29.10.2009
Daniel Cohn-Bendit critique les verts
NOUVELOBS.COM | 29.10.2009 | 08:18
Le leader écologiste reproche aux responsables Verts de contribuer "à l'échec collectif à structurer" le rassemblement Europe Ecologie en limitant l'ouverture.
Daniel Cohn-Bendit critique le comportement des Verts. (Reuters)
Daniel Cohn-Bendit a dénoncé l'attitude des Verts concernant le rassemblement Europe-Ecologie créé pour les Européennes autour des Verts et de personnalités non Vertes et jugé que leur comportement venait "renforcer notre échec collectif à structurer" le mouvement écologiste.
Dans un courriel envoyé mardi à des responsables des Verts et d'Europe-Ecologie que s'est procuré l'AFP, "Dany", en convalescence après une opération de la hanche, estime que "certains 'Verts' paniquent à l'idée de voir émerger une force organisationnelle concurrente".
"Ils tentent alors de redéfinir Europe-Ecologie à leur manière : 'oui à l'ouverture mais gérée, encadrée et limitée par nous les Verts'. Une attitude qu'illustre à merveille Jean-Vincent Placé (secrétaire national adjoint des Verts, ndlr) quand il se dit 'preneur' de toute proposition de candidat pour l'ouverture. Autrement dit, 'les Verts', personnifiés par Jean-Vincent Placé, 'prennent' et 'décident'", poursuit-il.
Difficultés pour rassembler
Pour "Dany", cette attitude "vient indubitablement renforcer notre échec collectif à structurer les comités locaux d'Europe-Ecologie", "à rassembler tant les personnalités que les non-encartés et à donner à la composante non-verte d'Europe-Ecologie une quelconque réalité organisationnelle".
Selon le leader écologiste, "le degré d'ouverture des listes régionales dépend donc essentiellement de deux facteurs : d'un côté de l'intelligence, de la lucidité et du bon-vouloir des Verts et, de l'autre, de la capacité argumentative du canal historique d'Europe-Ecologie" (Yannick Jadot, Jean-Paul Besset, Pascal Durand ou José Bové).
L'ovni Europe-Ecologie
"Quant à la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, elle est le point cardinal raisonnable et conscient de la nécessité d'une unité d''Europe Ecologie-Les Verts'", souligne le co-président des Verts au Parlement européen.
"Dany va finir par faire du mal au rassemblement en opposant Verts et non-Verts", déplore un Verts, proche de la direction.
Avant de mener le débat "difficile et fondamental sur l'avenir définitif de l'Ovni 'Europe Ecologie-les Verts'", "nous avons la responsabilité commune de mener à bien l'aventure des régionales autour de trois maximes : 'rassembler, ouvrir, se respecter'", écrit encore Daniel Cohn-Bendit.
(Nouvelobs.com avec AFP)
09:34 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections
Europe et Copenhague : l'enjeu de la dette écologique
Communiqué de France Nature et environnement (FNE) du 28 10 09
Jeudi et vendredi, les chefs d’Etat et de Gouvernement se réunissent à Bruxelles pour définir la position de l’Union européenne lors du sommet de Copenhague de décembre prochain et trouver un consensus devenu nécessaire. FNE et SFE rappellent les enjeux de cette position européenne commune.
Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE, « Nous verrons demain si l’Europe a décidé d’être un moteur ou un frein pour les négociations climatiques. L’Europe doit contribuer au règlement de la dette écologique du Nord vis-à-vis du Sud. Cela ne se résume pas à donner de l’argent, cela implique aussi de donner voix au chapitre aux citoyens du Nord comme du Sud. L’Europe peut et doit notamment associer l’Afrique à la prise de décisions à Copenhague ».
L’aviation et le transport maritime enfin pris en compte
Le projet de position commune inclut désormais les secteurs de l’aviation et du maritime dans les objectifs de réduction des émissions de GES pour 2020, fixés respectivement à 10% et 20% par rapport à 2005, ce qui constitue une avancée majeure.
Michel Dubromel, Responsable Transports, explique : « Assigner des objectifs chiffrés de réduction à ces deux secteurs, préservés par l’accord de Kyoto, est désormais une nécessité. L’aviation internationale émet à elle seule plus de gaz à effet de serre que la France, et le transport maritime plus que le Canada ! Or si la tendance actuelle ne s’infléchit pas, ces émissions auront doublé, voire même triplées d’ici 2050 ».
En application du Protocole de Kyoto, ce sont deux instances internationales qui sont en charge, depuis 1997, de réduire les émissions de CO2 de l’aviation et du maritime sur une base volontaire. « Elles ont totalement échoué », relève Céline Mesquida, Chargée de Mission Transports.
Mer : renforcer les objectifs de réduction
Cette analyse est confirmée par Surfrider Foundation Europe, association membre de FNE particulièrement sensible à la thématique maritime. Antidia Citores, chargée de recherche maritime, déplore ainsi que « d’un point de vue international, on se rend bien compte que le seul recours à l’Organisation Maritime Internationale et à des objectifs non contraignants de réduction est insuffisant », et rappelle qu’ « en France, l’inclusion du secteur maritime dans les objectifs internationaux de réduction post-Kyoto fait partie des engagements du Grenelle de la Mer ».
Cette première avancée devra ainsi absolument être validée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement à l’issue de ce Conseil Européen.
La dette écologique de l’Europe toujours en suspens
Enjeu essentiel de ce conseil : l’union européenne doit assumer sa « juste part » dans le financement international de la lutte contre le changement climatique, et surtout décider sa répartition parmi les Etats membres. D’ici 2020, 110 milliards d’euros par an seront nécessaires pour l’aide internationale à la lutte et à l’adaptation au changement climatique pour les pays du Sud. 35 milliards d’euros constituent, de l’avis unanime, la contribution nécessaire de l’Union Européenne. Mais c’est à l’absurde fourchette de « 2 à 15 milliards » d’euros par an que la Commission européenne se cantonne encore.
« Ce Conseil constitue la dernière chance pour l’Union Européenne de prendre la pleine mesure de sa dette écologique à l’égard des pays du Sud, et de la chiffrer », explique Gaëlle Cognet, chargée de mission Climat à l’International. « Mais il ne s’agit pas de payer simplement une indemnité à des « pays victimes » : cet argent doit leur permettre de devenir des acteurs à part entière de la politique climatique internationale, fruit d’une gouvernance équitable et modernisée ».
FNE s’inquiète en effet que les débats sur le financement viennent occulter les préoccupations de fond, que sont la mise en place d’une participation citoyenne et d’une politique environnementale cohérente, protectrice des ressources naturelles mondiales et notamment des sols. Il s'agit de l'ultime opportunité pour l'Europe de prendre le leadership des négociations à venir en s'engageant elle-même sur des objectifs de réduction de ses émissions de GES de 40% pour 2020, et en incitant le reste du monde à la suivre. Le Conseil européen de demain est, pour l'Europe, le dernier rendez-vous à ne pas manquer.
08:43 Publié dans environnement, developpement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
Conférence de Copenhague et le Parlement européen
Communiqué du Parlement européen le 28 10 09
Courant décembre, le monde entier se retrouvera à Copenhague pour décider d'un accord global pour lutter contre le changement climatique. L'Union européenne a déjà adopté son paquet « climat-énergie ». Elle cherche aujourd'hui à se mettre d'accord pour parler d'une seule voix et peser dans les négociations. Le Parlement européen, de son côté, met tout son poids diplomatique dans la balance. Cette semaine, des députés européens rencontrent leurs homologues à Washington.
La position commune des 27 pour la Conférence de Copenhague pourrait être arrêtée lors du sommet européen des 29 et 30 octobre. Les députés européens espèrent que les chefs d'Etat et de gouvernement décideront d'une position ambitieuse, permettant à l'Europe de jouer un rôle moteur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et son financement au niveau mondial.
« Il serait désastreux d'aller à Copenhague sans position commune sur le partage des coûts et le financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en voie de développement », a ainsi déclaré Jo Leinen, président de la commission de l'environnement du Parlement européen.
Le Parlement européen lance tout son poids dans la bataille
Par-delà les frontières de l'Union européenne, les députés européens cherchent également à convaincre leurs partenaires du bien-fondé de cette conférence et de son importance. Une délégation des commissions de l'environnement et de l'industrie rencontre en ce moment ses homologues à Washington. Les députés européens demandent à Barack Obama de respecter ses engagements de campagne électorale de fixer des objectifs contraignants.
Par ailleurs, ils ont salué la décision des Japonais de réduire leurs émissions de 25 % d'ici à 2020 et attendent des engagements clairs de la part de la Chine, de l'Inde et du Brésil.
En décembre, les principaux acteurs de la Conférence de Copenhague seront les Etats… mais le Parlement européen espère y avoir son mot à dire. Il y enverra une délégation de 15 députés qui, disposant d'un statut d'observateurs, tenteront de faire entendre sa voix. Sans compter une cinquantaine de députés qui s'y rendront aux frais de leurs groupes politiques ou à leurs propres frais. Gare aux embouteillages à Copenhague…
08:41 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement


