08.12.2009

Comment plomber la politique verte d'Obama en cinq leçons

Aujourd'hui un article de l'express :

Par Walid Berissoul (CFJ), publié le 07/12/2009 à 17:15

Pas simple de se débarrasser de l'héritage de George Bush: les lobbies industriels se sont mobilisés comme jamais pour affaiblir le plan énergie-climat du président Barack Obama. Revue des grandes manoeuvres.

Leçon n°1: mettre les moyens

Aux Etats-Unis, si il y a un secteur qui ne connaît pas la crise, c'est bien celui du lobbying. Selon le Center for Responsive politics, un groupe de recherche sur les finances publiques américaines, les dépenses en lobbying à Washington se sont élevées cette année à plus de 2,5 milliards de dollars, tous intérêts confondus.

Sur la question climatique, le lobbying "fossile" —qui regroupe les intérêts de l'industrie du gaz, du pétrole et du charbon— n'a pas lésiné sur les moyens, dès le l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche.

Ainsi, Exxon Mobil, l'un des plus gros groupes pétroliers au monde, a dépensé près de 14,9 millions de dollars durant les mois précédant l'arrivée du projet de loi sur le climat au Congrès, le 15 mai 2009. Selon l'institut londonien New Energy Finance, cette somme représente plus que le budget lobbying de l'ensemble des entreprises des énergies nouvelles, comme le solaire ou l'éolien.

Autant dire que la nouvelle industrie verte ne pèse pas bien lourd, malgré le soutien que lui apporte l'administration démocrate. En plus de l'hostilité des républicains envers cette loi sur le climat (qui doit encore être débattue en janvier 2010 au Sénat), la Maison-Blanche doit également affronter la très politisée Chambre de commerce américaine, plus grosse association d'entreprises du pays.

Leçon n°2: envahir la Chambre et le Sénat

De même que la réforme du système de la santé chère à Barack Obama, la politique environnementale des Etats-Unis —et donc sa position à Copenhague— se joue en grande partie dans deux lieux stratégique de la capitale: K Street, qui abrite la plupart des cabinets de lobbyistes, et Capitol Hill, où siègent le Sénat et la Chambre des représentants.

En mai, lorsque le projet de loi a été introduit au Congrès, le nombre de lobbyistes officiellement répertoriés auprès des parlementaires a explosé: selon le Center for Public integrity, une fondation américaine de journalisme d'investigation, ils étaient 2810 à envahir les couloirs de la Chambre, soit cinq lobbyistes pour un élu rien que pour ce sujet. Une inflation de près de 400% par rapport à la dernière bataille législative sur le climat, il y a six ans.

Leçon n°3: pratiquer l'obstruction

Le paquet énergie-climat a fini par être adopté au Congrès, mais il reste la ratification des Sénateurs et c'est une autre paire de manches. Début octobre, quelques jours à peine après l'arrivée du texte au Sénat, Carol Browner, première conseillère environnementale à la Maison-Blanche, a fait aveu de faiblesse: "On aurait sincèrement aimé que le processus ait pu être achevé, mais cela n'a pas pu se produire: il est improbable que le président Obama soit en mesure de ratifier une loi (sur le climat) d'ici au sommet de Copenhague, début décembre."

Même John Kerry, ancien candidat démocrate à la présidence et aujourd'hui l'un des plus fervents défenseurs d'une loi écolo au Sénat, n'attend pas une adoption par ses collègues avant le printemps prochain.

Pourquoi? Car c'est au Sénat, plus qu'au Congrès, que les lobbies peuvent jouer leur carte: chaque Etat compte à égalité, et, pour l'emporter, les démocrates ont besoin d'obtenir 60 voix sur un total de 100. De la même manière que pour la réforme du système de santé, la défection d'un seul élu démocrate pourrait provoquer le rejet du texte sur le climat.

Selon le site d'informations environnementalesE&E Daily, 41 sénateurs comptent pour l'heure voter "oui", ou "probablement oui", et 27 se disent encore "indécis". Parmi ces derniers, certains auraient reçu ces vingt dernières années près de 20 millions de dollars en donations pour leurs campagnes de la part de groupes énergétiques, agricoles ou de transport, d'après le site Climate Wire.

Leçon n°4: mobiliser l'opinion

Dans les couloirs et les salons feutrés de Capitol Hill, les lobbyistes sont là pour rappeler tous les jours aux édiles que leurs électeurs les attendent au tournant. Comment? En menant des campagnes de terrain à travers tout le pays pour expliquer aux Américains combien une loi engageant les Etats-Unis à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pourrait nuire aux emplois et augmenter les impôts.

Dans les oreilles des Américains, bien plus angoissés par la crise économique que par les enjeux climatiques planétaires, l'argument fait mouche. Objectif: mettre le paquet sur les Etats qui pourraient basculer lors du vote au Sénat. Cet été par exemple, les habitants de Pennsylvanie, du Montana ou du Nebraska ont vu débarquer le "Hot Air Tour", une tournée anti-loi climatique en ballon gonflable menée par l'organisation Americans for Prosperity. Le message est clair: "L'alarmisme sur le réchauffement climatique entraîne chômage, hausse des impôts et moins de libertés." Derrière cette campagne, les frères David et Charles Koch, propriétaires de Koch Industries, deuxième conglomérat pétrolier américain, qui a dépensé cette année plus de 4 millions de dollars en lobbying.

Leçon n°5: s'immiscer dans le débat scientifique

Le pays d'Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007 pour avoir éveillé les consciences, est aussi celui de la contestation des bases scientifiques du réchauffement climatique.

Dernier exemple en date: cet été, deux figures du lobby pétrolier, H. Leighton Steward et Corbin J. Robertson Jr, ont financé à hauteur de 1 million de dollars une campagne de publicité en faveur du CO2, à voir ci-dessous.

Aux Etats-Unis, il existe des dizaines de think tanks spécialisés dans la "négation" du réchauffement climatique. Leur cible privilégiée? Les conclusions du Giec, le Groupe de recherche intergouvernemental sur l'évolution du climat. L'American Enterprise Institute, par exemple, a lancé l'an dernier une campagne de recrutement d'experts payés pour contester les travaux du Giec.

Malgré cette pression, les grandes sociétés savantes américaines ont adopté la position du Giec. Mi-novembre, l'American Physical society (APS), qui regroupe 47 000 physiciens, a rejeté "massivement" la demande de certains de ses membres de revoir sa position officielle sur le réchauffement climatique. Pas facile pour un lobbyiste de peser réellement sur le débat scientifique... même si ce n'est pas l'essentiel: les chercheurs ne votent pas les lois.

Cet article fait partie de notre enquête participative sur le poids des lobbies à Copenhague, menée avec les étudiants du CFJ. Vous pouvez la suivre, et y participer, en commentant notre journal de bord.

OIT salue le Parlement européen

GENÈVE-  communiqué ONU – L’OIT salue le soutien sans faille du Parlement européen pour intensifier les efforts en faveur de la ratification et de la mise en œuvre des conventions de l’OIT.

En adoptant à une large majorité le jeudi 26 novembre une résolution en ce sens, le Parlement européen a témoigné de la fermeté de son engagement en faveur d’un rôle ambitieux de l’UE pour promouvoir une mondialisation équitable et le travail décent pour tous, au sein de l’UE comme dans les autres pays.

Cette résolution survient à quelques jours de l’entrée en vigueur, le 1er décembre 2009, du Traité de Lisbonne qui a modifié le fonctionnement de l’UE. Elle invite les Etats membres de l’UE, la Commission européenne et le Président élu du Conseil européen à renouveler leurs efforts pour ratifier et mettre en œuvre les conventions classées par l’OIT comme étant à jour.

La résolution comprend un appel au nouveau Président élu du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à se montrer aussi ambitieux que possible, dans le cadre de son mandat, pour encourager les Etats membres à ratifier et mettre en œuvre les conventions de l’OIT.

Elle invite également la Commission européenne à envisager l’adoption d’une recommandation aux Etats membres les incitant à ratifier les conventions qui ont été classées par l’OIT comme étant à jour et à contribuer activement à leur application.

La résolution rappelle les valeurs fondamentales de liberté, de dignité humaine, de justice sociale, de sécurité sociale et d’égalité comme étant des éléments essentiels du développement économique et social durable. Le Parlement européen souligne que, dans le contexte mondial actuel de crise économique et de l’emploi, ces principes sont plus pertinents encore; il fait précisément référence à la Déclaration de l’OIT de 2008 sur la justice sociale pour une mondialisation équitable et au Pacte mondial pour l’emploi de l’OIT de 2009.

L’OIT est convaincue que les efforts concertés des Etats membres et des institutions de l’UE, compte tenu de leurs compétences respectives, peuvent grandement faciliter la ratification et la mise en œuvre des conventions de l’OIT, aussi bien dans l’UE qu’à travers le monde.

01.12.2009

Affronter en même temps changement climatique et sécurité alimentaire

Il ne faut pas rater les opportunités en agriculture, selon un rapport de la FAO pour Copenhague

1er décembre 2009, Rome - Les pratiques culturales qui capturent le carbone et le stockent dans les sols agricoles offrent quelques-unes des options les plus prometteuses pour une action précoce, efficace et à coût réduit pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement tout en contribuant à la sécurité alimentaire, selon un rapport sur les politiques en matière d'agriculture et de changement climatique préparé par la FAO pour le Sommet de Copenhague qui s'ouvre le 7 décembre 2009.

Selon ce rapport, il est regrettable que l'agriculture ait été largement exclue des mécanismes principaux de financement en matière de climat qui doivent faire l'objet de discussions à Copenhague.

L'agriculture ne souffre pas seulement des conséquences du changement climatique, elle est également responsable de 14 pour cent des émissions globales de gaz à effet de serre. Mais elle a le potentiel de constituer une partie importante de la solution, grâce à l'atténuation (réduction et/ou élimination) d'un volume significatif d'émissions globales. Quelque 70 pour cent de son potentiel de réduction des émissions pourraient être réalisé dans les pays en développement, selon le rapport.

"Nous espérons que le Sommet des Nations Unies à Copenhague enverra un signal clair que l'agriculture dans les pays en développement devrait remplir un rôle vital en relevant ce défi mondial", déclare M. Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO. "Il existe des synergies évidentes entre l'atténuation du changement climatique, l'adaptation et la sécurité alimentaire qui sera capturée, si on fait cela correctement."

Le rapport relève que des financements sont nécessaires pour aider les pays en développement "vulnérables" à répondre de manière plus globale au double défi du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Il souligne qu'un tel soutien devrait récompenser les actions ciblant la réduction des émissions et l'adaptation au changement climatique tout en encourageant le développement agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire.

Le rapport suggère aussi d'explorer les synergies entre l'aide publique au développement (APD) et des financements supplémentaires et nouveaux pour le climat.

La solution réside aussi dans l'agriculture

Dans ce rapport, la FAO indique que la production alimentaire devra augmenter de 70 pour cent pour nourrir les 2,3 milliards de bouches supplémentaires d'ici à 2050. Le changement climatique menace la production agricole à cause des températures plus élevées, des modifications du cycle des pluies et des sécheresses et des inondations plus fréquentes, notamment dans les régions qui sont déjà sujettes à des catastrophes naturelles dues au climat.

Les régions les plus pauvres et ayant les niveaux les plus élevés de faim chronique sont prédisposées à souffrir le plus du changement climatique.

"L'agriculture offre des options déjà disponibles et efficaces pour un faible coût en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et elle peut commencer à le faire dès à présent," affirme M. Müller. "Des mécanismes de financement en matière de climat qui cibleraient l'agriculture pourraient accélérer les efforts de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et de la faim. "

En revanche, ajoute M. Müller, certains autres secteurs nécessiteraient des investissements en technologies coûteuses et des recherches nouvelles et sur le long terme.

Certaines pratiques culturales, y compris celles de l'agriculture bio et de conservation, capturent le carbone et le stockent dans le sol. Elles comprennent peu ou pas de labour, l'utilisation des résidus pour le compostage ou le paillage, le recours à des cultures pérennes pour couvrir les sols, le réensemencement ou l'amélioration de la gestion des pâturages dans les  prairies et l'agroforesterie qui allie cultures et arbres.

L'idée, indique M. Mϋller, est de déranger le moins possible le sol, de le garder couvert, de mélanger et de procéder à la rotation des cultures afin que le carbone soit puisé de l'atmosphère et stocké dans les sols et la végétation. Près de 90 pour cent du potentiel de l'agriculture de réduction ou d'élimination des émissions de l'atmosphère proviennent de telles pratiques.

Outre la séquestration du carbone par les sols, l'utilisation plus efficace des fertilisants et une meilleure gestion des systèmes de bétail sont également des options prometteuses qui renforcent la réduction ou l'élimination des émissions.

Nombre de ces activités peuvent aussi réduire la déforestation et la dégradation des forêts du fait des gains de productivité associés. Cela signifie que de la nourriture supplémentaire peut être produite sans l'intrusion de l'agriculture dans les forêts.

La FAO souligne, dans le même rapport, que les pratiques culturales améliorées requises pour l'atténuation du changement climatique sont souvent les mêmes que celles qui sont nécessaires à l'augmentation de la productivité, de la sécurité alimentaire et de l'adaptation, y compris la restauration des terres agricoles dégradées, la gestion intégrée des nutriments et des sols et l'agroforesterie.  

La voie à suivre

Tout en lançant un appel pour des financements en faveur de programmes d'atténuation et d'adaptation par l'agriculture, la FAO estime qu'un programme de travail sur l'agriculture au sein de l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) instaurerait la confiance au plan international à propos du rôle de l'agriculture dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique.

Des projets pilotes conduits par les pays montreraient comment les synergies entre atténuation/adaptation au changement climatique et sécurité alimentaire pourraient être exploitées tout en renforçant les compétences et la confiance dans l'utilisation des technologies et en instaurant les mécanismes de financement et les méthodologies requises à cet effet.

 

30.11.2009

Organisation du commerce internationale

La tribune.fr

30 novembre 2009, 08h15
Plus d'une centaine de ministres sont attendus lundi à Genève pour la première grande ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en quatre ans pendant laquelle les regards seront tournés vers les Américains, toujours indécis face aux négociations commerciales.
Officiellement, la septième réunion ministérielle de l'OMC qui succède à celle de Hong Kong en 2005, est destinée à "examiner le fonctionnement" du gendarme du commerce mondial trois jours durant.
Elle doit être également l'occasion d?envoyer des "signaux forts au monde entier sur l?ensemble des questions OMC" y compris le cycle de négociations de Doha pour la libéralisation des échanges commerciaux, expliquait récemment le directeur de l'organisation, Pascal Lamy.
Mais, contrairement aux précédentes réunions de ce type, aucune tentative n'est prévue pour sortir de l'ornière les laborieuses négociations entamées en 2001 dans la capitale du Qatar.
Echaudé par ses multiples essais infructueux, le Français Pascal Lamy a préféré abaisser au maximum les ambitions de sa ministérielle.
Tout au plus espère-t-il un nouvel engagement des grandes puissances à terminer le cycle en 2010, une perspective qui semble s'éloigner chaque jour au vu de la paralysie actuelle des pourparlers.

Malgré tout, la ville des bords du Léman devrait voir affluer les représentants des plus grands pays de la planète parmi lesquels la commissaire européenne au Commerce Catherine Ashton (nommée à la tête de la diplomatie de l'UE), le représentant américain au Commerce Ron Kirk, les ministres du Commerce chinois Chen Deming et indien Anand Sharma, ou encore le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim.
Cette bousculade laisse perplexe nombre d'observateurs qui, comme l'économiste de l'institut IMD de Lausanne, Jean-Pierre Lehmann, estiment que la rencontre se présente comme la pièce de Shakespeare: "Much Ado About Nothing" (Beaucoup de bruit pour rien).
Pour cet expert, les discussions bilatérales les plus intéressantes devraient se faire en toute discrétion, dans les couloirs du Centre de conférence mobilisé pour la réunion.
La seule bonne surprise serait, selon lui, que la nouvelle administration américaine formule enfin une position ferme face à Doha, dont elle bloque notoirement les négociations depuis plus d'un an.
"Les Etats-Unis n'ont pas encore énoncé leur politique commerciale et tout le monde attend qu'ils s'expriment clairement sur le sujet", explique M. Lehmann.
Mais, regrette un diplomate occidental, il semblerait bien que "Washington ait toujours d'autres priorités" en tête. Comme la réforme du système de santé ou le climat, déjà difficiles à "vendre" à un Congrès réticent.
De plus, la libéralisation des échanges n'a jamais été un sujet de prédilection des démocrates américains, souligne ce diplomate.
Autant d'arguments propres à doucher toute attente, auxquels s'ajoute le départ de Catherine Ashton, dont le remplaçant est loin d'être nommé.
Alors que le commerce mondial connaît des heures sombres avec une chute attendue de plus de 10% en 2009, M. Lamy ne manquera pas de défendre une nouvelle fois un accord sur Doha qui pourrait, selon certaines études, apporter jusqu'à 700 milliards de dollars à l'économie mondiale en levant les barrières tarifaires de milliers de produits et mettant fin aux subventions agricoles de l'UE et des Etat-Unis. Un bénéfice à ne pas négliger, surtout en tant de crise, fait-il valoir.
Ces arguments sont toutefois contestés par les ONG qui manifesteront samedi à Genève. D'autres devraient suivre tout au long de la ministérielle.

26.11.2009

Gouvernance et lutte anti-corruption

La Banque Mondiale vu par elle-même- document Banque Mondiale

  • Le Groupe de la Banque mondiale est au niveau international le donateur qui soutient le plus activement le renforcement de la gouvernance du secteur public et la lutte contre la corruption. Au cours de l’exercice 2008, le soutien de la Banque aux pratiques de bonne gouvernance et au respect du droit s’est chiffré à 4,7 milliards de dollars, dont 4,4 milliards pour la gouvernance du secteur public et 304 millions de dollars pour soutenir une meilleure application des règles de droit. Ce soutien a représenté 18,8% de la totalité des prêts de la Banque.

 

  • Les projets et programmes de la Banque visent à améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques, à renforcer les capacités des État et des autorités locales à fournir des services et à réglementer plus efficacement l’économie et à combattre la corruption au niveau de la passation des marchés. Ils encouragent par ailleurs la participation active de la société civile, ainsi que des actions de surveillance renforçant la notion de responsabilité au niveau de l'Etat et dans la mise en œuvre de projets. Enfin, ils contribuent à faire face aux problèmes de gouvernance et aux risques de corruption dans des secteurs tels que l’infrastructure, la santé, l’éducation et les ressources naturelles. La Banque utilise également ses partenariats internationaux pour lutter contre la corruption et aider les pays à recouvrer les avoirs qui leur ont été volés. Elle fournit un important travail d’analyse et établit des diagnostics sur la gouvernance et la lutte contre la corruption.
  • Le Vice-président de la Banque mondiale chargé des questions de déontologie institutionnelle (INT) procède à des enquêtes, à la fois en interne et en externe, sur des présomptions de fraude et de corruption concernant des projets financés par la Banque et présente ses conclusions au Comité des sanctions de la Banque. Depuis 2001, la Vice-présidence a examiné plus de 3 000 cas présumés de fraude, corruption et autres malversations, entraînant la suspension de 351 sociétés et individus dont les noms figurent sur le site Internet de la Banque mondiale.

Panorama

L’aide apportée par le Groupe de la Banque mondiale pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption doit permettre aux pays de fournir des services de base de meilleure qualité aux populations défavorisées et de stimuler la croissance et la création d’emploi en vue de sortir les gens de la pauvreté. Le Groupe de la Banque mondiale assume également une responsabilité fiduciaire envers l’ensemble des parties prenantes, qui veulent s’assurer que les fonds de développement sont utilisés pour répondre aux objectifs fixés, sans être détournés par des actes de corruption.

Le Groupe de la Banque mondiale accroît ses efforts déjà importants en matière d’aide à la gouvernance. Le 20 mars 2007, le Conseil d’administration a adopté à l’unanimité le document de stratégie sectorielle, intitulé Renforcer l’engagement du Groupe de la Banque mondiale pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption(GAC).Le Conseil d’administration a établi un Plan de mise en œuvre de la stratégie qui a ensuite été lancé en décembre 2007 par le Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. En octobre 2008, le Conseil d’administration s’est penché sur le Rapport d’activité à un an de la mise en œuvre du GAC. La stratégie de mise en œuvre pour la première année a reposé sur quelques points essentiels :

  • Confier la gestion du programme « Améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption » (GAC) à un comité de direction, par le biais d’un Conseil de la gouvernance, présidé par les directeurs généraux et dans lequel sont représentés les Vice-présidents du Groupe de la Banque. Ce Conseil se réunit régulièrement pour fournir des recommandations et surveiller la mise en œuvre du programme.
  • Lancer les processus de Gouvernance et lutte contre la corruption (CGAC) dans 27 pays afin d’aider les gouvernements à répondre aux contraintes liées à une plus grande efficacité du développement et intégrer ces aspects dans les Stratégies d’aide-pays de la Banque. Il s’agit enfin d’intensifier l’engagement des gouvernements et des autres partenaires sur des questions ayant trait à la gouvernance et à la lutte contre la corruption.
  • Intégrer de manière systématique les objectifs du GAC dans le portefeuille opérationnel de la Banque, en se servant de mécanismes tels que les plans GAC, la transparence et la divulgation d'informations, les systèmes de surveillance par un tiers et la supervision de la société civile.
  • Porter une attention accrue aux objectifs du programme GAC dans les systèmes régionaux de gestion du risque et de la qualité.
  • Mettre en œuvre des actions expérimentales dans des secteurs clés, au sein de systèmes nationaux de gouvernance en voie d’amélioration. Ces actions peuvent prendre la forme de systèmes de passation de marché et de renforcement des capacités dans les ministères les plus importants.

Le programme GAC est financé multilatéralement par le budget administratif de la Banque (qui y attribue des ressources en augmentation sensible et graduelle) et par un Fonds de partenariat multi-donateurs sur la gouvernance disposant de plusieurs millions de dollars. Ce fonds est soutenu financièrement par une subvention du ministère britannique du Développement international et les ministères néerlandais et norvégien des Affaires étrangères.

Initiatives de la Banque à l'échelon national

L’aide au renforcement de la gouvernance est une des composantes des Stratégies d’aide-pays de la Banque (CAS) dans de nombreux pays, et dans certains d’entre eux, comme l’Albanie, le Bangladesh et l’Indonésie, elle en est un élément central. Dans des régions comme l'Afrique, le soutien aux réformes portant sur la gouvernance est au cœur de la stratégie de la Banque, mettant en jeu un éventail d’instruments très variés (prêts, dons, travaux d’analyse, services-conseils). À l’échelon national, l’approche de la Banque consiste à aider les institutions de l’État afin qu’elles gagnent en efficacité, en responsabilité et en transparence. Par exemple :

  • Le soutien apporté à une gestion plus efficace et plus transparente des finances publiques permet aux pays de mettre en place des politiques plus responsables et de réduire les risques d’irrégularités de gestion ou de détournements de fonds.
  • Le soutien à la réforme des traitements dans la fonction publique et à l’établissement de codes de déontologie favorise de meilleures prestations de services destinées aux citoyens et décourage les pratiques de corruption.
  • En aidant les gouvernements locaux à se renforcer, la Banque leur permet de se montrer plus réactifs et responsables dans la mise en œuvre des services publics ; et
  • en soutenant les réformes juridiques et judiciaires et en renforçant les capacités des systèmes parlementaires, la Banque permet de mettre en place des contrepoids plus efficaces face au pouvoir exécutif et d’assurer une meilleure justice.

La Banque mondiale est à l’échelon international le donateur qui soutient le plus activement le renforcement de la gouvernance du secteur public. Au cours de l’exercice 2008, le soutien de la Banque en faveur des bonnes pratiques de gouvernance et du respect du droit s’est chiffré à 4,7 milliards de dollars, dont 4,4 milliards pour la gouvernance du secteur public et 304 millions pour soutenir une meilleure application des règles de droit. Ce soutien a représenté 18,8% de la totalité des prêts de la Banque.

L’Institut de la Banque mondiale (WBI) a recherché les meilleures manières de réformer en mettant en place des coalitions de parties intéressées favorables au changement et désireuses de travailler sur le long terme. L’Institut a pour mission d’aider les pays à s’approprier les réformes de la gouvernance, en les mettant eux-mêmes en œuvre. Lorsque le succès a été au rendez-vous, cette approche s’est avérée porteuse d’un processus flexible et reproductible, basé sur la demande. Elle implique l’engagement de nombreuses parties intéressées et de coalitions, s’appuie sur des évaluations diagnostiques et laisse la porte ouverte à la flexibilité et à la personnalisation.

L’Institut de la Banque mondiale tire parti des compétences des pays en développement et s’appuie sur des institutions partenaires solides, tout en dynamisant les coalitions, l’échange de savoirs, l’enseignement Sud-Sud, l’innovation et les régions frontalières. Grâce à ce processus d’engagement, l’Institut aide les pays à renforcer leurs capacités et leur responsabilité sociale, par exemple en favorisant le développement des médias, le rôle des parlementaires, les réformes juridiques et judiciaires, la participation de la société civile ou encore la capacité du secteur privé à mener des actions collectives afin de lutter contre la corruption, impliquer les jeunes. Bien d’autres réformes sont initiées et mises en œuvre par les pays eux-mêmes. A titre d’exemple, l’année dernière, le programme de l’Institut en faveur des parlementaires, soutenu par la Finlande, le Canada et le Japon, a travaillé en collaboration avec l'Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption afin de renforcer les parlementaires dans leur rôle de contrôle des fonds publics et de gestion des budgets des gouvernements.

Le Groupe de la Banque a également entrepris une série de diagnostics et d’évaluations empiriques. Les Indicateurs mondiaux de la gouvernance (WGI), par exemple, qui sont publiés chaque année, concernent 212 pays et territoires. Ils constituent la base de données publique la plus importante sur la gouvernance et servent de point de départ pour mener des recherches, encourager les débats et les discussions et attirer l’attention sur les questions de gouvernance au sein de la communauté du développement et même au-delà. S’ils sont appréciés, c’est grâce à leur capacité de synthétiser les indicateurs existants, variés, riches en nuances et axés sur les réformes, puis de les transformer en mesures de gouvernance standardisées qui peuvent facilement être analysées pour des comparaisons entre pays et sur des périodes définies.

L’Institut de la Banque mondiale encourage également les diagnostics de gouvernance participative mis en œuvre par les pays eux-mêmes. Ces diagnostics se sont avérés être des instruments efficaces, susceptibles de faire participer un grand nombre de parties prenantes des pays à la conception et à la mise en œuvre de réformes de la gouvernance. Les Indices de transparence de l’Institut de la Banque mondiale mesurent, dans plus de 200 pays, les dimensions de transparence économique, institutionnelle et politique ; à cela s’ajoutent les Indicateurs de viabilité des médias de l’Institut de la Banque mondiale qui évaluent si les conditions sont favorables au développement des médias.

La lutte contre la corruption dans le cadre des projets

A l’échelle des projets, la Vice-présidence de la Banque mondiale chargée des questions de déontologie institutionnelle (INT), un service indépendant placé directement sous l’autorité du Président de la Banque mondiale, procède à des enquêtes portant sur des présomptions de corruption concernant des opérations menées par le Groupe de la Banque et sur les éventuelles fautes professionnelles de son personnel. Le service communique ensuite ses conclusions aux instances dirigeantes, qui prennent les décisions qui s’imposent. La Banque met de nombreux moyens à la disposition des personnes qui souhaitent signaler des actes de corruption, des fraudes ou d’autres malversations commises dans le cadre des projets qu’elle finance, dont une ligne téléphonique internationale (1-704-556-7046, appel en PCV).

Dans le cadre des projets, si la Vice-présidence (INT) estime qu’il existe suffisamment de preuves pour établir qu’une société ou des individus se sont compromis dans des actes de fraude, de corruption, de coercition, de collusion ou d’obstruction, elle porte l’affaire devant le nouvel organe de gestion des sanctions de la Banque qui fonctionne sur deux niveaux. Au premier niveau se trouve le Responsable de l’évaluation et de la sanction (EO), chargé d’évaluer si les preuves fournies par l’INT sont suffisantes et de déterminer si une suspension temporaire doit entrer en vigueur, avant de recommander le cas échéant une sanction. Au second niveau figure le Comité des sanctions, composé de trois membres du personnel de la Banque et de quatre membres extérieurs. Les membres du Comité des sanctions étudient les dossiers et prennent les décisions finales concernant les sanctions lorsqu’une personne mise en cause conteste les allégations et/ou la sanction recommandée par le Responsable de l’évaluation et de la sanction concerné (il en existe un pour chaque entité, BIRD/IDA, IFC, MIGA ou projets garantis par la Banque). Si la personne mise en cause ne conteste pas, le Comité des sanctions impose la sanction recommandée par le Responsable EO.

Depuis sa création en 2001, la Vice-présidence INT a traité plus de 3 000 cas présumés de fraude, de corruption ou d’autres malversations. Jusqu’à présent, la Banque a suspendu 351 sociétés et individus, dont la liste détaillée est disponible sur son site internet. S’il y a lieu, l’INT communique ses conclusions aux autorités judiciaires des pays membres concernés, pour qu'elles engagent d’autres procédures. Sur la base des enquêtes déjà réalisées, la Vice-présidence INT est aujourd’hui en mesure d’assurer du conseil à ses partenaires chargés des opérations à la Banque afin de mieux intégrer les mesures de lutte contre la corruption dans la conception des projets et la mise en œuvre des programmes.

En janvier 2008, le Groupe de la Banque a annoncé qu’il allait mettre en œuvre dans leur totalité les recommandations d’un groupe d’étude indépendant dirigé par l’ancien président de la Banque centrale américaine, Paul Volcker (le comité Volcker), dont l’objectif est de renforcer l’INT, qui est passé au sein de la Banque du rang de département à celui de Vice-présidence ; Leonard Mc McCarthy, qui a autrefois dirigé la direction des Opérations spéciales (connue sous le nom de Scorpions) en Afrique du Sud, a été nommé Vice-président. Une unité de services préventifs a été créée au sein de l’INT afin d’assurer des services en amont des activités de la Banque ; et les cas de personnels incriminés dans des cas peu importants de fraude et de corruption seront transférés au bureau du nouveau responsable de l’éthique d’ici la fin de l’exercice en cours. Par ailleurs, un comité consultatif indépendant a été mis sur pied afin d'assurer l'indépendance et la responsabilité de l’INT. Ces réformes globales ainsi que d’autres recommandées par le comité Volcker devraient permettre de mieux intégrer la Vice-présidence INT et son expertise au sein des opérations du Groupe. Elles devraient également permettre de clarifier les rôles et les responsabilités des différentes entités du Groupe de la Banque et améliorer la transparence sur le travail de l’INT.

L’an dernier, le Groupe de la Banque a intensifié ses efforts pour intégrer dans les projets qu’il finance les mesures visant à réduire les risques de corruption, comprenant (a) la réalisation de diagnostic en amont afin d’identifier les éléments qui, en faisant obstacle à la bonne gouvernance et à la lutte anti-corruption, sont susceptibles de diminuer l’efficacité des projets ; (b) une « conception intelligente des projets » prévoyant des moyens pour déjouer ces obstacles, en mettant l’accent sur la transparence, la participation et la supervision par un tiers et (c) un renforcement des contrôles fiduciaires et de la supervision des projets pendant leur mise en œuvre.

Partenariats mondiaux

Afin de renforcer la coordination et les actions collectives, le Groupe de la Banque travaille en partenariat avec les parties prenantes, les sociétés du secteur privé, les groupes de la société civile et les partenaires bilatéraux ou multilatéraux du développement. Il contribue de manière active à promouvoir notamment l’application de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers (1997), de la Convention des Nations Unies contre la corruption (2003), de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) (2002) et enfin, des processus ministériels intitulés Gouvernance et police des forêts (FLEG).

Par le biais de la Société financière internationale, son institution chargée du financement du secteur privé, le Groupe de la Banque mondiale s’attache à promouvoir une meilleure gouvernance d’entreprise au sein des sociétés du secteur privé. Il entend ainsi s'attaquer à la corruption du côté de l’offre grâce à des mécanismes tels que le Forum mondial sur la gouvernance d’entreprise. La Banque travaille également en étroite coopération avec des organisations internationales de lutte contre la corruption et des réseaux tels que Transparency International, le Fonds d’appui aux partenaires pour la transparence, le groupe d’action financière et le Comité d’aide au développement de l’OCDE.

L’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés (Initiative StAR)
L’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés (Initiative StAR), menée en partenariat avec l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), a été lancée en septembre 2007. Son objectif est de dissuader les vols d’avoirs et de faciliter le recouvrement de ceux qui ont été volés du fait d’actes de corruption. StAR insiste sur le fait que les pays développés et les pays en développement ont une responsabilité partagée en matière de lutte contre la corruption et que pour faciliter le recouvrement des avoirs et empêcher les vols, il est nécessaire de mettre en place une collaboration internationale et des actions collectives. La Convention des Nations Unies contre la corruption (UNCAC) sert de cadre à cette collaboration et de repères permettant d’évaluer les progrès accomplis. L’Initiative StAR a récemment reçu le soutien des nations du G20 et des accords ont été conclus pour faciliter le recouvrement des avoirs dans le cadre du Programme d’action d’Accra. De telles avancées sont le signe que le programme est au cœur d’un engagement international croissant.

L’Initiative StAR soutient ces efforts internationaux en développant des approches innovantes pour le recouvrement d’avoirs, en encourageant les réformes de politiques, en renforçant les capacités au sein des pays partenaires ou encore en facilitant la mise en place de réseaux de professionnels et en soutenant les initiatives des pays portant sur le recouvrement des avoirs. StAR a récemment publié un guide qui explique comment concevoir et mettre en œuvre un régime efficace de confiscation des biens basé sur l’absence de condamnation. Il s’agit d’une procédure qui permet par l’application des lois de récupérer des avoirs, dans les cas où une condamnation ne peut être obtenue, mais où les preuves sont suffisantes pour démontrer la nature corrompue des avoirs en question. En février, StAR a lancé une base de données sécurisée et coordonnée avec celle d’INTERPOL. La base de données permet aux services de répression d’identifier les points de contact et de partager en permanence des informations sur le recouvrement des avoirs. Onze pays ont demandé de l’aide à StAR, qui assure par ailleurs le renforcement des capacités dans de nombreux autres pays grâce aux programmes régionaux de formation. L’aide aux pays de StAR est conçue pour aider les autorités d’un pays à prendre des décisions motivées dans le cadre de leur programme de recouvrement des avoirs. C’est dans cette optique que StAR aide les pays à mettre sur pied des équipes pluridisciplinaires capables de travailler sur des cas de recouvrement d’avoirs. Elle leur fournit également de l’assistance technique et de la formation. En agissant comme un intermédiaire honnête, StAR aide également les pays à se forger des contacts et facilite leur collaboration avec les centres financiers.

Lutte contre les flux financiers illicites
La Banque s’est engagée dans un certain nombre d’autres activités destinées à contrecarrer les flux financiers illicites. Ces activités comprennent celles déjà menées dans le cadre de son travail continu d’analyse, de conseil, de renforcement des capacités et de diffusion des bonnes pratiques dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement de la lutte contre le terrorisme ; figurent également au nombre des activités de la Banque la prestation de conseils ainsi que le soutien financier aux douanes nationales et à l’administration fiscale afin de les aider à lutter contre l’évasion fiscale, la pratique de facturations frauduleuses et l’établissement de prix de transfert. Enfin, elle participe au groupe de travail international qui étudie l’impact des flux financiers illicites sur le développement et accorde son soutien au Dialogue fiscal international, dont la mission entre autres est de diminuer les pratiques fiscales préjudiciables.

Gestion efficace des richesses en ressources naturelles

Entre quarante et cinquante pays en développement sont dépendants du pétrole, du gaz et des ressources en minerai pour une part importante de leurs recettes fiscales et de leurs exportations. Gérer ces ressources représente un défi majeur en termes de gestion économique et de gouvernance, surtout lorsque les prix des matières premières et de l’énergie sont très instables comme c’est le cas actuellement. Par le biais d’un vaste éventail d’activités, le Groupe de la Banque aide ces pays à gérer leurs ressources naturelles, répondant ainsi aux demandes toujours croissantes. Dans le cadre de cet effort, nous collaborons avec d’autres donateurs et institutions financières internationales (IFI). Actuellement nous gérons plusieurs programmes et partenariats mondiaux financés par des donateurs multiples, dont l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE). A travers ce programme, la Banque procure de manière active une assistance technique à plus de 35 pays. Nous estimons que cette Initiative, visant à rendre plus transparente la déclaration des revenus, constitue un point de départ essentiel pour une gestion saine des ressources naturelles. La Banque travaille avec des gouvernements et d’autres partenaires pour construire et développer l’approche de l’Initiative ITIE, également appelée « ITIE++ », dont l'objectif est de renforcer la transparence et les bonnes pratiques de gouvernance à toutes les étapes de la chaîne de valeur : attribution des contrats, suivi des opérations, collecte des impôts et des redevances, extraction des ressources et décisions de gestion économique, jusqu’à la viabilité du projet. Dans le cadre de cette Initiative, un Fonds d’affectation spéciale pour le Centre de conseils techniques aux industries extractives (EI-TAF) est en cours d'installation. Il sera chargé de répondre aux demandes de gouvernements clients de la Banque disposant de nombreuses ressources naturelles. Ils sont à la recherche de conseils « juste à temps » sur la chaîne de valeur, tout particulièrement afin de d’assurer que les transactions issues de l’industrie extractive sont correctement structurées dès l’origine.

25.11.2009

UN MILLIARD ET DEMI D'ÊTRES HUMAINS SONT TOUJOURS SANS ÉLECTRICITÉ - PNUD

Communiqué PNUD -New York, Nov 24 2009 11:50AM

A l'heure des derniers préparatifs du Sommet sur les changements climatiques de Copenhague prévu en décembre, le Programme des Nations Unies pour le développement sonne l'alarme en rappelant dans un rapport qu'un milliard et demi d'humains sont toujours sans électricité.

Ces populations sans électricité font cuire leurs aliments au feu de bois ou au charbon et s'exposent ainsi à des fumées toxiques qui tuent près de 2 millions de personnes par an. Les victimes à 99% sont en provenance des pays en voie de développement, note le rapport.

Dans les pays les moins développés et l'Afrique sub-saharienne, la moitié des décès dus à une pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans, et la moitié des décès dus à un cancer des poumons ou à une infection pulmonaire chez les adultes sont liés à l'inhalation de ces fumées toxiques, ajoute le document.

Le directeur économique de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a souhaité la mise en oeuvre d'une profonde transformation du système énergétique mondial à l'heure des négociations sur les changements climatiques.

Selon le rapport, pour réduire de moitié la proportion de gens vivant dans la pauvreté d'ici 2015 dans le monde, il faut que 1,2 milliard de personnes supplémentaires puissent accéder à l'électricité et que 2 milliards puissent accéder au gaz naturel ou au propane.

Ce rapport du PNUD a été réalisé en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (<" http://www.who.int/fr/">OMS) et l'AIE.
Nov 24 2009 11:50AM
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LA CONFÉRENCE DE LA FAO ÉLIT LE FRANÇAIS GUYAU À LA PRÉSIDENCE DE SON CONSEIL

Communiqué FAO New York, Nov 24 2009 10:50AM

La Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture  vient de s'achever a élu le Français Luc Guyau à la présidence indépendante du Conseil de la FAO, organe exécutif intérimaire comprenant 49 Etats membres.

Ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), M. Guyau est président des Chambres d'agriculture françaises et vice-président du Conseil économique social et environnemental.

En sa qualité de Président indépendant du Conseil de la FAO, M. Guyau aura notamment la responsabilité de superviser les progrès enregistrés par le programme de réforme et de renouveau de la FAO. Il succède à l'Iranien Mohammed Saeid Noori-Naeini.

Par ailleurs, la Conférence a approuvé une augmentation de 7,6% du budget régulier de la FAO pour l'exercice biennal 2010-2011, qui s'établit ainsi à 1,5 milliard dollars. Ce budget permettra de mettre en oeuvre le nouveau programme de travail basé sur des résultats ainsi que le plan daction immédiat pour le renouveau de la FAO.

Les représentants des 192 membres de la FAO, réunis dans le cadre de la Conférence (assemblée générale de l'Organisation qui se tient tous les deux ans), ont également approuvé dimanche l'élargissement et le renforcement du Comité de la sécurité alimentaire mondiale le transformant ainsi en une plateforme internationale de premier plan et comprenant un large éventail de partenaires pour débattre, coordonner et faire converger les politiques en vue d'éliminer la faim dans le monde.

Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, qui s'est tenu à Rome la semaine dernière, a convenu que le Comité de la sécurité alimentaire mondiale doit être un élément central du Partenariat mondial pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Il restait à obtenir l'approbation de la Conférence pour que le Conseil dans sa nouvelle forme devienne opérationnel. C'est chose faite à présent.

Ainsi, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale sera étoffé pour comprendre, outre tous les Etats membres de la FAO et de l'ONU, des représentants d'organisations internationales, d'organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile.

Le Comité sera secondé par un réseau international d'experts de haut niveau dont les avis renforceront la légitimité scientifique de ses délibérations et feront en sorte que ses décisions soient fondées sur les preuves disponibles les plus tangibles.

Les pays sont encouragés à renforcer le poids politique du Comité de la sécurité alimentaire mondiale en s'assurant qu'ils y sont représentés au plus haut niveau possible.
Nov 24 2009 10:50AM

19.11.2009

LES CONCLUSIONS du SOMMET DE LA FAO :

PRIORITÉ À L'AGRICULTURE POUR ÉLIMINER LA FAIM
Communiqué du centre de presse ONU- New York, Nov 18 2009  2:50PM

Au cours du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui s'est achevé mercredi à Rome, la communauté internationale s'est engagée à investir davantage dans l'agriculture et à éliminer la faim aussitôt que possible, a résumé l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a déclaré que ce Sommet, auquel 60 chefs d'Etat et de gouvernement et 191 ministres de 182 Etats membres de la FAO ont participé, avait été "une étape importante » dans la réalisation de l'objectif d'un monde libéré de la faim. Mais il a regretté que la déclaration officielle adoptée lundi par le Sommet ne contienne « ni objectifs quantifiés ni échéances précises qui auraient permis de mieux suivre leur concrétisation".

La FAO avait proposé de fixer comme objectif l'élimination totale de la faim de la surface de la terre à l'horizon 2025 et de porter la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement à 44 milliards de dollars par an pour les investissements dans l'agriculture et les infrastructures rurales des pays en développement.

Toutefois, le Sommet a débouché sur quatre engagements importants, a indiqué M. Diouf :

L'engagement ferme de redoubler d'efforts pour atteindre le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la faim dans le monde d'ici à 2015 et à l'éradiquer le plus vite possible.

L'engagement de renforcer la coordination internationale et la gouvernance de la sécurité alimentaire en mettant en oeuvre une profonde réforme du Comité de la sécurité alimentaire mondial qui deviendrait un élément central du Partenariat mondial pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Elargi pour comprendre des partenaires des secteurs public et privé et des organisations non gouvernementales, élevé au niveau ministériel, ce Comité coordonnera les initiatives internationales contre la faim et prendra des décisions rapides et en connaissance de cause sur les questions alimentaires mondiales. Il sera secondé dans cette tâche par un panel international d'experts de haut niveau.

La promesse d'inverser la tendance à la diminution des financements domestiques et internationaux dans l'agriculture, la sécurité alimentaire et le développement rural dans les pays en développement et un accroissement substantiel de l'aide publique au développement.

La décision de promouvoir de nouveaux investissements dans la production et la productivité agricoles des pays en développement en vue de réduire la pauvreté et de parvenir à la sécurité alimentaire pour tous.

"Je suis convaincu qu'ensemble nous pouvons éradiquer la faim de notre planète", a dit M. Diouf. "Mais nous devons passer des paroles aux actes".

Les participants au Sommet ont adopté cinq Principes de Rome pour une sécurité alimentaire mondiale durable:

1) investir dans des plans pris en charge par les pays avec une affectation des ressources à des programmes et des partenariats bien conçus et axés sur les résultats;

2) stimuler une coordination stratégique à tous les niveaux pour améliorer la gouvernance, favoriser une meilleure allocation des ressources et éviter les chevauchements;

3) s'efforcer d'adopter une double approche de la sécurité alimentaire comprenant à la fois des mesures d'urgence à court terme et des programmes de développement à long terme;

4) oeuvrer en vue d'améliorer l'efficience, la coordination et l'efficacité des institutions multilatérales;

5) garantir de la part de tous les partenaires un engagement soutenu et substantiel à l'investissement dans l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition.

