16.12.2009
Mes billets d'humeur: Le Carbone
Pour certains une horreur, pour d'autres un produit financier!
Il y a quelques jours, nous vous parlions des différences de comprtements des industriels Européens et Chinois vis à vis de la
décarbonisation.
Cela se confirme, si besoin était. Les uns comme les autres ne sont pas vertueux au point de réduire spontanément leurs émissions de carbone, il ne faut pas réver. Mais alors que les les uns , les Chinois s'organisent et utilisent les ressorts de la réglementation pour faire du profit grace à leur vertu forcée, les autres , les Français en l'occurence s'organisent pour .... éviter une spéculation trop hasardeuse sur le marché de ces titres.
Même si, la main sur le coeur, la Caisse des Dépôts nous jure ses grands dieux que le contrôle sera draconien, le fait d'exclure des parties prenantes aussi concernées que les ONG environnementales du contrôle de ce marché ne laisse augurer rien de bon. Certains sont près à spéculer sur vraiment n'importe quoi.
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06.12.2009
Les marchés émergents sont absents des caisses de pension
Article de Jean-Pascal Baechler , du 05 12 09, journal le Temps.ch
Selon une étude, les économies en développement pèsent 1% dans les placements des institutions de prévoyance. Dans les hedge funds, l’intérêt se détourne des hedge funds
On en parle beaucoup, ils seront les champions de la croissance ces prochaines années. Mais les marchés émergents pèsent à peine 1% des placements des caisses de pension suisses, relève une étude récente de JPMorgan Asset Management sur les investissements des institutionnels européens.
Souvent titillés sur ce point, des responsables de caisses de pension suisses relèvent que de nombreuses sociétés helvétiques sont très actives dans les pays en développement, à l’image de Nestlé ou Holcim, et offrent une bonne exposition à leur croissance. En comparaison européenne, les caisses suisses ne sont guère plus conservatrices dans ce domaine que les autres. Au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne ou aux Pays-Bas, l’allocation va de 2% à 4%. Seule la Suède se distingue, avec une part de 6%.
Sous cet angle, les hedge funds sont un peu comme les marchés émergents. Selon l’enquête de JPMorgan, leur part en portefeuille se monte à 3% en Suisse, un chiffre confirmé par d’autres études. C’est peu, estime Markus Anliker, responsable de la clientèle institutionnelle suisse chez JPMorgan Asset Management. Celui-ci pense qu’un minimum de 5% est nécessaire pour justifier le travail que nécessite cet engagement et pour avoir un effet perceptible sur la performance. C’est peu, aussi, en comparaison avec la Suède (10%) ou le Royaume-Uni (4%). Mais c’est plus qu’en Espagne (2%), en Allemagne (2%) et aux Pays-Bas (1%).
19:03 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : international, économie, finances
03.12.2009
Les pays du Sud s’organisent entre eux
Article du Temps.ch , économie et finance - 3 décembre 09
S’agit-il d’une provocation ou de mettre les grands pays sous pression? C’est dans l’enceinte même où a eu lieu, de lundi à mercredi à Genève, la 7e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), que vingt-deux pays émergents ont signé un accord pour ouvrir leur marché des produits industriels. Alors qu’aucun signe tangible d’avancement des négociations du Cycle de Doha n’a été perceptible durant ces trois derniers jours, ils ont fait comprendre hier qu’ils allaient de l’avant dans la libéralisation des échanges, sans les grandes puissances.
Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a placé cet accord sous l’enseigne de la coopération Sud-Sud. Ce dernier prévoit des baisses de droits de douane d’au moins 20% sur 70% de la totalité des produits qu’ils échangent. Selon une étude, ces réductions devraient apporter 8 milliards de dollars de commerce de plus par an. Par la même occasion, le Brésil et l’Inde ont annoncé qu’ils rendraient leur marché libre de droits de douane aux exportations des pays les moins avancés
Alors que les 22 pays célébraient l’accord Sud-Sud, le Cycle de Doha semblait bien enlisé. Officiellement, le sujet n’était pas à l’agenda de la Conférence ministérielle – Pascal Lamy ne voulant pas mettre un plat qu’à moitié cuisiné sur la table – mais il a fait l’objet de nombreuses déclarations. A l’unanimité, tout le monde a juré qu’il faut conclure les négociations d’ici à 2010, mais sans pour autant donner de signaux positifs. L’Union européenne et le G10 (Suisse, Japon, Corée du Sud, Norvège…) ont affirmé qu’ils n’allaient plus faire de concession dans l’agriculture. Les Etats-Unis, par la voix de Ron Kirk, le représentant au Commerce, ont déclaré qu’ils étaient prêts à avancer, mais qu’ils voulaient plus de concessions pour rendre le paquet plus acceptable par le Congrès. Et pour ne rien arranger, les grands pays émergents veulent faire de l’agriculture l’élément central de tout accord de Doha.
A la conférence, mais aussi dans ses marges, de nombreux diplomates, organisations internationales et non gouvernementales se sont permis de poser des questions sur l’avenir du Cycle de Doha. Pour Meg Jones de l’International Trade Centre, sa conclusion est indispensable pour élever le niveau de vie des plus vulnérables, notamment des femmes paysannes africaines. Roderick Abbot du Centre européen pour la politique économique, a affirmé qu’il faudrait être réaliste et revoir les ambitions de Doha. Benjamin Katjipuka, diplomate namibien, a estimé que les petits pays ne sont que les spectateurs d’un match entre pays industrialisés et grands pays émergents.
10:06 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, international
29.11.2009
Relèvement du plafond de la Sécurité sociale : les conséquences sur vos finances
Extrait de la Tribune .fr du 26 11 09 :
Le nouveau plafond est passé à 34.620 euros. Un chiffre qui a un impact dans de nombreux domaines patrimoniaux.
Le Journal Officiel a publié ce jeudi matin le nouveau plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) pour 2010. Il s'établira à 34.620 euros, contre 34.308 en 2009. Soit 312 euros de mieux et 0,9% de plus qu'en 2009. De son côté, le plafond mensuel monte à 2.885 euros et le plafond horaire à 22 euros.
L'air de rien, ce chiffre a de nombreuses conséquences sur votre patrimoine, votre épargne et votre retraite. En effet, il est utilisé dans plusieurs formules de calcul.
Retraite
Pour le calcul des droits à la retraite tout d'abord. Il représente le plafond sur la pension de base que les salariés toucheront de la part de la Sécurité sociale. Pour les régimes complémentaires des salariés, le Pass a également son importance. A l'Agirc (caisse de retraite des cadres) par exemple, l'assiette de cotisation est en effet différente selon que la rémunération est inférieure à quatre plafonds de la Sécurité sociale, ou est située entre quatre et huit plafonds. Au-delà de huit Pass, on ne cotise plus. L'augmentation de 2010 permet donc aux cadres supérieurs de cotiser sur une base de 2.496 euros (312 x 8) supplémentaires par rapport à 2009.
Produits défiscalisés
Les travailleurs non salariés (commercants, artisans, professions libérales...) ont également intérêt à surveiller le Pass de près. Leur produit de retraite préféré, le contrat Madelin, permet de déduire les versements effectués de ses impôt. Là encore, le plafond de déduction dépend du Pass. Après calculs, il sera possible en 2010 de déduire jusqu'à 64.047 euros, contre 63.470 en 2009. Soit une économie d'impôts supplémentaire de 577 euros. Le principe est à peu près identique sur d'autres placements, accessibles à tous cette fois, comme le Perp par exemple (plan d'épargne retraite populaire).
Assurance santé
Dans de nombreux contrats, pour éviter d'avoir à réediter le "tableau des garanties" chaque année, certains remboursements (en optique et dentaire notamment) ne sont pas exprimées en euros mais en pourcentage de PMSS (plafond mensuel de la Sécurité sociale) ou du Pass. La légère augmentation prévue pour 2010 permettra certainement d'obtenir des remboursements de quelques dizaines d'euros supplémentaires.
Prestations et cotisations
Limite d'exonération de l'indemnité de stage, prestations fourniers par les Assedic, cotisations à l'Urssaf, contribution au Fonds national d'aide au logement, éligibilité à tel ou tel dispositif social... tous ces éléments dépendent également du plafond de la Sécurité sociale.
