11.09.2009

Le suicide au Travail

 Slate.fr

Gilles Pinte : Maître de conférences en sciences de l'éducation -Université Européenne de Bretagne

 

Les suicides de salariés dans des grandes entreprises paraissent devenir monnaie courante. Les syndicats de France Télécom dénombreraient plus de 20 suicides depuis 2008. Ces suicides sont d'autant plus troublants lorsqu'ils sont commis par des ingénieurs ou des techniciens supérieurs expérimentés en poste dans des centres de recherche et de développement. Paradoxalement jusqu'ici, les directions d'entreprises, comme certains syndicats, ont oscillé entre cynisme (c'est pas notre faute, le salarié avait des problèmes personnels...) et politique de l'autruche. Il n'existe d'ailleurs pas de statistiques officielles sur le sujet. Le Conseil économique et social estime qu'il y aurait un suicide par jour en France.

Pour la première fois, le récent suicide d'un salarié breton de France Télécom a poussé la CFDT à s'exprimer le 7 septembre et à mettre en cause de manière précise le management. Des psychologues comme Christophe Dejours ou Marie Pezé ont bien montré dans leurs travaux les mécanismes au quotidien de la pression et de la violence au travail; mécanismes qui existent pourtant depuis des décennies, voire des siècles dans la vie au travail...

On peut alors légitimement s'interroger sur les outils de management qui font qu'aujourd'hui la pression que ressent un salarié puisse l'amener à commettre l'acte ultime. Ces dispositifs, pour la plupart d'entre eux, visent à individualiser les rapports au travail, notamment dans la rémunération et la progression professionnelle, mais aussi dans l'intégration d'une équipe de travail. Parmi la panoplie des outils développés par les services de ressources humaines, l'entretien annuel d'évaluation a pris une place importante ces dernières années dans les grandes entreprises et les PME. Cet entretien réunit une fois par an (deux fois dans certaines grandes entreprises) le salarié et son supérieur hiérarchique direct pour faire le bilan de l'année écoulée et pour vérifier que les objectifs fixés ont été atteints.

Les entretiens d'évaluation hypocritement présentés comme des moments d'échange et de dialogue sont le plus souvent des entretiens d'appréciation qui laissent la place à beaucoup de subjectivité, voire de manipulation.  Nombre de cadres ne reçoivent d'ailleurs aucune formation pour mener de tels entretiens, ressentis parfois par eux-mêmes comme une contrainte et une perte de temps. De l'autre côté, des salariés se sentent perturbés ou infantilisés par ces procédures dont les comptes-rendus restent enregistrés dans leurs fichiers administratifs.

Très souvent des barrières déontologiques sont franchies lors de ces entretiens avec l'évaluation de comportements, que les gestionnaires des compétences appellent les savoir-être. Un salarié rapportait durant un séminaire de formation que son supérieur hiérarchique lui reprochait lors d'un entretien son «manque de charisme». Une autre indiquait que sa supérieure hiérarchique lui reprochait sa prise de poids après son quatrième accouchement et les «désagréments visuels» que cela pouvait provoquer auprès de la clientèle de l'entreprise.

Le terme évaluation vient de l'ancien français valeur dont la racine latine valere signifie valoir. Evaluer signifie bien apprécier, estimer la valeur de quelqu'un. L'évaluation qui porte sur les objectifs fixés qui peut paraître dans un premier temps marquée du sceau de l'objectivité laisse là encore la porte ouverte à toutes les dérives et manipulations. Par exemple, la question de l'ouverture à la mobilité géographique est souvent abordée dans ces entretiens: répondre par la négative laisse entendre son manque de motivation, sa rigidité, et pire, son manque d'adhésion à l'entreprise.