Le Sommet a également décidé "d'agir par anticipation pour faire face aux problèmes que pose le changement climatique en matière de sécurité alimentaire et pour répondre à la nécessité d'une adaptation et de mesures d'atténuation dans le domaine de l'agriculture en mettant l'accent sur les petits producteurs agricoles et les populations vulnérables".
Nov 18 2009  2:50PM
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18.11.2009

L'ONU ENCOURAGE LES UNIVERSITÉS À APPORTER DES IDÉES

ONU -New York, Nov 18 2009 12:50PM
Un haut responsable des Nations Unies a appelé cette semaine à une nouvelle culture « de responsabilité sociale intellectuelle » et a encouragé les universités à travers le monde à apporter des idées pour résoudre les problèmes qu'affronte la planète.

« Le temps est venu pour une nouvelle culture de responsabilité sociale intellectuelle qui fait sortir l'enseignement, l'apprentissage et la recherche hors des salles de classe, des laboratoires ou des campus pour aider à trouver des solutions aux problèmes réels auxquels sont confrontés les vrais gens », a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à la communication et à l'information, Kiyo Akasaka, lors du Sommet mondial sur l'innovation en matière d'éducation (WISE) à Doha (Qatar).

Il a rappelé l'existence du projet lancé l'an dernier  par le Département de l'information (DPI) pour mobiliser un réseau international de centres d'apprentissage de haut niveau avec l'idée que tous les domaines de connaissances ou de recherche peuvent avoir un impact sur ce que l'ONU essaie de faire.

Le projet intitulé  l'Impact universitaire  a été rejoint par plus de 250 universités et institutions jusqu'à présent. L'idée est que chaque institution participante s'occupe chaque année d'une activité qui puisse contribuer directement à la réalisation d';un objectif spécifique des Nations Unies.

Selon M. Akasaka, « les Objectifs du Millénaire pour le développement représente un excellent exemple du lien crucial entre la recherche universitaire et l'action », soulignant que ces objectifs avaient été définis grâce à des critères scientifiques. Il a également suggéré que les universités mobilisent leurs campus pour afficher leur soutien aux Objectifs du Millénaire pour le développement lors du Sommet de 2010.
Nov 18 2009 12:50PM

Qu'est-ce que L'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population

Déclaration de Mission de l'UNFPA

L'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population, est un organisme de développement international qui œuvre en faveur du droit à la santé et de l'égalité des chances pour chaque femme, homme et enfant. L'UNFPA offre son appui aux pays pour utiliser les données de population dans la formulation des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et pour faire en sorte que toutes les grossesses soient désirées, que tous les accouchements soient sans danger, que tous les jeunes soient protégés du VIH et du sida et que toutes les filles et toutes les femmes soient traitées avec dignité et respect.

L'UNFPA — parce que tout le monde compte.

Atteindre les objectifs de développement

L'UNFPA s'emploie à améliorer les conditions de vie et à élargir les options des individus et des couples. Au fil du temps, les choix que ceux-ci opèrent en matière de reproduction se répercutent au niveau des communautés et des pays et modifient la structure de la population et les tendances démographiques.

L'UNFPA aide les gouvernements, à leur demande, à formuler des politiques et des stratégies pour réduire la pauvreté et favoriser le développement durable. Il les aide également à recueillir des données démographiques et à les analyser, de manière à ce qu'ils appréhendent mieux les tendances en matière de population. Il encourage également les gouvernements à tenir compte des besoins des générations futures autant que de ceux des générations présentes.

Les rapports étroits qui existent entre le développement, la santé en matière de reproduction et l'égalité des sexes, autres grands domaines des activités de l'UNFPA, ont été mis en exergue lors de Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) du Caire en 1994. L'UNFPA est guidé dans son travail par le Programme d'action de la CIPD. Les 179 pays assistant à la conférence ont convenu que la satisfaction des besoins de tous dans les domaines de l'éducation et de la santé, y compris de la santé en matière de reproduction, est une condition première de l'instauration d'un développement durable. Le Programme d'action qu'ils ont adopté à ces fins comportent les principaux objectifs suivants :

  • Accès universel aux services de santé en matière de reproduction d'ici 2015;
  • Enseignement primaire universel et suppression de l'écart entre les sexes dans l'éducation d'ici 2015;
  • Réduction de la mortalité maternelle de 75 % d'ici 2015;
  • Réduction de la mortalité infantile;
  • Augmentation de l'espérance de vie;
  • Réduction des taux d'infection par le VIH;

Il sera capital d'atteindre les objectifs du Programme d'action de la CIPD pour atteindre ensuite les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces huit objectifs, qui s'inscrivent dans le droit fil de ceux de la CIPD, visent dans leur ensemble à réduire la pauvreté extrême de moitié d'ici 2015. L'UNFPA fait l'apport de ses connaissances spécialisées dans les domaines de la santé de la reproduction et de la population et participe aux efforts conjoints déployés de par le monde pour assurer la réalisation des OMD.

Amélioration de la santé en matière de reproduction

La santé en matière de reproduction est un moyen de réaliser le développement durable, et c'est aussi un droit de la personne. Environ 350 millions de couples n'ont pas les moyens adéquats de planifier leur famille ou d'espacer la naissance de leurs enfants. Les investissements consentis dans le domaine de la santé de la reproduction sauvent des vies et améliore la qualité de l'existence, freinent la propagation du VIH et favorisent l'égalité entre les sexes. Ces effets bénéfiques contribuent à leur tour à stabiliser la croissance démographique et à réduire la pauvreté. Les investissements dans la santé en matière de reproduction étendent leurs bienfaits de l'individu à la famille, puis de la famille au monde entier.

L'UNFPA promeut une approche globale des soins de santé en matière de reproduction, qui comprennent:

  • L'accès universel à des informations exactes, à toute une gamme de méthodes de contraception sans danger et de prix abordable, ainsi qu'à des conseils adaptés aux sensibilités;
  • La disponibilité universelle de soins prénatals et de soins obstétricaux;
  • La prévention des maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida.

Réduction des risques de la maternité

Chaque minute, dans le monde en développement, une femme meurt de complications traitables de la grossesse ou de l'accouchement. Chaque minute, une famille est ravagée, la vie des enfants orphelins est mise en danger et la communauté souffre. Et pour chaque femme qui meurt, pas moins de 20 autres subissent de graves traumatismes, fistules ou autres lésions survenant à l'accouchement.

La stratégie retenue par l'UNFPA pour prévenir les décès maternels comprend :

  • La planification familiale pour réduire les grossesses non désirées
  • La présence de personnel médical formé à tous les accouchements
  • La fourniture de soins obstétricaux d'urgence en temps opportun pour toutes les femmes souffrant de complications.

L'UNFPA plaide également à plusieurs niveaux en faveur du droit des mères à mettre leurs enfants au monde dans de bonnes conditions de sécurité. Il met en œuvre la Campagne pour éliminer les fistules au niveau mondial, entreprise en collaboration avec divers partenaires pour prévenir cette affection dévastatrice survenant à l'accouchement et pour redonner santé et dignité à celles qui en souffrent.

Appui aux adolescents et aux jeunes

La moitié de la population mondiale, soit quelque 3 milliards de personnes, a moins de 25 ans. La prise en compte des défis critiques que doit relever la génération de jeunes la plus nombreuse de l'histoire est une priorité urgente; il y va du succès des initiatives de développement économique et des efforts visant à inverser la tendance actuelle de la pandémie du sida.

L'UNFPA investit dans des programmes conçus pour répondre aux besoins des jeunes dans les domaines de la santé, de l'éducation, des opportunités économiques et de la préparation à la vie quotidienne. Il s'emploie à faire en sorte que les adolescents et les jeunes se voient dispenser des informations exactes, des conseils non moralisateurs et des services complets et d'un coût abordable pour prévenir les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles, y inclus l'infection par le VIH. Dans ce travail, l'UNFPA s'efforce d'associer les jeunes en tant que participants actifs aux programmes qui les concernent.

Prévention du VIH/sida

En 2004, plus de 3 millions de personnes sont mortes du sida et 5 millions ont été infectées par le VIH. Chaque jour, 14 000 personnes, dont la moitié sont âgées de 15 à 24 ans, s'ajoutent au nombre des sujets infectés. Les femmes sont de plus en plus à risque.

La prévention, axe majeur de la lutte de l'UNFPA contre la maladie, est dans le monde entier en cours d'intégration à la programmation de la santé en matière de reproduction. Au rang des grandes priorités figurent la promotion de comportements sexuels moins dangereux chez les jeunes, y inclus le retard du début de l'activité sexuelle, les mesures visant à assurer la large disponibilité des préservatifs et à veiller à ce qu'ils soient utilisés systématiquement et correctement, et la prévention de l'infection chez les femmes enceintes et leurs enfants.

Promotion de l'égalité entre les sexes

Les femmes peuvent et doivent jouer un rôle capital dans le développement durable et l'élimination de la pauvreté. Quand les femmes sont instruites et en bonne santé, familles, communautés et nations en tirent bénéfice. Mais la discrimination et la violence sexistes pénètrent presque tous les aspects de la vie, ruinant les perspectives offertes aux femmes et leur refusant la capacité d'exercer pleinement leurs droits fondamentaux.

L'égalité entre le sexes et un droit de la personne et l'un des huit Objectifs du Millénaire pour le développement. Les investissements dans ce domaine peuvent améliorer les conditions de vie des femmes comme des hommes et apporter des avantages durables aux générations à venir. Depuis plus de 30 ans, l'UNFPA est au premier rang de ceux qui portent les problèmes d'égalité et d'équité entre les sexes à l'attention d'un plus grand nombre, promeuvent les réformes en matière juridique et de politique générale, ainsi que la collecte de données sexospécifiques, et soutiennent les projets visant à autonomiser les femmes autonomes sur le plan économique.

Application d'approches sensibles à la culture

Les activités de l'UNFPA concernent les domaines les plus sensibles et les plus intimes de l'existence humaine, notamment les droits et la santé en matière de reproduction, les relations entre les deux sexes et les questions de population. Les attitudes dans ces domaines présentent d'amples variations selon la culture à laquelle les gens appartiennent et au sein d'un même groupe culturel.

La modification d'attitudes, de comportements et de lois profondément ancrés, tout particulièrement de ceux qui ont trait aux relations entre les sexes et à la santé en matière de reproduction, est un processus qui s'inscrit dans la durée et qui exige une approche respectueuse des sensibilités culturelles. Le Fonds respecte la diversité culturelle, mais il rejette également les pratiques qui mettent les femmes et les filles en danger. Il œuvre étroitement et avec tact avec les communautés pour s'assurer de leur appui en faveur du respect des droits fondamentaux de tous leurs membres.

Protection des droits de la personne

Tous les êtres humains doivent jouir de droits et de protection sur un pied d'égalité. C'est là un principe fondamental de la mission de l'UNFPA et de sa façon de travailler.

L'accent résolument mis sur les droits des femmes et des hommes au niveau individuel sous-tend le Consensus du Caire de 1994 qui guide tout le travail de l'UNFPA. Cette importance primordiale accordée aux droits de la personne lors de la CIPD a marqué une réorientation des politiques et programmes de population qui, au lieu de se concentrer sur les chiffres relatifs aux être humains placent ceux-ci au centre même des activités. Lors de cette conférence, des représentants de toutes les régions e de toutes les cultures ont convenu que la santé en matière de reproduction était un droit fondamental de la personne et que les gens avaient le droit de choisir le nombre de leurs enfants et le moment et l'espacement de leur naissance.

Les droits de la personne affirmés dans les instruments internationaux ont d'importantes implications pour les stratégies concernant les soins de santé en matière de reproduction, l'égalité des sexes et la population et le développement.

Garantie de la sécurité de l'approvisionnement en produits de santé de la reproduction

Sans les produits essentiels - des contraceptifs aux trousses de dépistage et à l'équipement nécessaire aux soins obstétricaux d'urgence -, il est impossible d'exercer pleinement le droit à la santé en matière de reproduction. En bien des endroits, il faut fournir d'urgence des préservatifs afin de prévenir une plus vaste diffusion du VIH. Le mandat de l'UNFPA est dans ce domaine de fournir les quantités voulues des produits voulus, dans l'état voulu, à l'endroit voulu, au moment voulu et au prix voulu. Ce complexe processus logistique complexe fait intervenir de nombreux participants, tant du secteur public que du secteur privé. Le Fonds assume un rôle dirigeant pour assurer l'approvisionnement des produits de santé en matière de reproduction, prévoir les besoins, mobiliser les appuis, mettre en place capacité logistique au niveau national et coordonner l'ensemble de ce processus.

Apport d'aide dans les situations d'urgence

Les crises humanitaires sont des catastrophes sur le plan de la santé en matière de reproduction. À la suite des guerres ou des catastrophes naturelles, les systèmes d'éducation et de santé s'effondrent, la violence sexiste s'accroît, le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles se propagent plus largement et les taux de mortalité infantile et maternelle montent souvent en flèche. Les défaillances des systèmes sociaux rendent les femmes et les jeunes particulièrement vulnérables.

Dans le cadre des réactions interinstitutions coordonnées face aux catastrophes, l'UNFPA assume le rôle majeur dans la fourniture de produits et services de nature à protéger la santé en matière de reproduction. Les domaines d'action prioritaire dans les situations d'urgence sont les suivants: maternité sans danger; prévention des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, santé des adolescents et violence sexiste. L'UNFPA encourage également la pleine participation des femmes et des jeunes aux efforts de reconstruction de la société.

Édification de l'appui

En tant que premier organisme multilatéral oeuvrant dans le domaine de la population dans le monde, l'UNFPA est le principal avocat de la santé et des droits en matière de reproduction, dont le droit de choisir le nombre de ses enfants et l'espacement de leur naissance.

Dans le cadre de partenariats avec les autres organismes des Nations Unies, les gouvernements, les ONG, les fondations et le secteur privé, le Fonds sensibilise et mobilise les appuis et les ressources nécessaires pour assurer la réalisation des cibles établies lors de la Conférence internationale sur la population et le développement ainsi que celles des Objectifs du Millénaire pour le développement. En 2004, l'UNFPA a recueilli un volume record de contributions volontaires à ses ressources ordinaires, octroyées par 166 pays, ce qui est aussi un chiffre record.

Champ d'action mondial de l'UNFPA

L'UNFPA soutient des programmes dans quatre régions: Etats arabes et Europe, Asie et Pacifique, Amérique latine et Caraïbes, et Afrique subsaharienne. Nous sommes actifs dans plus de 140 pays, zones et territoires par l'entremise de neuf Equipes nationales de services techniques et de 112 bureaux de pays. Les trois quarts du personnel de l'UNFPA travaillent sur le terrain.

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