Alexandre Phalippou
16:22 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, santé
28.11.2009
Budget 2010 : le Sénat a alourdi le déficit au profit des collectivités
La gazette des communes
Finances - 27/11/2009
Le Sénat a approuvé à son tour le volet recettes du Budget 2010 mais s'est distingué en alourdissant le déficit déjà record au profit des collectivités et en renvoyant à décembre les modalités de remplacement de la taxe professionnelle (TP) pour les collectivités.
Par 176 voix contre 155, le Sénat a voté un déficit de 117,6 milliards d'euros pour 2010 en hausse de 1,7 milliard par rapport aux 115,9 milliards votés précédemment par les députés.
Le débat a été marqué par la réforme de la TP pour laquelle le Sénat s'est donné plus de temps pour être sûr de trouver une majorité. Il a voté la suppression de la TP, son remplacement par une contribution économique territoriale (CET) pour les entreprises, composée d'une cotisation sur la valeur ajoutée et d'une cotisation foncière. Il a aussi acté le montant d'une compensation relais versée aux collectivités en 2010 pour compenser les pertes de la TP qui constitue l'essentiel de leurs ressources.
Deux amendements votés le 21 novembre ont toutefois été annulés lors d’une seconde délibération demandée par le gouvernement. Le plafond de l’impôt économique est ainsi revenu à 3% de la valeur ajoutée (contre 3,5%) et les impôts des entreprises et des ménages fixés par les collectivités ne pourront être l’objet de hausses différenciées.
Mais les sénateurs ont remis au 6 décembre le volet le plus sensible, la répartition des nouvelles taxes entre communes, départements et régions.
La bataille est déjà engagée. Dès le 26 novembre la commission des finances s'est attelée à la tâche avec un premier débat d'orientation. Les sénateurs souhaitent notamment une période probatoire avec deux rendez-vous, un premier avec des simulations qui permettront d'ajuster le dispositif et un second après la réforme des collectivités qui définira leurs nouvelles compétences.
Taxe carbone
Les sénateurs ont également voté, sans grand enthousiasme; l'autre mesure phare du PLF 2010, la création de la taxe carbone. Ils ont ajouté à la liste déjà longue des exonérations ou abattements pour le transport maritime et fluvial.
Le gouvernement leur a cependant refusé d'exonérer les ménages se chauffant au charbon ou les réseaux de chaleur utilisés par les HLM.
"Nous sommes frustrés d'un vrai débat sur l'utilité de la taxe carbone", s'est exclamé le président du groupe UMP, Gérard Longuet, avant de voter cette taxe.
L'opposition a voté contre le texte. "Vos choix fiscaux reportent davantage l'impôt national et fiscal sur «cette France qui se lève tôt»", a déploré Nicole Bricq (PS). "La fiscalité n'a pas vocation à neutraliser les conséquences des choix de gestion des entreprises", a soutenu Bernard Vera (PCF).
Monuments repris par des collectivités : début de polémique Le Sénat examine le 27 novembre le projet de budget 2010 pour la culture qui contient notamment un article controversé visant à permettre plus largement aux collectivités territoriales de se porter candidates à la reprise de tout ou partie d'un bien du patrimoine historique de l'Etat.
Le député UMP Georges Tron a tiré la sonnette d'alarme la veille, indiquant que cette disposition "va dorénavant permettre que tous nos monuments puissent être transférés de l'Etat vers les collectivités territoriales sans un autre accord ni un autre avis que celui du préfet concerné".
"Il faut à l'évidence redonner le pouvoir de décision final aux ministres de la Culture et de la Réforme de l'Etat et établir une liste des monuments intransférables", estime le député de l'Essonne.
23:12 Publié dans collectivités territoriales | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, économie
18.11.2009
NOPIB:un nouveau site de Cap21
Ce texte a été rédigé par Eric Delhaye à l'occasion de la campagne de NOPIB pour la conférence de Copenhague, appelée COP 15, du 7 au 18 décembre 2009 : « Copenhague 2009 - Le climat change... changeons d'indicateurs ! »
Introduction : Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d'une économie nationale à savoir l'activité transitant par le secteur marchand. Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l'empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci :
Ne prend en compte la qualité de la vie : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu'on estime en France qu'elles représentent l'équivalent d'un million d'emplois temps plein. Par contre dès qu'une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente
Ne comporte d'indication sur la manière dont la richesse se répartit : l'augmentation du PIB peut ainsi s'accompagner d'une augmentation des inégalités et engendrer de fortes disparités sociales voire menacer la cohésion sociale (inégalités par rapport à l'accès aux soins, à l'éducation, aux services sociaux...)
