systèmes intégrés d'agroforesterie. Le potentiel des forêts dans la fixation du carbone doit être reconnu.
Nov 30 2009 11:50AM

29.11.2009

CLIMAT : BAN INSISTE UNE NOUVELLE FOIS SUR LA NÉCESSITÉ D'UN ACCORD À COPENHAGUE

 ONU- communiqué-New York, Nov 27 2009  6:50PM
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a insisté une nouvelle fois vendredi, lors d'une réunion de dirigeants du Commonwealth à Port-of-Spain (Trinité-et-Tobago), sur la nécessité d'arriver à un accord sur le changement climatique à Copenhague en décembre.

"Le message que je vous adresse aujourd'hui est simple : restez concentrés, restez engagés, venez à Copenhague et concluez un accord", a dit M. Ban dans un discours. "Un accord qui soit ambitieux, un accord qui soit équitable, un accord qui correspond aux exigences de la science", a-t-il ajouté.

A seulement neuf jours du Sommet de Copenhague, le Secrétaire général et le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, qui est l'hôte du Sommet, essaient d'obtenir que chaque pays se joigne à un accord qui permette une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Quelque 80 dirigeants ont promis de participer au Sommet, et chaque jour d'autres annoncent leur présence.

"La dynamique est forte et continue de croître", a souligné M. Ban lors de cette réunion du Commonwealth, sa dernière participation à une réunion internationale avant Copenhague.

Malgré plusieurs cycles de négociations avant le Sommet de Copenhague, plusieurs questions clés, dont les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre par les pays industrialisés et le financement destiné à aider les pays en développement, n'ont pas été résolues. Cela a réduit l'espoir d'arriver à un traité juridiquement contraignant remplaçant le Protocole de Kyoto de 1997 et qui arrive à expiration en 2012.

Le Secrétaire général s'est toutefois félicité de l'annonce de plans volontaires pour réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre annoncés récemment par le Brésil, l'Indonésie, et la République de Corée, ainsi que les promesses "ambitieuses" faites par le Japon, la Norvège et l'Union européenne.
Nov 27 2009  6:50PM
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27.11.2009

Les médias indépendants ont besoin de votre aide aujourd'hui CONTRE INFO

Soutenez Contre Info et allez sur le site, un article ci dessous:

http://contreinfo.info/

 26 novembre 2009  

La communauté scientifique des climatologues publie avant le sommet de Copenhague une ultime mise à jour de ses conclusions, dont nous reproduisons ci-dessous le résumé. ---Quoiqu’en disent les sceptiques, la tendance au réchauffement observée ces dernières années est bien réelle et le recul généralisé des glaces en arctique, dans les grands glaciers et sur la péninsule antarctique en apporte la preuve, tout comme les déplacements géographiques des biotopes des espèces animales et les modifications des cycles végétaux. Les variations cycliques de l’intensité du rayonnement solaire, d’une intensité bien trop faible comparativement au forçage du CO2, ne suffisent pas à expliquer le changement climatique auquel nous assistons. A lui seul, le réchauffement est une raison urgente pour agir. Et quand bien même les scientifiques se seraient trompés d’une décimale ici ou là, ou auraient été éventuellement tentés de taire certaines incertitudes, sur le fond, cela ne change à notre sens rien à ce constat fondamental : on sait désormais que l’activité humaine, jusqu’alors insouciante aux externalités, bouleverse les macros équilibres planétaires et met en péril le système terre. La réduction de l’empreinte, le développement d’une économie durable, cessant d’épuiser les ressources du vivant, sont désormais indispensables. Copenhague, en ce sens, est bien plus qu’une négociation sur le climat. Ce sommet marque l’ouverture d’une ère nouvelle, où l’ensemble de l’humanité prend conscience de la finitude du vaisseau qui l’abrite, et reconnait qu’elle a aussi le devoir de préserver son bien le plus précieux.  

26.11.2009

Vers une pénurie en eau

goodplanet.info

L’agriculture est l’activité humaine la plus consommatrice d’eau : elle utilise environ 70% des prélèvements d’eau effectués mondialement. L’irrigation a permis d’augmenter considérablement les productions agricoles, mais si elle est utilisée avec excès, elle peut mener à des désastres écologiques comme l’illustre le cas de la mer d’Aral. La désertification et l’assèchement des aquifères sont des conséquences majeures d’une mauvaise gérance de la ressource.