L'appréciation de la réalisation des objectifs est également loin d'être toujours mesurable. Nombre de cadres intermédiaires avouent que les objectifs fixés par les directions générales des entreprises ou des conseils d'administration ne sont pas atteignables, mais qu'ils permettent de «coller la pression». Qui plus est, un système de primes de productivité, qui passe parfois par des objectifs de réduction d'effectifs, peut être habilement distribué dans la ligne hiérarchique. Ainsi une politique de transmission de la «patate chaude», dont la transmission se fait généralement de bas en haut, se met insidieusement en place...

Dans une société où tout le monde est évalué, sur tout, tout le temps, de l'école primaire jusqu'à la retraite et où rien n'est permanent sauf le changement, comment être créatif, intégré... et finalement être productif? Plusieurs études indiquent que le coût du stress au travail est responsable de 50 à 60% des arrêts de travail et que le coût pour notre système de santé s'élèverait à 1,5 milliard d'euros. Que dire des coûts différés en termes d'inefficacité des organisations?

Bref, une politique de ressources humaines dans les organisations qui se voudrait être vraiment efficace et «humaine» reste à redécouvrir au risque de devenir un oxymore!

Gilles Pinte

Prudence avec le WEB

Le Journal du NET du 10  septembre
Le Web 2.0, la deuxième génération de développement et de conception Web, est en plein essor, tout comme les applications qui s’appuient sur cette technologie. Des sites interactifs comme LinkedIn, Twitter, voire des sites Web d’entreprise, sont de plus en plus populaires. Et pourtant, de nombreux départements informatiques ne sont pas préparés aux menaces nouvelles et émergentes associées à ce phénomène. En effet, dans la mesure où toujours plus d’entreprises se reposent sur le Web pour développer leur activité, les possibilités d’attaque sont sensiblement multipliées. Les entreprises doivent donc réajuster leurs pratiques de sécurité face à l’univers du Web 2.0.

En règle générale, les failles de sécurité potentielles, ou vulnérabilités, ciblent les informations personnelles et économiques créées et stockées dans certaines applications Web 2.0, notamment Google Docs et Mobile Me. À l'aide de programmes JavaScript évolués spécifiquement développés pour capturer des données, les pirates peuvent rediriger les utilisateurs vers une parfaite copie du site qu'ils souhaitent visiter. Ensuite, une fois les informations d'identification saisies, elles sont transmises à leur insu aux pirates qui disposent ainsi des informations nécessaires pour accéder à des informations métier sensibles.

De nouvelles méthodes d'attaques sont régulièrement utilisées par les pirates qui profitent des technologies déjà déployées. Prenons l'exemple de Facebook qui permet à des tiers d'héberger leurs propres applications sur le site sous la forme de jeux ou de quiz.  Le code nécessaire est exécuté indépendamment de Facebook. En permanence, les pirates tentent de contourner les systèmes de sécurité déployés sur Facebook et d'accéder aux informations via le code exécuté sur le navigateur Web d'un tiers.

Le simple fait de remplir des formulaires en ligne permet à un pirate opportuniste d'obtenir des informations détaillées.  En effet, même si le site est sécurisé, la technologie en arrière-plan qui suggère de saisir des informations déjà entrées auparavant peut être interceptée ainsi que les données concernant un particulier ou une entreprise.

Cependant, tous les pirates n'opèrent pas de la même manière. Certains choisissent d'exploiter des applications Web, notamment Twitter qui a essuyé une attaque en janvier 2009 ayant conduit au piratage de comptes de membres très actifs vers lesquels du contenu grotesque et choquant a été téléchargé. L'autre stratégie consiste à exploiter le navigateur Web.  Dans ce cas, les pirates essaiment du code Javascript sur un grand nombre de sites Web pour collecter au final des données sur les personnes visitant ces sites. Plutôt que de cibler des applications Web spécifiques, c'est le navigateur Web qui sert de vecteur à des liens qui permettent de rediriger les utilisateurs vers d'autres sites "bidons" ou de charger du contenu offensif depuis d'autres destinations.

La méthodologie de ces attaques évolue parallèlement à la motivation des pirates. Au temps des premières attaques Web, il s'agissait uniquement de défacer un site en éditant son contenu et en y ajoutant des messages ou des images choquantes. Désormais, il est important de ne pas être démasqué pour que le propriétaire du site ne sache pas que sa sécurité a été compromise. Grâce à Javascript, les pirates utilisent ces attaques pour obtenir de l'argent plutôt que pour nuire par principe.

En 2007, le site Web du Dolphin Stadium, stade où se déroule la finale du championnat de football américain (Super Bowl XLI), a été attaqué et du code Javascript malveillant avait été déposé sur l'en-tête de sa page d'accueil. Un programme enregistrant les saisies au clavier ("key logger") ou un fichier de "backdoor" était téléchargé sur l'ordinateur de l'internaute qui visitait ce site, permettant ainsi au pirate d'accéder à l'ensemble de la machine infectée. L'acte de piratage est passé inaperçu jusqu'à ce qu'une société de sécurité parcourt le site dans le cadre d'une analyse globale. Même si le site du stade a probablement été piraté en raison de sa popularité et parce qu'il faisait l'actualité à ce moment-là, ce piratage s'inscrivait dans le cadre d'une attaque plus vaste qui visait 25 000 sites Web.

De nombreux personnes associent à tort le piratage à la fraude à la carte de crédit et à la fraude bancaire.  En effet, toute information recèle toujours une certaine valeur pour quelqu'un. Le vol d'un identifiant par exemple permet non seulement de dépenser l'argent d'autrui, mais aussi d'ouvrir des comptes crédits chez des fournisseurs ou d'ouvrir de nouveaux locaux, le tout au dépend d'un tiers. Les données des clients et des employés peuvent également avoir de la valeur pour certaines entreprises.

Tandis que les pirates évoluent en permanence et s'adaptent aux nouvelles technologies telles que le Web 2.0, les entreprises réagissent à leur tour. Désormais, les employés, mais aussi les départements informatiques, sont sensibilisés aux risques de sécurité et la plupart des entreprises ont déployé des politiques concernant le téléchargement d'applications Web. Des patches, des alertes et des mises à jour de sécurité sont publiés régulièrement par les fournisseurs. Ils doivent être téléchargés dès qu'ils sont disponibles.

En outre, plusieurs outils peuvent aider à prévenir de telles attaques, notamment l'analyse des applications Web. Cette analyse est un processus automatisé qui recherche les vulnérabilités logicielles sur les sites Web en lançant ses propres attaques afin d'en analyser les résultats. En s'appuyant sur ces données, l'analyse propose une liste d'actions à exécuter pour empêcher les pirates d'accéder à leurs systèmes. Cette analyse s'avère tout particulièrement utile pour les PME au sein desquelles la sécurité Web pose problème, mais pour laquelle il n'y a pas toujours de ressources en termes de personnel et de coût pour l'administrer en permanence.

Une analyse du code source et une supervision permanente du site sont également de précieuses méthodes pour se protéger contre les attaques de pirates.

La technologie continue de progresser à un rythme effréné traînant dans son sillage des individus qui cherchent à en exploiter d'autres par appât du gain. En s'informant sur les risques potentiels et en associant des méthodologies préventives testées et éprouvées, le département informatique est bien armé pour affronter la menace constante des attaques de type Web 2.0.

les axes du plan d'action pour lutter contre l'insécurité

Article du site du Gouvernement

Le Minitre de l'Intérieur a rencontré le 2 septembre les directeurs départementaux de la sécurité publique et les commandants de région et de groupements de gendarmerie. Lors de cette réunion, il a donné des directives précises en matière de lutte contre la délinquance.

Après s’être rendu à plusieurs reprises sur le terrain, Brice Hortefeux a dressé, lors de cette rencontre, un bilan de la situation actuelle avant de présenter les grands axes des actions à venir.

Un bilan contrasté

Après sept ans de baisse significative, on constate la stabilisation, depuis quelques mois, de la délinquance. Avec trois constats préoccupants :

  • les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes, dont les violences intra-familiales, ont augmenté ;
  • le nombre de vols avec violence a augmenté de 4,8 % ;
  • les différentes formes de cambriolages sont en hausse de 4,9 % sur les 12 derniers mois et de 12 % en ce qui concerne les résidences principales.

 



Face à cette augmentation, la création de cellules anticambriolage a été annoncée. Elles seront constituées au niveau de bassins de délinquance circonscrits, au niveau départemental et au niveau régional, et devront permettre l’organisation d’opérations de surveillance et de contrôle coordonnées. Elles vont aussi jouer un rôle dans la conduite d’investigations ciblées afin de confondre des délinquants récidivistes.



Le ministre a aussi rappelé les progrès réalisés à différents niveaux :

 

  • augmentation du nombre d’interpellations (+ 1,57 %) ;
  • augmentation du nombre de personnes placées en garde à vue (+ 1,74 %) ;
  • augmentation du taux d’élucidation (+ 50 % depuis 2001).

 



Le ministre propose un plan d’action immédiat qui s’articule autour de trois priorités :

 

  1. établir un diagnostic de la délinquance, détaillant par territoires et par infractions les augmentations alarmantes et les évolutions à contenir ;
  2. fixer des objectifs d’amélioration par rapport à l'année 2008 ;
  3. proposer aux préfets, sous 15 jours, un plan d’action mobilisant tous les acteurs de la sécurité.

Garantir durablement la sécurité

En plus de ce plan d’action d’urgence, le ministre a rappelé l’importance d’agir sur le long terme. Il a présenté cinq chantiers prioritaires autour desquels s’organiseront les actions menées par les différents acteurs de la sécurité.

Adapter l’action des forces de police et de gendarmerie aux différents territoires

Une police de l’agglomération parisienne sera mise en place, unifiée à l’échelle des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Les modalités de déploiement à Lyon, Marseille et Lille seront arrêtées d’ici à la fin de l’année.

Ces mesures de réorganisation ont pour objectif une amélioration opérationnelle qui permettra de faire baisser la délinquance.

Tirer tout le parti opérationnel du rapprochement police-gendarmerie

Le rapprochement police-gendarmerie a déjà permis la mise en place des groupes d’intervention régionaux (GIR), des offices centraux et des centres de coopération policière et douanière.
Le travail d’analyse et de propositions mené par les deux directions générales devra déboucher fin 2009 sur des mesures simples à effet immédiat pour réduire les doublons et les redondances.

Faire de la lutte contre tous les trafics de stupéfiants une priorité absolue

A l’échelle de la région parisienne, le plan stupéfiants" sera étendu à l’ensemble de l’agglomération. Sur le plan national, la DGPN et la DGGN devront présenter d’ici à un mois de nouvelles pistes d’action. De plus, 50 contrôleurs de services fiscaux seront chargés d’appliquer les dispositions à caractère financier à l’encontre des trafiquants.

Donner à la prévention de la délinquance toute son efficacité

Un plan national de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes est prévu pour la fin du mois de septembre. L’un des grands objectifs de ce plan est de mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne de prévention.

Le ministre entend renforcer la prévention dans quatre domaines :

  • les établissements scolaires sensibles ;
  • les grands ensembles d’habitation et les zones de rénovation urbaine ;
  • les transports en commun ;
  • les habitations particulières, entreprises, chantiers ou zones d’activités vulnérables aux cambriolages et aux dégradations.


    Le développement de l’usage de la vidéosurveillance a aussi son rôle à jouer. L’objectif est de tripler le nombre de caméras sur la voie publique d’ici à 2011.

 



Etablir de nouveaux rapports entre la police ou la gendarmerie et la population



Le ministre a rappelé son intention de définir de nouveaux rapports entre les forces de sécurité et les jeunes suite à la réunion qu’il a présidée avec les associations nationales et de quartier.

 

Augmenter les moyens des forces de sécurité

Le ministre a rappelé les moyens supplémentaires mis à disposition de la police nationale :

  • incorporation de 900 cadets de la République ;
  • recrutement de 600 adjoints de sécurité et de 900 gardiens de la paix.


    Il a annoncé, pour la gendarmerie nationale, que le recrutement de fin d’année s’élèvera à 840 gendarmes et à 1 080 gendarmes adjoints volontaires.


    Brice Hortefeux a également évoqué l’enrichissement du contenu de la Lopsi 2 pour renforcer les moyens d’action et développer les réponses en matière de sécurité et de proximité.

12.05.2009

FICHIERS-Commission nationale de l’informatique et des libertés,

24,4 millions de personnes répertoriées dans les fichiers policiers STIC et JUDEX, selon la Commission nationale de l’informatique et des libertés


La CNIL, dans son rapport annuel 2006 dénonce les conséquences dramatiques du recours aux fichiers de police judiciaire (STIC et JUDEX), dans le cadre des enquêtes administratives réalisées pour l’accès à certains emplois de sécurité ou l’assermentation à certaines fonctions: refus d’embauche, licenciements, etc. Regroupant 24,4 millions de personnes, mélangeant suspects et victimes, ces fichiers comportent de surcroît des «signalements parfois injustifiés, erronés ou périmés».

La commission explique que «l’utilisation administrative des fichiers de police judiciaire leur fait jouer, de fait, aujourd’hui le rôle d’un casier judiciaire parallèle, sans les garanties rigoureuses prévues par le Code de procédure pénale pour le casier judiciaire national. Ainsi, alors que le Code de procédure pénale, dans le souci de préserver le droit à l’oubli et de faciliter la réinsertion sociale des personnes condamnées, prévoit expressément l’exclusion de la mention de certaines condamnations sur les extraits de casier judiciaire transmis aux administrations en particulier dans le cadre d’enquêtes préalables à des recrutements, la seule connaissance, par l’autorité administrative, de l’existence d’un signalement dans le STIC sans rien connaître des suites judiciaires peut conduire sans autre forme d’examen, à l’exclusion d’un emploi ou d’une fonction».

Et de conclure que «cette situation risque de s’aggraver d’une part avec l’élargissement considérable de la liste des enquêtes donnant lieu à consultation des fichiers de police judiciaire, que consacre le décret du 6septembre 2005, et d’autre part, avec l’extension prévisible du champ d’application du fichier STIC à l’ensemble des contraventions de cinquième classe contre les biens, contre les personnes et contre la nation, l’État ou la paix publique, extension qui n’apparaît, en l’état, aucunement justifiée».

1. Le rapport de la CNIL : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/0...

10.12.2008

Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

COMPTE-RENDU DE REUNION

 

date :  8 décembre 2008

 

objet: Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

 

participants : une quarantaine de personnes dont la maire, le sous-préfet, le procureur de la République, le commissaire de police, la principale du collège Rosa Parks, la proviseur du Lycée Professionnel Val de Bièvre, des représentants des commerçants et de la Chambre de Commerce du val de Marne, des conseils de quartiers, des certaines associations et des travailleurs sociaux mais dans la mesure où il n'y a eu ni tour de table de présentation, ni circulation d'une feuille de présence, il est impossible de savoir qui était réellement présents et à quel titre.

 

Intervention préliminaire de madame la maire pour rappeler l'historique et les grandes lignes du CLSPD

le point de départ, c'est le contrat local de sécurité signé en 1998 par le maire, le préfet, le procureur de la République et l'inspecteur d'académie dans le cadre des contrats de ville

En 2004, ce contrat  a été redéfini autour de 23 objectifs ( voir le détail en fin de compte -rendu)

 regroupés en 3 axes:

tranquillité publique

aide aux victimes

prévention de la délinquance

Un décret de 2007 regroupe le CLS avec une autre instance municipale, le conseil communal de prévention de la délinquance

 