Ignore les atteintes à la santé et l'environnement (dégradation des actifs naturels tels que sous-sol, sol, eau, atmosphère, biodiversité...) et l'épuisement des ressources naturelles. Le pire est que certaines productions particulièrement néfastes à la durabilité (par leurs débauches énergétiques, de matières premières non renouvelables, les pollutions engendrées) entrent dans le calcul du PIB. Nous sommes là en présence d'un système complètement aveugle des problématiques qui se dresse devant nous....
En savoir plus sur nopib.fr
13:39 Publié dans environnement, developpement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, économie
Combiner économie et écologie pour un développement durable
Article- Parlement européen du 17 11 09
La plupart des politiques s'accordent sur la nécessité de la lutte contre le changement climatique. La question qui fait aujourd'hui débat est celle de son financement. A moins d'un mois de l'ouverture de la Conférence de Copenhague sur le climat, la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie du Parlement européen a organisé une audition sur ce thème. « L'enjeu est de créer des conditions de vie durables », a expliqué la vice-présidente de la commission, Anni Podimata.
Les effets du changement climatique et du réchauffement de la planète sont nombreux : réduction de l'accès aux ressources naturelles, multiplication des conflits régionaux, aggravation de la pauvreté ou encore migrations climatiques. La modification des comportements actuels est nécessaire pour préserver les conditions de vie des générations futures. C'est le grand enjeu de la Conférence sur le climat qui se tiendra à Copenhague, du 7 au 18 décembre.
Comment cependant créer les conditions d'un changement de comportement ? Quel modèle économique privilégier ? Lors de l'audition organisée le 10 novembre par la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, en présence d'économistes et de climatologues, un consensus s'est dégagé sur la nécessité d'une coopération entre secteurs public et privé. Un tel modèle permettrait de relancer la croissance, de créer des emplois et de combattre les inégalités.
Concrètement, comment cela pourrait-il se traduire ? « Différentes approches peuvent permettre de générer de l'énergie de façon efficace, de la stocker, de l'utiliser. Même chose pour l'eau et les autres ressources : on peut imaginer de nouvelles méthodes de transport, des villes qui consomment moins, l'utilisation de matériaux recyclés par l'industrie. Il s'agit d'investir dans les nouvelles technologies et l'innovation » a expliqué Jacqueline McGlade, la directrice exécutive de l'Agence européenne de l'environnement.
« Notre responsabilité envers la génération future est énorme »
Selon les intervenants, les pays les plus développés ont le devoir d'agir. « Les gouvernements qui refusent ou traînent les pieds pour assumer leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique sont les mêmes qui ont débloqué des milliards d'euros pour le secteur financier. Il est totalement inacceptable que les dirigeants politiques ne montrent pas le même niveau d'engagement quand il s'agit du risque de destruction de notre propre planète », s'est exclamée la Grecque Anni Podimata (Socialistes et démocrates, S&D). Selon elle, « La responsabilité que nous avons envers la génération future est énorme ».
Le 3 décembre prochain, le Parlement européen accueillera le Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Rajendra K. Pachauri, et Paul McCartney, ancienne gloire des Beatles reconverti à la cause environnementale. Ils mettront en relation réchauffement climatique et politique alimentaire et expliqueront ce que chacun individu peut faire à son propre niveau.
12:33 Publié dans environnement, developpement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, économie
28.09.2009
L'Euro et le chômage
Dites nous pourquoi !
08:46 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, monnaie
15.09.2009
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement du G20 se réuniront à Pittsburgh
le 24 et 25 septembre 2009. Soyons vigilants!
Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont pris des engagements à Londres et le Conseil de Stabilité Financière a élaboré une série de principes. Sur ces bases, le G20 devrait s’accorder à Pittsburgh sur de vrais résultats
Les grands principes retenus devant guider les travaux du sommet de Pittsburgh sont de mettre en oeuvre de nouvelles mesures de politiques économiques et réaffirmer la volonté de développer un nouveau modèle de croissance soutenable et une meilleure organisation des marchés financiers, afin que la crise ne puisse pas se reproduire.
Donc le sommet du G20 de Pittsburgh, doit élaboré des stratégies nouvelles, de manière coordonnée :
-Trouver une alternative aux mesures prises pour lutter contre la crise,
-Etre attentifs à ne pas créer les conditions de nouveaux déséquilibres globaux dans le long terme.
-Le sujet des rémunérations dans le secteur financier
Un des enjeux clés du sommet de Pittsburgh sera de concevoir l’architecture d’un cadre de régulation internationale pour le secteur financier afin qu’il soit au service de l’investissement et de la croissance.
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Voici des extraits de la lettre commune d' Angela Merkel, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy
"Nous devons améliorer la gouvernance
: des comités de rémunérations impliquant le conseil d’administration et le personnel, y compris les contrôleurs des risques, doivent être mis en place afin de définir et de développer les politiques de rémunération :
-Nous devons accroître la transparence
: des obligations appropriées de publication doivent être imposées aux banques ;
-Les politiques de rémunération doivent encourager la prise en compte des risques pour toutes les personnes impliquées dans la détermination des risques encourus par une institution financière :
(i) la rémunération variable, y compris les bonus, doit être fixée à un niveau approprié par rapport à la rémunération fixe et doit dépendre de la performance de la banque, des lignes de métiers et des individus.
(ii) Lorsque des stocks options ou des actions sont distribuées au titre de la rémunération, elles ne doivent pouvoir être exercées ou vendues qu’après une période déterminée.
(iii) Les rémunérations variables doivent prendre en compte les développements négatifs. Ceci signifie que les bonus garantis doivent être évités. Le paiement d’une majeure partie des rémunérations variables significatives doit être étalé dans le temps sur une période appropriéeet peut être annulé en cas d’évolution négative de la performance de la banque.
(iv) Les dirigeants ne doivent pas être totalement immunisés sur les risques qu’ils encourent (par exemple par des franchises obligatoires). Pour les dirigeants des entreprises cotées, le conseil d’administration doit avoir les moyens de réduire la rémunération des dirigeants en cas de détérioration des performances de la banque.
Le G20 doit transformer ces principes en règles obligatoires pour les institutions financières qui disposent d’activités complexes et risquées de taille importante et s’assurer que des sanctions existent au niveau national pour lesbanques qui n’appliquent pas ces règles. Par exemple, les gouvernements pourraient ne pas accorder de mandats à des institutions financières dont il est reconnu qu’elles n’appliquent pas les règles agréées au niveau international.
Nous devrions également examiner les moyens de limiter le montant des rémunérations variables dans les banques soit en proportion desrémunérations totales, soit en fonction des revenus et/ou des profits de la banque.En outre, les activités de spéculation qui représentent un risque pour la stabilité financière doivent également être découragées en augmentant les exigences de fonds propres sur ces activités, comme le recommande déjà le comité de Bâle.
Les règles de Bâle 2 doivent être mises en oeuvre pleinement pour assurer une égalité des conditions de concurrence dans tous les pays représentés au Comité de Bâle.
Le G20 doit traiter le problème de l’aléa moral créé par les institutions financières de nature systémique. Les ministres des finances devront examiner les moyens de renforcer les obligations de supervision pour ces institutions afin de refléter le niveau de risque systémique qu’elles font peser sur le secteur financier et comment ces institutions peuvent être démantelées si nécessaire sans perturber le secteur financier dans son ensemble.
En matière de juridictions non coopératives, en se fondant sur les avancées réelles constatées, nous devrions nous accorder sur une liste complète de contremesures qui pourraient être mises en oeuvre à compter de mars 2010 pour les juridictions qui n’ont pas mis en oeuvre de manière effective les normes internationales en matière d’échange d’informations fiscales. Nous devons aussi à Pittsburgh jeter les bases d’une nouvelle coopération économique mondiale qui ne pourra s’exercer qu’avec le soutien d’organisations internationales fortes et légitimes. Nous devons donc arrêter la feuille de route de la nécessaire
réforme de la gouvernance et de la représentation au FMI, qui doit être conclue en janvier 2011, et de la Banque mondiale, qui doit s’achever au printemps 2010. Nous devrons passer en revue la mise en oeuvre des engagements pris à Londresen matière de financement. En particulier, l’ensemble des nouvelles contributions bilatérales devra être intégré dans les nouveaux accords d’emprunts du FMI. Nous devons mener à bien le processus de revue du capital des banques multilatérales de développement. Pour soutenir les plus pauvres dans les pays en développement, tous les pays du G20 devraient adopter l’initiative « Tous sauf les Armes », afin d’adresser un signal déterminé d’actionen faveur du développement.