L’assèchement de la mer d’Aral

 

Avant 1960, 55.000 millions de mètres cubes d’eau se déversaient annuellement dans la mer d’Aral. Les prélèvements pour l’irrigation du coton et la construction de réservoirs de stockage de crue ont provoqué une chute du débit entrant annuel qui, entre 1981 et 1990, est passé à 1.300 millions de mètres cubes.

Des 24 espèces de poissons qui peuplaient la mer, 20 ont disparu et les prises de poisson qui atteignaient 44.000 tonnes par an dans les années cinquante et garantissaient 60.000 emplois se sont réduites à néant. Des mélanges toxiques de poussière et de sel émanant du sous-sol marin desséché se sont déposés sur les terres agricoles environnantes. Les faibles débits des rivières contiennent des sels concentrés et des produits chimiques toxiques qui rendent les eaux dangereuses pour la consommation et sont partiellement responsables des taux élevés de maladies diverses (maladies rénales, malformations…) dans la région. Récemment un barrage a permis au niveau de la mer de remonter et la situation de s’améliorer un petit peu.

 

L’eau, enjeu stratégique

La ressource en eau est répartie de manière très inégale sur la planète. Dans de nombreuses régions, exploitée au maximum de ses capacités. Même si l’agriculture reste aujourd’hui le secteur d’activité qui consomme le plus d’eau, l’usage industriel et domestique de l’eau représentent une part également importante. Cette consommation de la ressource peut engendrer des conflits d’intérêts entre usagers mais aussi entre pays (la Californie profite de 30% du débit du Colorado essentiellement à des fins urbaines alors que le Mexique n’en reçoit que 9%). [Voir fiche Conflits]
Ces tensions risquent de s’aggraver puisque, selon la FAO, les besoins alimentaires de la population mondiale seront, d’ici 2030, supérieurs de 50% à ceux d’aujourd’hui. [Débat]

Produire plus avec moins d’eau

La croissance annoncée des besoins demande de produire plus avec moins d’eau, l’agriculture irriguée même à faible niveau d’intrants (engrais, pesticides) demeure plus productive que l’agriculture pluviale à fort taux d’intrants. (6)

Le mauvais état des équipements de pompage et d’irrigation entraîne des pertes très importantes: fuites dans les canaux, déversements, infiltrations, évaporation. Dans les pays en développement, la quantité moyenne d’eau utilisée par les plantes représente 38% seulement du volume puisé. Si une partie de cette eau rejoint les cours d’eau et les aquifères, ce qui permet de la réutiliser, les pertes par évaporation dues aux techniques employées peuvent représenter 65%.(7)

Pour réduire les pertes d’eau lors de l’irrigation, différentes techniques ont été développées. Du côté des techniques d’apport en eau aux plantes, le goutte-à-goutte permet de minimiser les pertes en eau causées par l’évapotranspiration tout en attribuant à chaque plante l’eau dont elle a besoin. Il est aussi possible d’agir sur le niveau des sols pour optimiser l’irrigation, d’arroser à des moments plus appropriés ou encore de sélectionner des variétés plus adaptées à un milieu sec. (8)

Dans les zones sèches, la récupération des eaux de pluie permet à la fois de réduire les risques liés à l’irrégularité des précipitations et d’augmenter les rendements. Ceux-ci sont deux à trois fois supérieurs à ceux des cultures sèches. Elle contribue de plus à une meilleure alimentation des nappes souterraines en régulant l’apport d’eau sur une période plus longue qu’une averse. Autre exemple, Israël récupère 75% de ses eaux d’égouts, les épure dans des usines et s’en sert pour l’irrigation des cultures (9).

Une autre solution est de favoriser les cultures vivrières, des espèces ou des variétés moins gourmandes en eau, d’utiliser des pratiques culturales qui préservent les sols (par exemple couverture végétale limitant l’évaporation de l’eau). (10) Autre proposition, celle du Conseil mondial de l’eau, dont l’objectif est d’accroître de 40% la production en augmentant de 9% seulement la consommation d’eau. (11) Elle implique un mode de culture très productif et hautement technologique, l’utilisation de plantes sélectionnées pour leur rendement, le recours aux engrais et produits de protection végétale.

Impacts sur l’environnement

Au niveau local, la consommation immodérée d’eau d’irrigation peut parfois conduire à une réduction considérable des volumes disponibles et entraîner la désertification de certaines régions. Aujourd’hui le lac Tchad est 20 fois plus petit qu’il n’était il y a 30 ans à cause d’une diminution des précipitations et de l’accroissement de la pression sur les ressources en eaux de la région. De même les prélèvements effectués sur les deux fleuves qui alimentaient la mer d’Aral ont abaissé de 15 mètres le niveau de la mer et diminué sa surface de 40 %. [Voir encadré]

De grandes fleuves peuvent pendant un laps de temps ne plus rejoindre la mer, parmi lesquelles le HuangHe (Chine), le Colorado (Etats-Unis) et le Shebelle (Somalie). Le fleuve Jaune en Chine (HuangHe) n’a pas pu atteindre la mer pendant sept mois en 1997.

Une mauvaise gestion de l’irrigation peut également avoir des conséquences dramatiques sur les sols : si l’eau n’est pas drainée, elle stagne dans les champs, s’évapore et laisse en dépôt les sels dissous qu’elle contient. Ces sels stérilisent les terres. Mal contrôlée, l’irrigation entraîne également l’engorgement des sols qui rend ces derniers plus compacts et privent les racines d’oxygène.

Enfin, l’agriculture irriguée non maîtrisée a tendance à amplifier l’érosion des sols, provoquant une sédimentation accrue, avec des inondations dans les zones situées à mi-parcours, des débits fortement réduits en aval, l’envasement des réservoirs d’eau. La FAO estime que 1% des grands réservoirs est ainsi perdu chaque année. [Débat]

Le dessalement

La surexploitation des ressources en eau douce oblige à réfléchir à de nouvelles sources d’approvisionnement en eau. Certains proposent de recourir au dessalement. Au Koweit, 43% de l’eau utilisée pour les cultures provient d'eaux désalinisées. Cette méthode coûteuse reste pour l’instant réservée aux pays riches. Par ailleurs, le dessalement requiert beaucoup d’énergie et n’est donc pas très écologique.

L’irrigation consiste à apporter artificiellement l’eau à des végétaux cultivés pour en augmenter la production. L’irrigation permet de pallier le manque d’eau de pluie et nécessite de prélever de l’eau des rivières, des lacs et nappes phréatiques. Toutes les terres cultivées ne sont pas irriguées, seules 17% l’étaient en 2003, mais elles fournissaient 40% des récoltes mondiales. (1)

Etat de la ressource en eau

L’eau est une ressource renouvelable : la quantité présente sur la planète est quasiment invariable : l’eau utilisée à un moment s’écoule dans les océans, s’évapore, et retombe sur les continents. Toutefois, certains stocks d’eau, en particulier les aquifères (couches rocheuses contenant de l’eau) se renouvellent à l’échelle de milliers d’années. A notre échelle, elle peut donc être consommée plus vite qu’elle se régénère et venir à manquer.
Par ailleurs, seuls 2,5% de la réserve totale en eau est composé d’eau douce. L'eau douce des cours d'eau et des nappes phréatiques souterraines constitue 1 % du volume d'eau douce et 0.01 % de toute l'eau sur Terre. Les eaux directement utilisables pour l’irrigation sont donc limitées. (2)

Selon l’Organisation Météorologique Mondiale, « une grave pénurie d’eau risque de se produire d’ici 50 ans ». Dans certaines régions, la quantité d’eau pompée est supérieure à la capacité de réalimentation de la nappe. C’est le cas du Tamil Nadu, en Inde, où l’excès de pompage a provoqué en une décennie l’abaissement de 25 à 30 mètres du niveau de la nappe phréatique alimentant les puits. (3)

Les prélèvements annuels d’eau dans le monde s’élèvent à environ 3 600 km3. 70% de ce volume est utilisé pour l’agriculture. (4) Les prélèvements en eau pour l’irrigation varient fortement selon les pays, les climats, les disponibilités en eau et les cultures pratiquées (le riz a besoin de plus d’eau que le blé pour pousser), ainsi l’Europe consacre 33% de son eau à l’agriculture tandis que l’Afrique subsaharienne lui attribue 88 %. (5)

25.11.2009

Biodiversité : des dérogations à la trame verte seront possibles

La Gazette des communes du 24 11 09

Des dérogations à la trame verte et bleue seront possibles pour tenir compte de projets indispensables à la collectivité, a indiqué le 24 novembre la secrétaire d'état à l'Ecologie Chantal Jouanno, devant l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).

La trame verte et bleue, sorte de corridors destinés à garantir la circulation des espèces, devra être identifiée dans les documents d'urbanisme "afin d'éviter la fragmentation des espaces naturels et agricoles", a-t-elle précisé. Mais "on pourra y déroger. Ce n'est pas totalement opposable", a-t-elle assuré devant les représentants des chambres d'agriculture.
Il faudra tenir compte de projets d'intérêt général, comme par exemple la création d'une station d'épuration, a-t-elle précisé, tout en mettant en garde contre les "erreurs manifestes d'appréciation si on y déroge pour de mauvaises raisons".

Les "continuités" qui devront être assurées entre les espaces naturels vont être identifiées et des "mesures contractuelles financières incitatives" pourraient être prises pour les restaurer là où elles sont interrompues, a indiqué Chantal Jouanno.
"C'est par le biais de la concertation locale que l'on pourra déterminer où il y a des ruptures de continuité", a-t-elle précisé. Quant aux continuités existantes, aucun financement n'est prévu à ce stade pour les protéger.

La création d'une trame verte, une idée du Grenelle de l'environnement, vise à protéger la nature vivante en facilitant la circulation des espèces sauvages - plantes et animaux - par la création de corridors reliant les grands espaces naturels ou servant de zones tampons.
La trame bleue se propose d'assurer la continuité des cours d'eau, pour faciliter par exemple la migration des saumons.

23.11.2009

En route pour Copenhague par Corinne LEPAGE

http://www.corinnelepage.eu/En-route-pour-Copenhague_a179...

Une délégation officielle de 15 parlementaires va accompagner la Commission Européenne dans le cadre des négociations de la COP15 à Copenhague. Au sein de cette délégation je serais seule représentante du groupe ADLE et parlementaire français. Je suis honorée d’avoir était choisie par mon groupe et j’en remercie son président Guy Verhofstadt. Avec mes 14 collègues de la délégation officielle conduite par Jo Leinen, nous veillerons à défendre un accord ambitieux et défendant l’intérêt général pour les différents Etats et pour l’Europe.

En attendant le vote mercredi 25 novembre de la résolution Copenhague au Parlement Européen voici une synthèse de quelques grands enjeux de Copenhague

Ce qui change par rapport à Kyoto, c’est que les mandats ont été modifiés :

- le sommet de Johannesburg en 2002 a transféré l’aide au développement aux objectifs du millénaire - 0,7% du PIB à destination des pays pauvres-. (Cet objectif a été rempli une seule fois par la France en 1991, sachant que dans les 0,7%, l’outre-mer avait été incluse).

- le discours des négociateurs a évolué de 1997 -le combat-, en passant par 2002 –adaptation-, à 2009 –atténuation en anglais mitigation-

- les plans climats nationaux sont en train de se développer dans la plupart des pays. L’Union Européenne a déjà adopté une directive climat-énergie, le Japon et la Norvège ont une stratégie climatique, le Brésil, l’Inde, l’Australie, la Chine et les Etats Unis ont une législation en cours de préparation.

Le principal facteur clé de succès de Copenhague sera jugé sur les lieux d’observances, leurs pouvoirs et les mécanismes de résolution des conflits. En cela la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (potentiels candidats) ont, dans leur histoire, un passif si lourd avec les plans d’ajustement structurel que les Pays les Moins Avancés (PMA) n’auront aucun en train à soutenir ces institutions.

La nature même de la forme de l’accord reste encore à déterminer (protocole comme Kyoto ou accord-cadre, une série de décisions de la Conférence des Parties de la CCNUCC, ou même une simple déclaration politique …).

Avancement des travaux

La feuille de route de Bali en 2007 décrivait cinq blocs :
- la « vision partagée » d’une coopération mondiale
- l’atténuation des émissions (mécanismes de marché)
- l’adaptation aux changements climatiques
- la mobilisation technologique,
- la mobilisation financière.

La conférence de Poznań s’est donné comme mission de préparer une synthèse des contributions.

La conférence de Bangkok s’est conclue sur une vision pessimiste de l’avenir du protocole de Kyoto.

La conférence de Barcelone s’est achevée sur l’égotisme des Etats. Chaque pays souhaite que l’accord international intègre ce que les pays ont déjà mis en place. Cela laisse imaginer que les négociations qui auront lieu à Copenhague seront phagocytés dans le cadre de la dernière journée de la COP 15 par les chefs d’Etats qui y seront réunis.

Ainsi les engagements pris individuellement d’évolution des émissions de GES sont pour:
- l’Union européenne, de 20 à 30% de réduction des émissions si l’accord international est jugé satisfaisant,
- l’Australie, de 5 et 25% en fonction de l’accord international,
- l’Indonésie, de 26% unilatéralement par rapport à son scénario de référence et de 41% si le soutien international est jugé approprié, ou
- le Brésil de 15% unilatéralement, 30% si le soutien international est jugé approprié.

Après Barcelone, les intentions de nombreux Etats ressemblent à une transformation de l’accord en chambre d’enregistrement des politiques nationales (ce qui maintient la légitimité des parlements nationaux). Ce scénario priverait alors la communauté internationale d’une coordination des investissements au niveau international.

L’atténuation

Les efforts d’atténuation tiennent dans l’objectif global de maintien du niveau de l’évolution de la température moyenne mondiale de 2°C. Les pays développés entendent associer les pays les moins avancés (PMA) jusqu’ici exemptés.
Dans les multiples scénarios du GIEC, le scénario du GIEC ARA 4 -stabilisant la concentration atmosphérique à 450 ppm de GES- attribuant une baisse de 25 à 40% des GES des pays développés en 2020 par rapport à 1990 et un infléchissement des émissions des PMA, semble faire le consensus.

La Chine et l’Inde soumettent leur participation à l’objectif 2020 des pays développés.

L’état d’avancement de la législation aux Etats Unis passe par un accord bipartisan recherché aujourd’hui par John Kerry et Joe Liberman. (Les émissions de GES ont baissées de 6% depuis le début de la crise). Les Etats-Unis n’auront probablement pas votés le mandat des négociateurs pour Copenhague. Le texte actuel prévoirait une base de référence pour les négociations à 2005 avec un objectif à 17%.

Les fuites carbones

La possibilité d’aboutir à des mécanismes à doubles vitesses fait craindre des fuites carbones pour les Etats qui engageraient une politique ambitieuse en matière de réduction des GES.

La chambre des représentants américains prévoit des dispositions d’acquisition de quotas avec des programmes d’échanges frontaliers.
Au niveau européen, la directive ETS s’attaque
- dresser une liste des secteurs et de sous secteurs (liste valable 5 ans révisable chaque année, la révision porte sur l’objectif 20%, une révision sera soumise après COP15, les chiffres d’échanges sont modifiables avec un système de benchmark),
- appliquer un benchmarking ambitieux et harmoniser avec consultation des parties prenantes,
- adopter un règlement en juin prochain pour la mise aux enchères,
- travailler à un cadre pour protéger des abus sur le marché du CO2
- stocker et capter le CO2 avec un plan de 300 M€

Les transferts financiers

La crise économique remet en cause les mécanismes financiers. Au sein de l’UE par exemple, la plupart des nouveaux entrants de 2007 et 2004 estime que si transfert il doit y avoir, cela doit être entre l’ouest et l’est au lieu du nord vers le sud.

L’adaptation reste un point d’achoppement. Le programme de travail de Nairobi sur l’adaptation n’a toujours pas défini ce que veut dire « adaptation ». De plus, les pays de l’OPEP réclament une compensation en cas de baisse de la consommation pétrolière.

Il y a divergence d’intérêts entre les pays en développement et les pays émergents dans les transferts de technologies et l’accessibilité des technologies notamment les écotechnologies. Les choix faits par l’Union Européenne sont en-dessous des enjeux écologiques mondiaux.

L’OMC se réunit en conférence interministérielle du 30 novembre au 02 décembre à Genève. Les enjeux : ADPIC et taxe carbone aux frontières, pourraient être à l’ordre du jour.

Sur les transferts Nord/Sud :
- MDP : les procédures sont trop lentes. Pourtant, aucun consensus ne semble se dégager pour une réforme.
- REDD : la lutte contre la déforestation semble être intégrée aux tractations en cours.
Les MDP et les REDD, s’ils venaient à être intégrés aux mécanismes de quota, feraient chuter le prix de la tonne de CO2.

Le financement de l’adaptation :
- financement de l’environnement mondial de la CCNUCC destine 4% des projets à l’adaptation (300 M$)
- fonds d’adaptation du Protocole de Kyoto (80 à 300 M$/an de 2008 à 2012 et 100M$ à 5 MM$/an de 2013 à 2030)
- fonds d’investissement climatique de la banque mondiale (208 M$)

Au second FEM (Paris 26-27 mai 2009), aucun consensus n’a été trouvé sur les transferts financiers. A l’horizon 2030 il présentera un déficit de 245 MM$.
La proposition mexicaine vise à créer un nouveau fonds multilatéral avec abondement en fonction de variables telles qu’émissions de gaz à effet de serre, démographie et économie. Le green fund récupère aujourd’hui le plus grand nombre de suffrages, son adoption pourrait, en termes de communication, faire passer la conférence pour une victoire.

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