Les principes de base du CLS puis du CLSPD n'ont pas changé

-garantir la sécurité des biens et des personnes sur le principe « 100%  respect » (par oppositioon au slogan « o% tolérance »

respect: c'est à dire respect de la loi, respects des institutions par les citoyens et des citoyens par les institutions, respect des citoyens entre eux

-la responsabilité c'est à dire l'acceptation égale des drots et devoirs ne se comprend que s'il y a droits et chances égaux

-La sécurité est indissociable du développement de la vie démocratique locale

Premier bilan tiré par madame la maire:

l'évolution des statistiques de la sécurité est défavorable

non respect des engagements financiers

la municipalité à créé un service de la sécurité et de la qualité de la vie dès 2002 (il a actuellement 5 agents et ses effectifs doivent remonter à 7 au printemps)

la municipalité a créé en partenariat avec le conseil général un observatoire de la prévention

 

du côté de l'Etat, on constate une certaine passivité  de la police due manifestement à un manque d'effectif au commissariat de KB. Dans le courant de l'été, une délégation des maire de la CAVB  a quand même été reçue au cabinet du ministre de l'Intérieur où semble-t-il leur demande a été écouté, en ce qui concerne d'éventuels renforts en police de proximité nouvelle formule.

Du côté du ministère de la Justice, le Point d'accès au droit de Villejuif se transforme dans quelques mois en Maison de Justice et du Droit  mais force est de constater que la fréquentation du PAD par les Gentilléens est faible (2% de la fréquentation totale seulement). Par contre la désignation d'un correspondant du Procureur , qui est pourtant une des 23 fiches action se fait toujours attendre.

 

Réponse du Sous-Préfet

Les effectifs  de police bougent peu et bougeront peu dans l'avenir au KB. En effet, après l'expérimentation de la police de proximité nouvelle formule dans le 93, il est prévu un développement dans le 94 mais plutôt au profit de la plus grande ville de la CAVB Villejuif.

 

Réponse du Procureur de la république

Il n'est pas opposé à la désignation d'un correspondant du Procureur mais pour des raisons financières, io faudra trouver un accord avec KB pou en partager le coût

 

Présentation des données en matière de délinquance sur Gentilly depuis 2002 apr le commissaire

 

Heureusement que le service sécurité et qualité de la vie avait préparé et projeté au mur un tableau récapitulatif car le commissaire parlant rapidement et sans lever les yeux de ces notes, a plutôt noyé le poisson qu 'éclairer le débat.

Du tableau présenté rapidement par le service SQV, il ressort deux faits saillants :

globalement les chiffres sont stables sur la période 2002-2008 . Sur les 10 premiers mois de 2008 on constate :

une baisse sensible des cambriolages  ( 139 sur 12 mois en 2007, 58 sur 10 mois en 2008) mais une explosion des vols à la roulotte (vol dans les véhicule, le plus souvent avec bris de vitre) dont le nombre est passé de 231 en 2007 (19 par mois en moyenne) à 358 (36 par mois en 2008). Globalement le nombre d'affaires signalées progresse un peu: 883 en 2007 ( soit  73,6 par mois en moyenne) et 813 en 2008 (soit 81,3 en moyenne mensuelle).

L'essentiel de la délinquance est lié à l'automobile entre les vols à la roulotte les vols de véhicules et les vols d'accessoires.

 

La parole a ensuite était donné aux assistants . Plusieurs personnes ont pris la parole pour parler de la situation au Chaperon Vert et dénonçait les petits groupes de jeunes (et de moins jeunes insistent plusieurs) désoeuvrés qui font régner un sentiment diffus d'insécurité en même temps qu'ils troublent la sécurité publique (circulation de véhicules de toutes sorte à grande vitesse) et la tranquillité publique ( leur niveau sonore parfois alimenté par l'ingestion de produits existants de toutes nature se poursuit à des heurs incompatibles avec les rythmes de travail des salariés qui habitent dans ce quartier) . Mêmes témoignages mais moins fortement affirmés d'autres quartiers  (Reine Blanche par exemple).