-Enfin, nous devons faire progresser notre travail sur une Charte pour une activité économique soutenable qui ancrera la soutenabilité comme un principe fondamental de l’économie mondiale et permettra à l’avenir de prévenir les crises telles que celle que nous avons vécue. afin que nous soyons en mesure de proposer à nos concitoyens les fondations concrètes de la croissance future..."
08:02 Publié dans mondialisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie
29.06.2009
L'emprunt national de 2010
Dimanche 28 juin 2009, 20h59 - Le Journal du Net
François Fillon a annoncé dimanche que l'emprunt national voulu par Nicolas Sarkozy sera lancé début 2010, soulignant qu'il ne s'agissait pas de financer un "deuxième plan de relance" mais des "priorités" bien précises, qui seront arrêtées en novembre.
Le Premier ministre avait réuni l'ensemble de son gouvernement à Matignon pendant plus de deux heures pour mettre au point "le calendrier et les modalités" de mise en oeuvre de ce grand emprunt qu'avait annoncé le chef de l'Etat lundi au congrès de Versailles.
Il a ainsi indiqué que les consultations s'achèveront fin octobre et que "les conclusions" en seraient tirées "dans la première quinzaine de novembre". C'est le Parlement qui prendra alors la main pour "décider à la fois des priorités et en même temps des modalités de l'emprunt". finances rectificative, soit une loi de programmation au début 2010" -qui coïncidera avec la campagne pour les élections régionales-, a-t-il dit. "Dans la foulée, l'emprunt dédié annoncé par le président de la République sera lancé", a ajouté M. Fillon.
Si le Premier ministre a donné quelques pistes sur les "priorités" qui seront retenues - "la croissance verte et le développement durable", "l'université de demain et l'économie de la connaissance"- tout sera décidé à l'issue du processus de consultation, qui débutera mercredi à l'Elysée avec les partenaires sociaux.
Les "responsables économiques", les "acteurs du monde de la recherche, de l'éducation et de la culture" seront associés, pour déterminer "des projets ciblés, en petit nombre, structurants avec une rentabilité financière et socio-économique qui soient clairement appréhendables".
Des "co-financeurs externes" pourrait être sollicités, a affirmé M. Fillon sans autre précision, mais laissant ouvert la possibilité de partenariats public-privé. Selon une source gouvernementale, les dossiers retenus porteront sur du moyen ou long terme, "5 à 10 ans".
M. Fillon a surtout pris soin d'évacuer l'idée d'un deuxième plan de relance de l'économie après celui de 26 milliards d'euros de fin 2008, qui sert à financer 1.000 chantiers tous azimuts. "Il s'agit de dessiner notre vision de la France, c'est à dire de la France de l'après-crise", a-t-il souligné.
"Toutes les ressources de l'emprunt public devront être affectées à des dépenses clairement identifiés comme porteuses de croissance et d'emploi", a insisté le Premier ministre.
Anticipant les critiques sur un nouveau creusement du déficit, déjà abyssal, il a réaffirmé qu'il n'était pas question de puiser dans cette future cagnotte pour résorber les "déficits structurels" ou servir à "des dépenses de fonctionnement".
"Il ne s'agit en aucun cas d'utiliser cet emprunt public comme une solution miracle à toutes nos difficultés budgétaires", a dit M. Fillon.
Au contraire, le gouvernement entend poursuivre la réduction des emplois publics, a-t-il poursuivi, balayant à nouveau une "politique de rigueur" qui serait "absurde".
Le gouvernement n'entend pas non plus recourir à l'emprunt "pour accroître les dépenses sociales".
"Tout ça pour ça", a réagi Pierre Moscovici, membre de la direction nationale du PS. "Il s'agit clairement d'un habillage, alors que la seule utilité pour un emprunt serait de financer un plan de relance sérieux", a-t-il conclu.
Dominique de Villepin, prédécesseur de M. Fillon à Matignon, a pour sa part taclé le Premier ministre, affirmant n'être "pas sûr que l'emprunt soit la formule pour solutionner tous les maux".
14:04 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie


