25.11.2009
LA CONFÉRENCE DE LA FAO ÉLIT LE FRANÇAIS GUYAU À LA PRÉSIDENCE DE SON CONSEIL
Communiqué FAO New York, Nov 24 2009 10:50AM
La Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture vient de s'achever a élu le Français Luc Guyau à la présidence indépendante du Conseil de la FAO, organe exécutif intérimaire comprenant 49 Etats membres.
Ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), M. Guyau est président des Chambres d'agriculture françaises et vice-président du Conseil économique social et environnemental.
En sa qualité de Président indépendant du Conseil de la FAO, M. Guyau aura notamment la responsabilité de superviser les progrès enregistrés par le programme de réforme et de renouveau de la FAO. Il succède à l'Iranien Mohammed Saeid Noori-Naeini.
Par ailleurs, la Conférence a approuvé une augmentation de 7,6% du budget régulier de la FAO pour l'exercice biennal 2010-2011, qui s'établit ainsi à 1,5 milliard dollars. Ce budget permettra de mettre en oeuvre le nouveau programme de travail basé sur des résultats ainsi que le plan daction immédiat pour le renouveau de la FAO.
Les représentants des 192 membres de la FAO, réunis dans le cadre de la Conférence (assemblée générale de l'Organisation qui se tient tous les deux ans), ont également approuvé dimanche l'élargissement et le renforcement du Comité de la sécurité alimentaire mondiale le transformant ainsi en une plateforme internationale de premier plan et comprenant un large éventail de partenaires pour débattre, coordonner et faire converger les politiques en vue d'éliminer la faim dans le monde.
Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, qui s'est tenu à Rome la semaine dernière, a convenu que le Comité de la sécurité alimentaire mondiale doit être un élément central du Partenariat mondial pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Il restait à obtenir l'approbation de la Conférence pour que le Conseil dans sa nouvelle forme devienne opérationnel. C'est chose faite à présent.
Ainsi, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale sera étoffé pour comprendre, outre tous les Etats membres de la FAO et de l'ONU, des représentants d'organisations internationales, d'organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile.
Le Comité sera secondé par un réseau international d'experts de haut niveau dont les avis renforceront la légitimité scientifique de ses délibérations et feront en sorte que ses décisions soient fondées sur les preuves disponibles les plus tangibles.
Les pays sont encouragés à renforcer le poids politique du Comité de la sécurité alimentaire mondiale en s'assurant qu'ils y sont représentés au plus haut niveau possible.
Nov 24 2009 10:50AM
09:15 Publié dans international, peuples | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : organisation internationale
23.11.2009
Qu'est ce que le Le Schéma directeur de la région Île-de-France-SDRIF ?
Document du SDRIF-http://www.sdrif.com/fr/les-enjeux-dun-territoire-dexception/quest-ce-que-le-sdrif/
C’est un document d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui définit une vision globale, à 25 ans, de l’Île-de-France et de ses territoires, affiche des ambitions et des objectifs à faire prendre en compte au niveau local. Afin de faire face aux évolutions de la société, ce document majeur pour l’avenir de l’Île-de-France est révisé périodiquement.
Une politique majeure, révisée en fonction des évolutions régionales
L’aménagement de la région parisienne a fait l’objet d’une volonté de planification depuis les années d’avant-guerre, quand l’extension chaotique des banlieues et le besoin de mettre en cohérence les multiples éléments du cadre de vie ont rendu évidente la nécessité d’un plan d’ensemble. Ainsi, la planification régionale a fourni un cadre de réflexion et d’action qui a dessiné le visage de la région. Par exemple, le Schéma de 1965, élaboré sous la direction du préfet Paul Delouvrier, a notamment impulsé la création du réseau express régional (RER), des villes nouvelles et du réseau routier. A diverses reprises, il a été jugé nécessaire de réviser le schéma directeur régional pour adapter la région capitale aux nouvelles exigences socio-économiques, aux nouveaux contextes législatifs et réglementaire ainsi qu’aux évolutions du territoire et de la société. En 1965, pour loger tous les franciliens et faire face à la croissance galopante des Trente Glorieuses. En 1976, pour s’adapter au choc pétrolier, limiter l’étalement urbain et répondre aux préoccupations environnementales qui se faisaient jour. En 1994, pour équilibrer le développement démographique et l’évolution de l’emploi.
En 2005, enfin, pour combattre les inégalités sociales et territoriales, préparer l’Île-de-France aux grandes échéances planétaires, à la crise énergétique et au changement climatique… mais aussi pour marquer une nouvelle étape de la décentralisation, promouvoir une nouvelle conception de l’action publique et répondre aux limites constatées dans la mise en œuvre du Schéma de 1994 cf. bilan du Schéma de 1994.
Le Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF)
Le SDRIF est un document qui définit, pour une durée d’environ vingt cinq ans, l’avenir possible et souhaitable de la région Île-de-France, à la fois en termes d’aménagement de l’espace et en termes d’évolutions sociales, économiques et environnementales du territoire régional et de ses différentes parties. Il définit à ce titre un ensemble d’ambitions et de moyens pour développer une région plus dynamique et plus solidaire, dans toutes ses dimensions : habitat, transports, développement économique, préservation de l’environnement, implantation des grandes infrastructures et des équipements d’importance régionale. Il constitue également un projet d’ensemble pour les différents acteurs franciliens. En effet, le Conseil régional d’Île-de-France a choisi de faire de la révision du Schéma directeur de 1994 une démarche inédite de concertation, permettant de produire une réflexion collective sur ce que doit être la métropole régionale et de mieux intégrer les enjeux du quotidien des Franciliens.
Un dispositif spécifique en France
Le SDRIF remplit ces missions grâce à sa position particulière dans le code de l’urbanisme cf. un contexte juridique et institutionnel renouvelé. Il est à la fois :
un document d’aménagement du territoire, c’est-à-dire qu’il constitue un cadre de réflexion et une vision stratégique mettant en cohérence sur le territoire régional l’ensemble des composantes de l’aménagement et de ses acteurs. Il tient ainsi lieu de schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT).
un document d’urbanisme prescriptif, c’est-à-dire que les documents d’urbanisme locaux doivent être compatibles avec ses dispositions (respecter ses orientations et ne pas compromettre la réalisation de ses objectifs).
Le SDRIF a donc pour fonctions de :
formaliser une stratégie d’aménagement et de développement régional ;
fournir un outil de la maîtrise spatiale du territoire francilien ;
orienter et encadrer les documents d’échelle régionale tels que le Plan de déplacements urbains d’Île-de-France (PDUIF) et les documents d’urbanisme locaux tels que les Schémas de cohérence territoriale (SCOT) ou les Plans locaux d’urbanisme (PLU) quand il n’y a pas de SCOT.
Pour organiser au mieux la croissance urbaine et l’utilisation de l’espace tout en garantissant le rayonnement international de la région, il préconise notamment des actions pour :
corriger les disparités spatiales, sociales et économiques de la région
coordonner l’offre de déplacement
préserver les territoires ruraux et les espaces naturels
16:41 Publié dans le Grand Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : collectivités territoriales
AZF : Une décision incompréhensible et dangereuse
communiqué France Nature et Environnement
Aucune condamnation n'a été prononcée dans le cadre du procès d'AZF.
Avec cette décision de relaxe générale, qui intervient après la reconnaissance par le juge de la multitude de fautes et négligences de Grande Paroisse et du Groupe Total dans cette affaire (stockages anormaux, absence de caméras de sécurité, de système de chauffage ou de lutte contre l'incendie dans le hangar incriminé), plus aucune menace ne pèse sur les patrons d'usines.
Les usines « fossiles » et les économies du type recours à de la sous-traitance peu formée ou à des intérimaires, ont de beaux jours devant elles. On sait aujourd'hui que les conditions d'exploitation de bon nombre de sites industriels, des plus petits aux SEVESO*, fonctionnent dans des conditions qui ne permettent pas la maîtrise du risque technologique, chronique ou majeur. Et les raisons sont clairement économiques !
Pour Marc Sénant, chargé de mission du réseau risque industriel de FNE : « Cette relaxe générale est choquante. Choquante à deux titres. Pour les victimes en premier, bien sûr, mais pour l'avenir aussi. La sécurité va payer le prix fort de ce déni de responsabilité ».
Heureusement, le ministère public a annoncé ce jour interjeté appel « au nom de la conviction très forte de l'existence à l'origine des événements dramatiques du 21 septembre 2001, de fautes et négligences multiples et caractérisées engageant la responsabilité pénale » de la société Grande Paroisse et de son directeur.
Les associations de protection de l'environnement se félicitent de cette décision pleine de bon sens et attendront avec impatience la décision de la Cour d'appel de Toulouse.
* La France compte à peu près 500 000 installations classées, de celles soumises au simple régime de déclaration aux SEVESO « seuil Haut ».
11:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : developpement durable, droits de l'homme