Les représentants des commerçants ont mis l'accent sur d'autres formes d'insécurité ( cambriolages mais aussi vols à la roulotte) et ceci concerne donc une partie de notre quartier puisqu'il était question de la Rue Frérot et de son promongement dans la bout de la Rue d'Arcueil.

Plusieurs interventions ont été faite sur l'absence de coordination entre les acteurs et sur la méconnaissance qu'il y avait des différents acteurs du CLSPD

 

Sans répondre point par point à ces interventions, madame le maire reprend la parole pour tracer les perspectives de travail à venir:

Les travaux vont s'organiser autour de trois groupes de travail qui correspondent d'ailleurs au 3 grands thèmes du CLSPD signé en 2004 :

prévention de la délinquance

tranquillité publique et sécurité sur l'espace public

accès au droit et aide aux victimes  selon le calendrier suivant

démarrage mars 2009

point d'étape en juin 2009

deuxième point d'étape en septembre 2009

  chantiers complémentaires

réflexion sur le respect des biens

réflexion sur la sécurité sur les trajets scolaires (cela concerne aussi bien la sécurité des enfants en terme de sécurité routière que la tranquillité publique au moment des allers et retours scolaires). Noter qu'en cours de route madame la maire a annoncé la production imminente d'un Plan Educatif Local.

Le préfet et le procureur suggère qu'en plus de ces 23 fiches, on mette en place des groupes de travail restreint pour traiter un problème spécifique. C'est dans ce cadre qu'un premier groupe se mettra en place pour voir comment aider les commerçants a assurer leur sécurité

 

La présentation du bilan des 23 fiches action a été totalement escamoté et est réduit à une note d'une page dont vous trouverez la retranscription ci-dessous

 

 

Axe principale

Intitulé de l'action

État d'avancement

Prévention de la délinquance

Soutien à la parentalité

Réalisé : groupe de travail partenarial

Prévention de la délinquance

Groupe de parole collège

réalisé

Prévention de la délinquance

Lutte contre le racket

Pas réalisé

Prévention de la délinquance

Action de prévention spécialisée au Chaperon Vert

réalisé

Prévention de la délinquance

Prévention des incendies

réalisé

Prévention de la délinquance

Sécurité routière

réalisé

Tranquillité publique

Observatoire de l'insécurité

réalisé

Tranquillité publique

Surveillance des zones limitrophes de Paris

À renforcer au quotidien

Tranquillité publique

Enlèvement des épaves

À renforcer au quotidien

Tranquillité publique

Présence renforcée de la police de proximité

 

Tranquillité publique

Ouvrir l'espace public

réalisé

Tranquillité publique

Éclairer les zones d'ombres

réalisé

Tranquillité publique

Sécurisation du parking de l'église

À renforcer au quotidien

Tranquillité publique

Mutualisation de la surveillance des parkings souterrains

À l'étude dans le cadre du PLS

Tranquillité publique

Sécurisation des bâtiments communaux

réalisé

Tranquillité publique

Audit sécurité des commerces

 

Aide aux victimes

Conciliateur de justice en mairie

réalisé

Aide aux victimes

Correspondant du parquet

Pas réalisé

Aide aux victimes

Information agents d'accueil plaquette d'accès aux droits

réalisé

Aide aux victimes

Permanence d'orientation juridique au Chap'

Permanence assurée en mairie par coordinatrice CLS

Aide aux victimes

Guide réseau aide psychologique

En cours

Aide aux victimes

Cellule d'urgence d'aide aux victimes

Réalisée en interne

Aide aux victimes

Fonds de solidarité communal

réalisé

 

 

Post-scriptum : 5 mois après cette réunion, une demande  verbale, puis par courrier électronique,, faite auprès du service sécurité et qualité de vie, de transmission d'une part des tableaux de la délinquance présentés en séance et d'autre part du contenu des 23 fiches-action est toujours sans réponse.